Musée du cinéma, le retour ?
Pages 246 à 250
Citer cet article
https://doi.org/10.4000/161fj
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Notes
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[1]
Voir le compte rendu de ce numéro voué aux « Cent ans du cinéma » par Alain Weber dans 1895, no 19, 1995, pp. 98-100.
À l’occasion du Festival Lumière de Lyon et à l’approche de l’année 2025 où seront célébrés les 130 ans de ce qu’on convient d’appeler « l’invention du cinéma » en 1895 – comme notre revue ne se fait pas faute de le proclamer dans son titre même –, le Monde du 18 octobre 2024 a publié une Tribune émanant du Conseil d’administration de la Cinémathèque française remettant sur le devant de la scène publique la question d’un musée du cinéma (assorti de l’adjectif « national ») qui fait défaut dans notre pays depuis l’incendie qui ravagea le Palais de Chaillot en 1997 et l’inondation des sous-sol où se trouvait le Musée du cinéma créé par Henri Langlois en 1972 après une longue gestation remontant au moins à 1941. Mais aussi depuis les atermoiements des pouvoirs publics et du ministère de la Culture en particulier qui laissa penser à une relocalisation de ce musée dans le Palais de Tokyo (envisagée dès 1984) avec l’ensemble des locaux et salles de projection de la Cinémathèque, avant que soit rayé d’un trait de plume (Mme Catherine Trautmann) le projet – qui s’étendait sur 3 000 m2 – qu’avaient élaboré Dominique Païni, alors directeur de la Cinémathèque française, et l’architecte Alain Guiheux. Reconnu « Œuvre de l’esprit », le musée Henri Langlois devint alors l’un des fantômes liés à son fondateur. À l’époque « sept cinéastes en colère » (Jean Rouch, Jean-Claude Carrière, Alain Corneau, Claude Berri, Jean-Charles Tacchella, Jean-Paul Rappeneau, Laurent Heynemann), qui siégeaient au CA de la Cinémathèque, avaient adressé une lettre ouverte à …