Compte rendu

Véronique Olivares Salou et Michel Reynaud, Le Roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières. Les maquis espagnols en Haute-Savoie 1941-1944, Paris, Tirésias, 2007, 214 p.

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  • Vergnon, G.
(2008). Véronique Olivares Salou et Michel Reynaud, Le Roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières. Les maquis espagnols en Haute-Savoie 1941-1944, Paris, Tirésias, 2007, 214 p. Aden, 7(1), VI-VI. https://doi.org/10.3917/aden.007.0327f.

  • Vergnon, Gilles.
« Véronique Olivares Salou et Michel Reynaud, Le Roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières. Les maquis espagnols en Haute-Savoie 1941-1944, Paris, Tirésias, 2007, 214 p. ». Aden, 2008/1 N° 7, 2008. p.VI-VI. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-aden-2008-1-page-VI?lang=fr.

  • VERGNON, Gilles,
2008. Véronique Olivares Salou et Michel Reynaud, Le Roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières. Les maquis espagnols en Haute-Savoie 1941-1944, Paris, Tirésias, 2007, 214 p. Aden, 2008/1 N° 7, p.VI-VI. DOI : 10.3917/aden.007.0327f. URL : https://shs.cairn.info/revue-aden-2008-1-page-VI?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/aden.007.0327f


Les auteurs l’écrivent d’emblée : leur ouvrage est « l’œuvre de vigiles de la mémoire » qui entendent faire « acte de mémoire à ces oubliés de l’histoire » (p. 11) que sont les combattants espagnols des maquis de Haute-Savoie. Il s’agit bien en effet d’un tombeau, au sens pris par ce terme en littérature ou en musique, érigé à la mémoire de ces hommes, et c’est bien ainsi qu’il faut prendre ce livre, qui ne cherche pas à établir la distance critique chère aux historiens de métier. On trouve dans ces pages, nourries de témoignages oraux et écrits (dont plusieurs sont reproduits en annexes), l’évocation du parcours de combattants de l’armée républicaine, internés en France à leur arrivée, versés en 1939 dans des compagnies de travailleurs étrangers (C.T.E.), à défaut du statut de « tirailleurs ibériques » (p. 17) qu’espérait pour eux l’attaché militaire français à Madrid, le très maurrassien, mais très perspicace lieutenant-colonel Morel.
Après l’armistice de juin 1940, trois de ces compagnies sont transférées en Haute-Savoie et affectées à des chantiers de bûcheronnage ou de terrassement. Selon un mouvement analogue à celui de nombreux jeunes Français en 42-43, c’est le refus du travail obligatoire en Allemagne qui les amène à prendre le chemin du maquis et à trouver le contact avec une Résistance organisée encore largement urbaine. Mais, à la différence des premiers, trop jeunes pour avoir connu les affrontements de 39-40 et « privés » de service militaire par les clauses d’armistice, les Espagnols sont aguerris par quatre ans de guerre civile : ils peuvent donc jouer un rôle d’encadrement fort apprécié par les officiers de métier issus des Chasseurs alpins qui dirigent bientôt les maquis et s’efforcent de transformer les réfractaires en combattants…


Date de mise en ligne : 01/01/2019

https://doi.org/10.3917/aden.007.0327f

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