La Sarkozyte, nouveau virus français
- Par Soeuf Elbadawi
Pages 153 à 159
Citer cet article
- ELBADAWI, Soeuf,
- Elbadawi, Soeuf.
- Elbadawi, S.
https://doi.org/10.3917/afcul.066.0153
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- Elbadawi, S.
- Elbadawi, Soeuf.
- ELBADAWI, Soeuf,
https://doi.org/10.3917/afcul.066.0153
Notes
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[1]
Charles Pasqua en avait émis l’idée également en 2003, sans trop insister, lui non plus.
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[2]
4,7 millions sur le territoire français en 2005, soit 7,65 % de la population française. Un chiffre qui a à peine changé depuis 30 ans.
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[3]
Chiffres cités dans le journal Libération du 10 février 2005.
-
[4]
Celui qui souhaite faire venir en France son conjoint ou sa conjointe devra attendre deux années au lieu d’une, donner des preuves d’intégration sociale et montrer une grande capacité à parler le français.
-
[5]
Le Monde du 13 juin 2005.
-
[6]
Réservée aux étrangers en situation irrégulière.
- [7]
-
[8]
Le Monde du 23 juin 2005.
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[9]
Idem.
« Ce pays ne nous aime pas, mais nous sommes têtus ». C’est ce que professe un vieil adage de matelots comoriens sur le port de Marseille. À trop voir leurs compatriotes raser les murs par peur d’un contrôle policier ou du mépris des bons citoyens « de souche », ces immigrés finissent par être philosophes et fins observateurs. La France ne s’est jamais montrée tendre envers ses étrangers, et cela ne risque pas de changer avec la nouvelle politique de son ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Stigmatisés, réprimés, expulsés, loin de l’image de la « France terre d’asile », les étrangers, ceux d’origine africaine surtout, sont devenus une bombe à retardement entre les mains du gotha politique. Les critiquer contribue à mettre de l’huile sur le feu, y compris auprès des humanistes les plus libéraux de gauche. Les ignorer fait chuter le nombre d’électeurs dans les urnes par ces temps de crise, où les fantasmes sur l’altérité remplissent régulièrement les colonnes des journaux.
« Trois millions de chômeurs égal trois millions d’immigrés », s’exclamait Jean-Marie Le Pen. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », renchérissait Michel Rocard. C’était les années 80. De l’eau a coulé sous les ponts depuis ces déclarations sans équivoque sur l’état d’esprit du champ politique français. Le désintérêt manifeste pour les véritables questions posées par l’immigration africaine côtoie un intérêt grandissant sur la façon dont on pourra transformer la peur de l’inconnu des Français en pourcentage d’électeurs…