Article de revue

Une prospective universitaire ?

Pages 59 à 65

Citer cet article


  • Dizambourg, B.
(2022). Une prospective universitaire ? Administration & Éducation, 174(2), 59-65. https://doi.org/10.3917/admed.174.0059.

  • Dizambourg, Bernard.
« Une prospective universitaire ? ». Administration & Éducation, 2022/2 N° 174, 2022. p.59-65. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-administration-et-education-2022-2-page-59?lang=fr.

  • DIZAMBOURG, Bernard,
2022. Une prospective universitaire ? Administration & Éducation, 2022/2 N° 174, p.59-65. DOI : 10.3917/admed.174.0059. URL : https://shs.cairn.info/revue-administration-et-education-2022-2-page-59?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/admed.174.0059


Notes

En France, l’autonomie des universités est au centre de nombreux débats concernant l’enseignement supérieur, et ce depuis de nombreuses années. La loi LRU qui a modifié profondément les rapports entre l’État et les établissements intervient après une longue période faite de déconcentration graduelle vers les établissements et d’une action de promotion de la nécessité de l’autonomie par une partie des universitaires, principalement par France Universités. Aujourd’hui encore, France Universités considère que le mouvement vers l’autonomie est inachevé ; par comparaison avec d’autres pays européens, la faible capacité à maîtriser la gestion des ressources humaines est souvent considérée comme étant la dimension principale de cette insuffisance française.
Le rapport à l’État, une donnée si fortement structurante de la société française y compris dans le champ de l’enseignement supérieur, a tendance à occulter le fait qu’une organisation n’est jamais « autonome » au sens où il serait possible de définir des choix de mission et de structuration au vu de seules variables internes. Toute organisation négocie ses marges de liberté de choix avec une multiplicité de parties prenantes externes (financeurs, acteurs intéressés par les productions de l’organisation, concurrents et partenaires potentiels, etc.) afin de trouver le meilleur équilibre entre la vision qu’elle se fait de ses missions et les attentes de ses parties prenantes internes. Si cette capacité stratégique intègre une dimension tactique de recherche d’ajustement sur le court terme, elle demande surtout une capacité prospective permettant d’anticiper les transformations des environnements susceptibles de modifier les équilibres entre les différents acteurs…


Date de mise en ligne : 29/06/2022

https://doi.org/10.3917/admed.174.0059

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