La presse ou l'anti-modèle économique ?
Entretien avec Ibrahim Sy Savané
Pages 58 à 61
Citer cet article
- POISSONNIER, Ariane,
- Poissonnier, Ariane.
- Poissonnier, A.
https://doi.org/10.3917/afcul.071.0058
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- Poissonnier, A.
- Poissonnier, Ariane.
- POISSONNIER, Ariane,
https://doi.org/10.3917/afcul.071.0058
Désigné, à la faveur de la transition politique en Côte d’Ivoire, ministre de la Communication dans le gouvernement constitué en avril 2007 par Guillaume Soro, Ibrahim Sy Savané est un professionnel reconnu au sein de la presse ivoirienne. Très actif dans la réflexion menée ces dernières années sur l’amélioration du cadre légal du secteur, il s’est aussi acquis une réputation comme spécialiste des questions économiques des médias.Africultures : Dans la plupart des pays d’Afrique francophone, la presse est régulièrement indexée pour son manque de professionnalisme. Est-ce un constat que vous partagez ?Ibrahim Sy Savané : C’est un fait, la presse est en apprentissage sur le chemin du professionnalisme. Mais cela n’est pas si étonnant. Dans la plupart des pays francophones, la liberté d’édition de presse n’a été octroyée que très récemment. Bien sûr, ce n’est pas une excuse pour persister dans des attitudes qui, à la longue, effritent le crédit de la profession…Comment l’expliquez-vous ?
Comme je l’ai dit, il s’agit du début d’un processus. D’autres explications peuvent être avancées. D’abord, le manque de tradition, d’expériences en matière de presse. Ensuite, le fonctionnement imparfait des institutions démocratiques en général. Enfin, le modèle économique informel qui finit par influencer – pour ne pas dire plus – les contenus éditoriaux.La faiblesse économique des entreprises de presse serait donc en grande partie responsable de ce manque de professionnalisme ?
Oui, la faiblesse économique des entreprises de presse est à la fois une cause et une conséquence…
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