Article de revue

Nicolas Malebranche : raison et vérité chez un pré-Lumières

Pages 13 à 29

Citer cet article


  • Briquet, F.
(2023). Nicolas Malebranche : raison et vérité chez un pré-Lumières. Adogma, 10-11(1), 13-29. https://doi.org/10.3917/adog.010.0013.

  • Briquet, Ferri.
« Nicolas Malebranche : raison et vérité chez un pré-Lumières ». Adogma, 2023/1 N° 10-11, 2023. p.13-29. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-adogma-1-2-page-13?lang=fr.

  • BRIQUET, Ferri,
2023. Nicolas Malebranche : raison et vérité chez un pré-Lumières. Adogma, 2023/1 N° 10-11, p.13-29. DOI : 10.3917/adog.010.0013. URL : https://shs.cairn.info/revue-adogma-1-2-page-13?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/adog.010.0013


Notes

  • [1]
    Il faut comprendre par “Providence” l’existence d’une volonté transcendante et non humaine qui accompagnerait l’humanité vers des horizons bienveillants caractérisés par la justice et la paix.
  • [2]
    Jean-François de Saint-Lambert, auquel on peut presque certainement attribuer l’article « Génie (Philosophie & Littér.) », in Encyclopédie, Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert, tome 7, 1ère éd. en 1757, pp. 582-584. Cet article ne doit pas être confondu avec un autre de même titre, mais portant sur un domaine différent, signé de Louis de Jaucourt, « Génie (Mythologie Littérat. Antiq.) » (pp. 581-582), ni avec celui de Guillaume Le Blond, intitulé « Génie (le) (Art. milit.) » (p. 584). Par ailleurs, on trouve à la suite, dans le même tome, deux autres entrées similaires : l’une, de rédacteur inconnu, concerne les « Génies en Architecture », l’autre ne fait que renvoyer à l’article « Peinture ».]
  • [3]
    Voltaire, Lettre 359 à M. de Formont, in Correspondance de Voltaire, 1733 (pp. 372-373), Paris, Garnier, Œuvres complètes de Voltaire (1877-1885), tome 33.
  • [4]
    Voltaire, Lettres philosophiques (1734). Le passage sur Descartes, Newton et Kepler se trouve dans la quinzième lettre, « Sur le système de l’attraction » (Mille et une nuits, Paris, 1999, p. 78).
  • [5]
    Johannes Kepler : Le Songe, ou Astronomie lunaire, 1ère édition 1634 (trad. du latin par Michèle Ducos, Presses Universitaires de Nancy, Nancy, 1984).
  • [6]
    René Descartes, Discours de la méthode 1637 (Mille et une nuits, Paris, 2000).
  • [7]
    À l’époque contemporaine, la métaphysique s’intéresse aux processus immatériels et invisibles comme l’âme et la force vitale. Elle s’intéresse à ce que les choses sont en elles-mêmes, en dehors de toute connaissance empirique. Kant la définit comme le moyen de connaître les objets inaccessibles à l’expérience sensible.
  • [8]
    António Damásio, L’Erreur de Descartes : la raison des émotion (Odile Jacob, Paris, 1995).

Nicolas Malebranche était un prêtre oratorien souffreteux. Fontenelle avait la dent dure contre lui, soulignant qu’il était de complexion débile et de conformation irrégulière. Cette considération, peu flatteuse, lui fit dire dans l’éloge de Malebranche, qu’il prononça, après son décès, en tant que secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, qu’« il s’était toujours destiné à l’état ecclésiastique, où la nature et la grâce l’appelaient également ». Philosophe enthousiasmé par Descartes, mathématicien et physicien, né en 1638 comme Louis XIV, mort en 1715 comme Louis XIV, Malebranche était donc membre de l’Académie Royale des Sciences et pour autant en délicatesse avec les sciences et l’Église.
Reçu maître ès arts, en 1656, il est ordonné en 1664 et se consacre à la philosophie et à la science. Oratorien, il bénéficie de temps pour écrire et termine en 1666 son premier ouvrage, De la recherche de la vérité, inspiré par un écrit non publié de Descartes. Il écrivit de nombreux textes qui firent l’objet de débats et de critiques de la part de Fontenelle, de Bossuet, de Leibniz et de plusieurs de ses contemporains. Son Traité de la nature et de la grâce est mis à l’index en 1690, considéré par l’Église catholique comme un ouvrage dangereux pour la foi. Toutefois, en 1698, Leibniz reconnaît à Malebranche une louable sincérité dans son travail. Il sera élu peu de temps après à l’Académie des sciences. Mais son ouvrage De la recherche de la vérité sera mis à l’index en 1709. En introduction à l’ouvrage de Fénelon…


Date de mise en ligne : 23/05/2025

https://doi.org/10.3917/adog.010.0013

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