Une tête de pont en Avignon : la Chapelle du verbe incarné, l'ouverture vers le Tout-Monde
- Par Alvina Ruprecht
Pages 254 à 259
Citer cet article
- RUPRECHT, Alvina,
- Ruprecht, Alvina.
- Ruprecht, A.
https://doi.org/10.3917/afcul.080.0254
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- Ruprecht, A.
- Ruprecht, Alvina.
- RUPRECHT, Alvina,
https://doi.org/10.3917/afcul.080.0254
Notes
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[1]
SERMAC : Service municipal d’action culturelle (Martinique) ; CMAC : Centre martiniquais d’action culturelle
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[2]
Le Festival international de la Francophonie à Limoges, créé par Pierre Debauche en 1984, issu du mouvement de la décentralisation des pratiques culturelles, semble avoir pour but premier de réunir les artistes autour du concept de la Francophonie pour inclure les Québécois et les artistes de tous les pays d’Afrique et d’ailleurs. Dans ce contexte, la France reste une présence culturelle hégémonique alors que la Chapelle du verbe incarné inscrit ses créations scéniques dans une vision renouvelée de la culture française qui remet en question, entre autres toutes les relations anciennes de la culture, y compris les canons traditionnels de la pratique théâtrale.
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[3]
Cinédom+ est une association fondée en 1990 par Greg Germain, regroupant de nombreux artistes de la diaspora d’outre-mer. Alvina Ruprecht, « La Chapelle du verbe incarné : Le théâtre de la France d’Outre-mer entre Avignon et la Black Atlantic », Uncertain relations. Some Configurations of the Third Space in Francophone Writings of the Americas and of Europe, (dir. Rachel Killick), Peter Lang 2005, p.155-178.
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[4]
À consulter, Chapelle du verbe incarné. 1998-2008. Genèse d’un théâtre citoyen (sous la direction de G. Germain et M.P. Bousquet), Avignon, 2008.
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[5]
Greg Germain, Documentation sur le trajet des T.O.M.A. depuis 1993, distribuée à la presse lors de la pré-programmation du Festival d’Avignon, Paris, juillet 2001. Ma présence s’y explique parce que je couvrais le Festival pour Radio-Canada (CBC) et le site martiniquais Madinin-art.
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[6]
Sylvie Chalaye, D’Chimbo, la dernière surprise de l’amour, www.africultures.fr
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[7]
Sylvie Chalaye, Madame Huguette et les Français de souche, www.africultures.fr
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[8]
Pour « Une si belle mort » voir Killick, 2005 (p.163-165).
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[9]
Chapelle du verbe incarné 2990-2007 : genèse d’un théâtre citoyen, (dir. G. Germain, M.P. Bousquet,), Avignon, 2007, p.82
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[10]
Vous pouvez retrouver dans les numéros d’automne d’Africultures depuis 1998, l’analyse de chaque saison de la Chapelle du Verbe Incarné et les critiques de tous les spectacles qui y ont été présentés. La critique en ligne suit régulièrement leurs spectacles : www.madinin-art.net, www.gensdelacaraibe.org, www.africultures.com, www.carleton.ca/francotheatres, www.theatredublog.unblog.fr. Pour se tenir à jour de leur activité et pour contacter la Chapelle du verbe incarné voir : www.verbeincarné.fr et www.axesud.eu
Le Festival d’Avignon est le lieu de rencontre des grands artistes de la scène européenne où la programmation se conçoit selon les préférences des directeurs et les attentes d’un public fidèle. Les praticiens originaires des départements français d’Amérique ont souvent été exclus de cette fête estivale sous prétexte que dans les espaces « périphériques » de la France (soit la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe entre autres), il n’y avait pas de théâtre. Et pourtant, les ressortissants francophones de ces régions sont très présents sur les scènes et sur les écrans depuis fort longtemps. Notons la création en 1975 du SERMAC, les Rencontres théâtrales du CMAC dès 1976, les productions du Théâtre Populaire Martiniquais (Henri Melon), du Théâtre du Cyclone en Guadeloupe (Arthur Lérus) dès 1972, du Théâtre de la Soif nouvelle (Aimé Césaire) à partir de 1982, ainsi que la présence d’importants auteurs dramatiques et metteurs en scène dès les années 1960, mais pratiquement inconnus du public européen, sauf par ceux qui fréquentaient les pays concernés ou les milieux associés à la culture antillaise en Europe. La situation a beaucoup changé depuis, et l’un des événements qui a donné une impulsion importante à l’émergence de ces artistes sur la scène internationale, fut la décision de Greg Germain et de Marie-Pierre Bousquet, de s’engager dans la création et la diffusion de ces artistes de la « marge ».
En 1998, l’année du cent-cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage sur le territoire français, la compagnie de production Axe Sud sous la direction de Marie-Pierre Bousquet et l’Association CinéDom + présidée par Greg Germai…
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