Gérard Noiriel, Dire la Vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Marseille, Agone, « Éléments », 2010, 311 p.
- Par Yves Ansel
Page II
Citer cet article
- ANSEL, Yves,
- Ansel, Yves.
- Ansel, Y.
https://doi.org/10.3917/aden.010.0357b
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Notes
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[3]
Lire, respectivement dans les n° 1, 3 et 4 : J. Lecarme : « Le crime de M. Lange. Sartre dans le texte de Nizan » ; M. Rensen : « Entre Bergson et Sartre. Le temps dans La Conspiration » (1938) de Paul Nizan » ; P.-F. Charpentier : « Des adieux sans cérémonie : Nizan et Sartre pendant la Drôle de Guerre (1939-1940) », A. Santa et R. Usall : « Existentialisme et communisme face au surréalisme : de Nizan à Sartre », A. Mathieu : « Ombre dévorante, ombre évanescente de Nizan sur Sartre », J.-F. Gaudeaux : « Sartre au Havre : de l’imaginaire à l’histoire ». [n.d.l.r.]
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[4]
Lire, dans le n° 4, l’article d’A. Flajoliet : « Nizan et la critique du spiritualisme universitaire ». [n.d.l.r.]
-
[5]
Lire, dans le n° 7, l’article d’A. Mathieu : « De quelques insulteurs de cadavre. Au sujet des Chiens de garde de Paul Nizan, de ses héritiers et de Bernard Henri-Lévy ». [n.d.l.r.]
Cet ouvrage est une version remaniée de celui paru en 2005 sous le titre Les Fils maudits de la République (Fayard). Gérard Noiriel y traite des intellectuels qui interviennent dans les débats publics au nom de « trois grandes justifications » – « critiquer le pouvoir, gouverner l’opinion, éclairer les citoyens » – qui ont généré historiquement « trois grandes postures » :
l’intellectuel révolutionnaire, en rupture avec son milieu, qui veut transformer le monde. Charles Péguy (1873-1914) et Georges Sorel (1847-1922) incarnent cette posture, relayée ensuite par l’intellectuel au service d’un parti, ou d’une cause politique, que celle-ci soit de droite (Robert Brasillach, Charles Maurras) ou de gauche (Paul Nizan, Jean-Paul Sartre
). Noiriel consacre quelques pages compréhensives à Nizan (p. 90-95), militant radical.
l’intellectuel de gouvernement, favorable aux réformes. Depuis les débuts de la IIIème République, l’intellectuel de gouvernement « par excellence » (p. 138) est l’historien. Figures représentatives de cette posture : Charles Seignobos
(1854-1942) et André Siegfried (1875-1959) pour la première génération, François Furet et René Rémond pour les années post-68. Se rattachent à cette posture les journalistes-universitaires : Raymond Aron, Luc Ferry, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy
, et des historiens comme Jacques Julliard, Michel Winock ou Pierre Rosanvallon.
l’intellectuel critique en voie d’apparition massive après mai 68. Surgit alors une génération d’intellectuels (Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Edgard Morin …) qui contestent le désordre des choses, sans renoncer pour autant à leur statut privilégié : ils restent à leur poste, dans leur tour d’ivoire…
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