Claude McKay, Banjo : une histoire sans intrigue, Postface de Michel Fabre, Paris, L’Olivier, 2015, 382 p. (Traduit de l’anglais (Etats-Unis) ; 1re édition : 1929)
- Par Alexis Buffet
Page XXXIX
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- BUFFET, Alexis,
- Buffet, Alexis.
- Buffet, A.
https://doi.org/10.3917/aden.015.0209am
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Notes
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La National Association for the Advancement of Coloured People est une organisation américaine pour la défense des droits civiques fondée en 1909 par W. E. B. Du Bois, entre autres.
Le lecteur soucieux d’avoir un aperçu du bouillonnement intellectuel de la Black Renaissance aura tout intérêt à se tourner vers Banjo, ce roman de Claude McKay, auteur admiré, comme le rappelle Michel Fabre dans sa postface, par Louis Guilloux, Pierre Mac Orlan ou encore Blaise Cendrars. Il avait paru une première fois en France en 1931, deux ans après sa parution aux Etats-Unis, dans une traduction de Paul Vaillant-Couturier et de sa femme Ida Treat, avec une préface de Georges Friedmann, aux éditions Rieder, dans la célèbre collection des « Prosateurs étrangers modernes » fondée par Léon Bazalgette. Ce n’est d’ailleurs pas exactement d’un roman dont il s’agit. La part de l’expérience vécue, l’absence d’intrigue véritable soulignée par le sous-titre, rangent davantage cet ouvrage du côté des chroniques de la littérature populiste ou prolétarienne. Et quelles chroniques ! Celles d’émigrés noirs dans le Marseille interlope et cosmopolite de l’entre-deux-guerres, rythmées par les vagabondages et fêtes improvisées des principaux protagonistes.
Au-delà des scènes pittoresques et colorées évoquant les bas-fonds de la cité phocéenne, McKay porte surtout un regard passionnant et d’une incroyable richesse sur la Black Renaissance, et sur la France coloniale de l’entre-deux-guerres. Dénonçant la ségrégation des États-Unis, il montre le racisme hypocrite de la société française, colonialiste et impérialiste à l’égard des Sénégalais. À travers le personnage de Ray, l’auteur rejette de manière violente le nationalisme de Marcus Garvey (« ce gros lard d’escroc noir », p…
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