La marchandisation à l’œuvre dans le système scolaire et supérieur français : raisons et conséquences
- Par Agnès van Zanten
Pages 27 à 33
Citer cet article
- VAN ZANTEN, Agnès,
- Van Zanten, Agnès.
- Van Zanten, A.
https://doi.org/10.3917/admed.180.0027
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- Van Zanten, A.
- Van Zanten, Agnès.
- VAN ZANTEN, Agnès,
https://doi.org/10.3917/admed.180.0027
Au sens strict, la marchandisation signifie l’extension des domaines accessibles à une régulation de l’offre et de la demande autour du prix. Conçus alors comme répondant à des besoins individuels et non à l’intérêt général, les biens ou services relevant de ces domaines ne sont plus, ou plus seulement, organisés dans une logique de service public par des administrations étatiques. La sociologie économique a néanmoins mis en évidence l’existence de marchés où la concurrence s’articule autour de la qualité ou du statut de l’offre, ce qui permet d’intégrer d’autres dimensions au processus de marchandisation.
Il est, par ailleurs, utile de distinguer deux types de marchandisation ou privatisation : exogène et endogène (Ball et Youdell, 2007). Le premier type renvoie à l’intervention d’acteurs privés (entreprises, agences, professionnels…) offrant des services visant à remplacer ceux proposés par les organisations et agents publics ou à opérer parallèlement à ces derniers. Dans le second, deux dynamiques peuvent être à l’œuvre : d’une part, l’établissement de « marchés publics » en acceptant voire en impulsant une concurrence entre offreurs publics, en tenant compte du choix des usagers ; d’autre part, la présence de « marchés hybrides » quand les offreurs s’associent avec des établissements privés (Felouzis et al., 2013) et appliquent la loi du marché aux services publics dans le cadre notamment de la « nouvelle gestion publique ».
Dans ce texte, nous nous intéressons à la fois aux « marchés hybrides » et à la marchandisation exogène…
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