I. Le socle commun (2005-2022)
Pages 43 à 45
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/admed.hs1.0043
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Le thème du « socle commun » est devenu un passage obligé de tous les professionnels de l’éducation, depuis la loi de 2005 qui l’a instauré : il est indispensable que chacun soit informé de façon claire de son sens et de son histoire, car ce thème définit de façon centrale les finalités de l’école obligatoire (élémentaire et collège).
L’historien Claude Lelièvre a montré que l’histoire du socle commun pouvait être présentée comme une histoire purement française : lors de la création du collège commun à tous les élèves (« collège unique ») par la loi de 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait insisté sur le fait que ce collège unique demandait d’« imaginer une autre obligation qui serait de donner à chaque Française et à chaque Français un savoir minimal ». Dans son livre « Démocratie française » paru en octobre 1976, Valéry Giscard d’Estaing précise : « La mise en place d’un système de collège pour tous les Français […] devra s’accompagner, sur le plan des programmes, de la définition d’un “savoir commun”, variable avec le temps exprimant notre civilisation particulière ».
Quand le président François Mitterrand confie au Collège de France la mission de faire un rapport sur les enseignements primaire et secondaire (décembre 1983), le texte rédigé par Pierre Bourdieu met en avant que « des programmes nationaux devraient définir le minimum culturel commun, c’est-à-dire le noyau des savoirs et savoir-faire fondamentaux et obligatoires que tous les citoyens devraient posséde…
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