Article de revue

Gilbert Laumord : rester, c'est résister !

Pages 151 à 156

Citer cet article


  • Bérard, S.
  • et Laumord, G.
(2010). Gilbert Laumord : rester, c'est résister ! Africultures, 80-81(1), 151-156. https://doi.org/10.3917/afcul.080.0151.

  • Bérard, Stéphanie.
  • et al.
« Gilbert Laumord : rester, c'est résister ! ». Africultures, 2010/1-2 n° 80-81, 2010. p.151-156. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2010-1-page-151?lang=fr.

  • BÉRARD, Stéphanie
  • et LAUMORD, Gilbert,
2010. Gilbert Laumord : rester, c'est résister ! Africultures, 2010/1-2 n° 80-81, p.151-156. DOI : 10.3917/afcul.080.0151. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2010-1-page-151?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.080.0151


Comédien et metteur en scène guadeloupéen, Gilbert Laumord est directeur artistique de la compagnie Siyaj. Artiste au parcours atypique, il grandit en Afrique, se forme à l’art dramatique au Danemark, travaille en France et fait le choix de revenir au début des années 80 en Guadeloupe, terre natale dans laquelle il ne va cesser de puiser son inspiration. Le créole, la musique et la danse gwoka, la tradition du conteur nourrissent en profondeur le travail de ce comédien qui parle et joue dans plusieurs langues de la Caraïbe (créole, français, anglais, espagnol) et collabore très étroitement avec Cuba. Cette ouverture à la Caraïbe est fondamentale pour Gilbert Laumord qui déplore les effets négatifs du colonialisme sur la psyché antillaise et travaille à revaloriser l’héritage des anciens, le patrimoine culturel créole.Vous êtes un artiste avec une trajectoire atypique : après des études au Danemark et une expérience professionnelle en France, vous décidez de retourner en Guadeloupe. Qu’est-ce qui motive ce retour au pays natal ?
Pour être précis, lorsque je retourne en Guadeloupe après des études au Danemark, je n’ai jamais eu d’expérience théâtrale en France, ni l’intention d’en avoir, en tout cas certainement pas en ce début des années 80 où ma décision est prise : vivre dans mon pays, la Guadeloupe. Ceci constitue une bonne partie de l’atypisme de ma trajectoire et de ma démarche, si l’on considère que pour la quasi-totalité des Antillais (Martinique, Guadeloupe), faire des études, aller se former, c’est aller en France, principalement à Paris…


Date de mise en ligne : 22/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.080.0151

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