Article de revue

(Diaspos - Black Logo 4)

Les différences qui ne laissent pas indifférent...

Pages 153 à 154

Citer cet article


  • Blanchard, P.
(2003). Les différences qui ne laissent pas indifférent... Africultures, 57(4), 153-154. https://doi.org/10.3917/afcul.057.0153.

  • Blanchard, Pascal.
« Les différences qui ne laissent pas indifférent... ». Africultures, 2003/4 n° 57, 2003. p.153-154. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2003-4-page-153?lang=fr.

  • BLANCHARD, Pascal,
2003. Les différences qui ne laissent pas indifférent... Africultures, 2003/4 n° 57, p.153-154. DOI : 10.3917/afcul.057.0153. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2003-4-page-153?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.057.0153


Bon, la rubrique est un peu complexe cette fois-ci. Trop de choix. Trop de logoblakophobie sur nos murs. A croire que les marques veulent toutes être dans notre rubrique. Enfin ! Puisqu’il faut choisir, ne choisissons pas ! Commençons par la plus bête et la plus raciste de toute : Malibu. De toute évidence la marque à décrocher la palme de la rentrée. Deux affiches sur les murs de nos villes, un black (qui se veut être un Barbadien pure tradition !) stupide au milieu (même Banania est une représentation positive à côté), une ambiance noix de coco et compagnie autour... Il ne manque plus que les croisiéristes (débarquant par centaine de milliers dans le port de la capitale, Bridgetown) pour être dans une « ambiance tropicale » parfaite. Minable ! Ils voulait faire parler d’eux. Même pas. Trop ringard. De cet ringardise crypto-coloniale qui nous fait penser à un pauvre petit Blanc nous expliquant que la colonisation « ce n’était pas si mal » puisque l’on avait construit des hôpitaux, des ponts et des routes.
Si les marques de rhum (et oui Malibu est considéré comme un rhum) en sont encore là pour développer leur segment, il est certain que dans quelques temps on trouvera bien une d’entre elle à court d’idée pour nous chanter le temps béni des colonies ou, encore mieux, l’époque rêvée du Code noir. Incroyable. Mais bon, il paraît que le « consommateur adore ce genre d’ambiance exotique ». Enfin, passons, car la publicité est tellement nulle, qu’elle n’a même pas bénéficié d’un second passage, ni d’une présence en presse…


Date de mise en ligne : 19/07/2014

https://doi.org/10.3917/afcul.057.0153

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