Dostoïevski et le roman russe dans l’entre-deux-guerres, numéro préparé par François Ouellet, Tangence, n° 88, hiver 2008, Université du Québec, 153 p.
- Par Yves Ansel
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- ANSEL, Yves,
- Ansel, Yves.
- Ansel, Y.
https://doi.org/10.3917/aden.008.0363ad
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https://doi.org/10.3917/aden.008.0363ad
Notes
Dans le programme de l’histoire littéraire de Gustave Lanson, une large place avait été faite aux « sources », aux « influences ». Après avoir été refoulées, les « sources » ont resurgi, mais déguisées, « relookés » et blanchies par la vertu de l’intertextualité. « Tout livre pousse sur d’autres livres » (Julien Gracq) : nul ne songerait plus aujourd’hui à le nier. Le dossier présenté dans Tangence s’inscrit donc dans un ordre de réflexions actuelles.
François Ouellet
nous en avertit d’entrée : « Toutes les études portant sur Proust, Gide ou sur d’autres romanciers bien établis dans l’histoire littéraire ont été volontairement écartées » (Liminaire, p. 17) au profit d’études portant sur des auteurs encore peu connus (comme André Beucler, Emmanuel Bove, Irène Némirovsky
, Francis de Miomandre) ou méconnus (comme Charles-Ferdinand Ramuz ou Paul Morand). La portée des analyses est double.
D’une part, dans leur versant somme toute classique, elles mettent au jour des filiations, des héritages qui jouent un grand rôle dans la production des écrivains ici mis à l’honneur. Comment Bove a-t-il lu, réécrit Crime et Châtiment dans Un Raskolnifkoff ? De quelle manière le chef-d’œuvre de Gontacharov, Oblomov, se trouve-t-il fondu, intégré dans Le mauvais sort de Beucler ? Les articles, informés, précis, apportent tous des informations au-dessus de tout soupçon, la moisson est riche, à cette seule réserve près. S’agit-il, pour un auteur donné, d’évaluer assez précisément l’influence de tel ou tel aîné …
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