Article de revue

Tchibemba, parcours d'un bédéiste persévérant

Pages 54 à 59

Citer cet article


  • Cassiau-Haurie, C.
(2011). Tchibemba, parcours d'un bédéiste persévérant. Africultures, 84(2), 54-59. https://doi.org/10.3917/afcul.084.0054.

  • Cassiau-Haurie, Christophe.
« Tchibemba, parcours d'un bédéiste persévérant ». Africultures, 2011/2 n° 84, 2011. p.54-59. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-54?lang=fr.

  • CASSIAU-HAURIE, Christophe,
2011. Tchibemba, parcours d'un bédéiste persévérant. Africultures, 2011/2 n° 84, p.54-59. DOI : 10.3917/afcul.084.0054. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-54?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0054


Notes

  • [*]
    Depuis novembre 2008 :
    Tchibemba vit maintenant en Belgique, à côté de Mons. Il a publié en 2010 Des clandestins à la mer chez Coccinelle BD, sur un scénario de Pie Tshibanda.
  • [1]
    Cap sur la capitale, publié au milieu des années 80 à Lubumbashi.
  • [2]
    Sachem : dans le scoutisme traditionnel français, le sachem est un scout qui a reçu son totem et son qualificatif, lors d’une cérémonie. Dans d’autres pays francophones, le sachem est un responsable régional ou local.

Né en 1954 à Kipushi - ville minière située à 30 km de Lubumbashi - Tchibemba fut l’un des premiers dessinateurs à publier une bande dessinée au Zaïre [actuelle RDC]. Comme beaucoup d’autres, il quitta son pays pour l’Europe à la fin des années 80. À la différence de la majorité de ses collègues, Tchibemba n’est pas parti en France ou en Belgique mais en Grèce, pays peu réputé pour son effervescence en matière de bandes dessinées. Là, confronté à une culture et une langue qu’il ne connaissait pas, il a poursuivi une carrière un peu en marge de la sphère franco-belge.Dans quel contexte familial avez-vous grandi ?
Fils d’un ajusteur, je suis issu d’une famille de sept enfants. La vie n’était pas facile surtout après la guerre de sécession dans la province du Katanga quelques jours après l’accession du pays à l’indépendance. Mais grâce au scoutisme, j’ai appris à me débrouiller, à faire des petits travaux dans la paroisse (jardinage, nettoyage de véhicules, vaisselle etc.) et à subvenir ainsi à certains de mes besoins personnels et à ceux de mes frères. En ce qui concerne, j’ai commencé à dessiner dès mon plus jeune âge, comme tout enfant mordu par l’art de salir les murs avec un morceau de charbon. J’étais doué dans ce domaine et je peux considérer que cette époque constitue le « début de mon parcours artistique », émaillé des réprimandes et des punitions de mon père. Après la pluie, je faisais quelques croquis sur sable qui émerveillaient toujours mes copains du quartier. Inscrit à l’école primaire Saint Boniface, j’ai été initié au scoutisme où j’ai passé toute ma jeunesse…


Date de mise en ligne : 17/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0054

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