Article de revue

Un syndrome nommé Zidane

Pages 159 à 163

Citer cet article


  • Elbadawi, S.
(2006). Un syndrome nommé Zidane. Africultures, 68(3), 159-163. https://doi.org/10.3917/afcul.068.0159.

  • Elbadawi, Soeuf.
« Un syndrome nommé Zidane ». Africultures, 2006/3 n° 68, 2006. p.159-163. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2006-3-page-159?lang=fr.

  • ELBADAWI, Soeuf,
2006. Un syndrome nommé Zidane. Africultures, 2006/3 n° 68, p.159-163. DOI : 10.3917/afcul.068.0159. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2006-3-page-159?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.068.0159


Notes

  • [1]
    Sondage CSA du 11 juillet pour le journal Le Parisien. Seuls 27 % des sondés lui refusent ce plaisir. 52 % d’entre eux affirment « comprendre » son geste.
  • [2]
    « Vertus », Jean-Michel Thenard, éditorial, Libération, lundi 10 juillet 2006.
  • [3]
    Testaments de transhumance, Saïndoune Ben Ali, 2004, Komedit.
  • [4]
    « Le côté obscur de la force », Jean-Michel Normand, Le Monde, 10 juillet 2006.

L’as du ballon rond a surpris ses fans, en fonçant tête baissée dans le piège de l’Italien Materrazi. Par la « surmédiatisation » de son fameux coup de boule en Coupe du monde, Zizou a prouvé à tous que le cliché immigré, tôt ou tard, finit par vous éclater à la figure.« Qu’il est con ce Zidane ! Enfin non, pas con… » aurait lâché Jack Lang, l’ancien ministre français de la Culture sous le coup de la déception. Zidane, le fils kabyle devenu le plus courtisé de la France télévisuelle, a craqué. Alors que nul n’a le droit de péter les plombs une fois atteint le top du top, encore moins de faire plonger tout un peuple pour une querelle à deux. Zidane devait rester exemplaire jusqu’au bout du match, ne serait-ce que par fidélité à son image passe muraille. Non pas qu’on le confonde avec un saint, mais dans cet abrutissement de masse qu’est le foot, on aime bien se croire capable de poésie surréaliste. Dans un stade, les fans et les héros sur crampons doivent pouvoir oublier le monde alentour, faire abstraction de la vraie vie, pour se focaliser sur la mystique du ballon qui roule. Un exercice souvent réussi par Zidane mais à moitié raté lors de ce Mondial 2006. À moitié, puisque les Français veulent bien lui pardonner son geste après coup.
Zidane perdant les pédales : l’événement, au-delà du fait que nous étions en match final de Coupe du monde, n’a rien d’extraordinaire. Les sportifs sont coutumiers du fait. Et depuis son ascension au pays des légendes vivantes, Zizou a aligné une douzaine de cartons rouges au compteur…


Date de mise en ligne : 19/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.068.0159

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