Article de revue

Gihèn Ben Mahmoud : « Je dessine et j'écris sur des femmes qui savent ce qu'elles veulent ! »

Pages 12 à 15

Citer cet article


  • Cassiau-Haurie, C.
(2011). Gihèn Ben Mahmoud : « Je dessine et j'écris sur des femmes qui savent ce qu'elles veulent ! » Africultures, 84(2), 12-15. https://doi.org/10.3917/afcul.084.0012.

  • Cassiau-Haurie, Christophe.
« Gihèn Ben Mahmoud : “Je dessine et j'écris sur des femmes qui savent ce qu'elles veulent !” ». Africultures, 2011/2 n° 84, 2011. p.12-15. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-12?lang=fr.

  • CASSIAU-HAURIE, Christophe,
2011. Gihèn Ben Mahmoud : « Je dessine et j'écris sur des femmes qui savent ce qu'elles veulent ! » Africultures, 2011/2 n° 84, p.12-15. DOI : 10.3917/afcul.084.0012. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-12?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0012


Notes

  • [*]
    Depuis octobre 2009 :
    Gihèn a illustré deux contes pour enfants : Boipuso’s de Hajer Zarrouk et Le lac des étoiles filantes de Marika Petruski. Elle a également réalisé des illustrations sur la révolution tunisienne pour Livret santé (Tunisie - magazine) et Folha de San Polo (Brésil - quotidien). Passion rouge sort en pré-publication dans la revue tunisienne Tunivision. Le tome 2 est en cours de réalisation.
    Elle participe également au projet multiculturel autour de la bande dessinée : bedeiste.com, avec l’écrivain et illustrateur Karim Mokhtar (visible sur http://www.bedeiste.com/creators.php)."
  • [1]
  • [2]

Les femmes sont rarissimes dans la Bande dessinée du Maghreb. Seule l’Algérienne Daïffa se fait remarquer par ses dessins satiriques dans la presse nationale et internationale. C’est la raison pour laquelle, l’irruption en 2008 de Gihèn Ben Mahmoud avec son premier album La Revanche du phénix, fut une réelle surprise. Débutante et consciente du chemin qui lui reste à parcourir, Gihèn est animée par une volonté de réussir envers et contre tout dans un milieu traditionnellement peu ouvert aux femmes.Comment avez-vous commencé dans la profession ?
J’ai commencé avec Apollonia, maison d’édition tunisienne pour laquelle j’avais monté un projet. Je ne connaissais rien du monde de la BD. J’avais 18-19 ans, c’était en 2000, je venais d’avoir mon bac. J’ai contacté les éditeurs après les avoir vus à la télévision. Je savais dessiner et j’étais portée sur les métiers du secteur artistique en général, et le cinéma en particulier. Je faisais du dessin depuis toujours et j’écrivais. Travailler le dessin en fonction du récit, cela donne tout simplement de la BD.Qu’est devenu votre projet avec Apollonia ?
Il n’a pas abouti sous forme de BD pour différentes raisons qui me dépassent. C’est devenu un film. J’avais cependant plein de matériaux inexploités, de la documentation et quelques planches. J’ai décidé de les utiliser, d’en faire une autre histoire. La mienne… Il m’a fallu près de six ans pour sortir la BD. Je travaillais en parallèle comme infographiste dans une boîte de communication et étudiais à l’université pour devenir traductrice-interprète…


Date de mise en ligne : 17/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0012

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