La chaîne du don
- Par Taïna Tervonen
Pages 34 à 37
Citer cet article
- TERVONEN, Taïna,
- Tervonen, Taïna.
- Tervonen, T.
https://doi.org/10.3917/afcul.057.0034
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- Tervonen, T.
- Tervonen, Taïna.
- TERVONEN, Taïna,
https://doi.org/10.3917/afcul.057.0034
Des centaines de milliers de livres sont expédiés chaque année sur le continent africain à travers des structures pratiquant le don de livre. Des volumes conséquents pour un marché du livre africain restreint.
Dans son étude « Le don en question(s) », réalisée entre 1999 et 2000 pour l’association Culture et développement, Lisa Pignot parle de la « chaîne du don », comme on parlerait de la « chaîne du livre ». Impossible d’évaluer la quantité exacte des livres donnés, tant les initiatives sont nombreuses et extrêmement diverses, allant du « don sauvage » pratiqué par de petites associations ou des particuliers à l’action très organisée de banques de livres. Le constat sur lequel se basent ces actions est simple : tellement peu de livres en Afrique alors que des tonnes de livres sont envoyées au pilon chaque année par les bibliothèques et les éditeurs français.
L’idée est si séduisante qu’elle a parfois conduit à « donner n’importe quoi parce qu’ils n’ont tellement rien ». Une conception peu valorisante pour les destinataires, bibliothèques associatives, publiques, scolaires ou universitaires, qui ont pu réceptionner des ouvrages en mauvais état, datés ou comportant la mention « rebut », des livres peu ou pas adaptés à un lectorat africain, tels des Guides du Routard ou des livres scolaires du programme français.
Ces dérapages ont conduit en 1999 à l’élaboration d’une charte du don de livres, éditée par Culture et développement (à lire sur www.culture-developpement…
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