Article de revue

Festival au désert : peace and love

Pages 68 à 71

Citer cet article


  • Desjeux, B.
(2008). Festival au désert : peace and love. Africultures, 73(2), 68-71. https://doi.org/10.3917/afcul.073.0068.

  • Desjeux, Bernard.
« Festival au désert : peace and love ». Africultures, 2008/2 n° 73, 2008. p.68-71. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2008-2-page-68?lang=fr.

  • DESJEUX, Bernard,
2008. Festival au désert : peace and love. Africultures, 2008/2 n° 73, p.68-71. DOI : 10.3917/afcul.073.0068. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2008-2-page-68?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.073.0068


Au nord de Tombouctou, non loin du lac Faguibine, s’est tenu début janvier 2008 le 8e Festival au désert d’Essakane. Créé grâce à la volonté de son directeur Manny Ansar et d’une foule de bénévoles des associations « eifes » et « aitma », sous le parrainage du ministère de la Culture, en partenariat avec le ministère de l’Artisanat et du Tourisme, ce festival est devenu en quelques années un des plus importants de la région.
C’est la culture touarègue et la musique des Tinariwen qui sont à l’origine de ce festival. Manny Ansar les a rencontrés en 1991. Les Tinariwen sont une association de musiciens, leur leader - informel - est Ibrahim Ag Alhabib. Nous sommes encore dans les années de rébellion et la première cassette enregistrée à l’énergie solaire et maintes fois recopiée fait circuler la musique nouvelle des ishomars. En 1993, Manny organise des concerts un peu partout, en 1999 il rencontre les membres du groupe Lojo qui invite les Tinariwen au festival d’Angers, en 2001 Manny invite à son tour en plein désert 2 ou 3 groupes, quelques journalistes et installe une petite sono. Le bouche à oreille fonctionne, le festival est lancé. Depuis chaque année le festival prend de l’importance.
« Nous sortions des terribles années de rébellion, explique Manny Ansar, je voulais faire un festival itinérant, un festival nomade où l’on investit un espace pour faire la fête quelques heures, quelques jours. Un festival qui serait une arme pour la paix » Manny a le goût de la joie partagée autour d’un feu, d’un verre de thé tandis que les chameaux dansent au son du tendé et du chant des femmes…


Date de mise en ligne : 20/11/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.073.0068

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