De l'université française et de la gallerologie appliquée
- Par Soeuf Elbadawi
Pages 148 à 151
Citer cet article
- ELBADAWI, Soeuf,
- Elbadawi, Soeuf.
- Elbadawi, S.
https://doi.org/10.3917/afcul.064.0148
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- Elbadawi, S.
- Elbadawi, Soeuf.
- ELBADAWI, Soeuf,
https://doi.org/10.3917/afcul.064.0148
Notes
Le nombre d’étudiants africains happés chaque année par le rêve français est considérable. Il y a encore cinq ans, ils étaient plus de 80 000 affichés au compteur du ministère français de l’Éducation nationale, soit 50 % du total des étudiants étrangers inscrits dans l’Hexagone. Qu’en est-il de leur vie au quotidien ?
Il arrive que ce pourcentage baisse certaines années d’une manière plus ou moins déconcertante. De 1997 à 1998 par exemple, la baisse paraît nettement plus importante, avec près de 19 % d’étudiants en moins. En tête de ceux qui persévèrent malgré les tracasseries administratives se trouvent les Maliens, les Malgaches, les Béninois et les Ivoiriens. Les liens historiques sont évoqués pour expliquer cette affluence, la langue aussi. Mais rares sont les études qui reviennent sur la vie de galère menée par ces étudiants. A priori, l’opinion française pense que venir étudier à Paris ou Marseille reste un bon privilège pour ces « migrants du savoir ». Peu sont ceux qui s’interrogent sur le quotidien promis à ces étudiants.
Passons sur les difficultés d’obtention du visa français au départ du pays d’origine. On pourrait ériger une œuvre sur le mépris d’un peuple sur un autre, rien qu’en tenant compte du racisme régnant dans les consulats français à l’étranger. Un candidat aux études longues en terre européenne inscrit son pas dans un système qui lui laisse entrevoir une échappatoire possible contre la fatalité qui noie son « pays-natif ». Peut-être existe-t-il une chance sur mille – au pays du Blanc – pour que la formation dispensée débouche sur une embauche dans un réseau quelconque de solidarité envers le Sud…