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Article de revue

Il y a 70 ans, le deuxième Festival du film de demain (Bâle, 16-25 octobre 1954)

Pages 116 à 143

Citer cet article


  • Bottani, A.
(2024). Il y a 70 ans, le deuxième Festival du film de demain (Bâle, 16-25 octobre 1954) 1895, 116-143. https://doi.org/10.4000/161f1.

  • Bottani, Alessia.
« Il y a 70 ans, le deuxième Festival du film de demain (Bâle, 16-25 octobre 1954) ». 1895, 2024/3, 2024. p.116-143. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-1895-2024-3-page-116?lang=fr.

  • BOTTANI, Alessia,
2024. Il y a 70 ans, le deuxième Festival du film de demain (Bâle, 16-25 octobre 1954) 1895, 2024/3, p.116-143. DOI : 10.4000/161f1. URL : https://shs.cairn.info/revue-1895-2024-3-page-116?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/161f1


Notes

  • [1]
    Voir Laurent Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, Paris, Gallimard, 2006, pp. 153-155. La manifestation s’ouvre le 1er août avec une exposition sur les décors de théâtre, mais les projections courent du 20 août au 20 septembre, tandis que la deuxième édition du festival de Biarritz organisée par le ciné-club Objectif 49 se tient du 11 au 19 septembre 1950.
  • [2]
    Ibid., p. 154.
  • [3]
    José Zendel, « Au Festival d’Antibes, le public montre une fois pour toutes, son vrai visage », l’Écran français, no 272, 25 septembre 1950 ; Georges Sadoul, « Antibes Festival populaire peut devenir l’an prochain une grande réussite », l’Écran français, no 273, 2 octobre 1950 ; Claude Emery, « Un vrai festival : Antibes ou le cinéma non commercial à l’honneur », Gazette de Lausanne, 14 octobre 1950.
  • [4]
    G. Sadoul, « Antibes Festival populaire peut devenir l’an prochain une grande réussite », art. cit.
  • [5]
    J. Zendel, « Le Festival est bon enfant », l’Écran français, no 271, 18 septembre 1950, et « Au Festival d’Antibes, le public montre une fois pour toutes, son vrai visage », art. cit.
  • [6]
    Sur l’histoire du club, voir Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige Basel, Aus Enthusiamus fürs Kino! 90 Jahre Le Bon Film, Bâle, Schwabe Verlag, 2022, et en particulier Thomas Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », pp. 33-164. Voir aussi Kaspar Birkhäuser, 50 Jahre Le Bon Film. 1931-1981, Bâle, Le Bon Film, 1981. Serge Lang présida Le Bon Film de 1945 à 1948, voir T. Schärer, ibid., pp. 61-62.
  • [7]
    Testament Nazi. Mémoires d’Alfred Rosenberg, avec commentaires critiques par Serge Lang et Ernst von Schenk, Paris/Genève, Éditions des Trois Collines, 1948. Voir à ce propos « Les Mémoires de Rosenberg », reportage réalisé par le Ciné-Journal suisse à l’occasion de l’édition originale allemande, no 313, 31 octobre 1947 (en libre accès sur le site des Archives fédérales suisses).
  • [8]
    Sur Serge Lang (1920-1999), voir Beat Caspar, « Weltcup-Pionier Serge Lang gestorben », Basler Zeitung, 23 novembre 1999.
  • [9]
    Freddy Buache, Derrière l’écran, Lausanne, Payot, 1995, pp. 44-47.
  • [10]
    Ibid., pp. 71-72.
  • [11]
    Voir à ce sujet Adèle Morerod, « Laisser cartouchières et pistolets au vestiaire. Les activités de diffusion de la Cinémathèque suisse : une histoire d’associations (1951-1981) », thèse de doctorat ès Lettres sous la direction de Laurent Le Forestier, Université de Lausanne, 2024.
  • [12]
    Voir notamment Roland Cosandey (dir.), Festival internazionale del film Locarno – 40 ans – Chronique et filmographie, vol. 1, Locarno, Festival International du Film Locarno, 1988, pp. 12-13.
  • [13]
    Le Congrès a lieu à Bâle du 30 août au 8 septembre 1945. Lang en a édité les actes sous le titre Cinéma d’aujourd’hui aux éditions des Trois Collines, alors co-dirigées par le critique d’art Jean Descoullayes et par le diplomate antifasciste François Lachenal : Cinéma d’aujourd’hui. Congrès International du Cinéma à Bâle, Genève, les Trois Collines, Cahiers de Traits no 10, 1945 [1946].
  • [14]
    Lettre de S. Lang à Henri Langlois, 10 mai 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954].
  • [15]
    Lettre d’H. Langlois à Paul Schumacher, 1er juin 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954].
  • [16]
    Lettre de S. Lang à H. Langlois, 10 mai 1954, op. cit.
  • [17]
    Le terme de « film individuel » remplace celui de « film expérimental et d’avant-garde » initialement envisagé, et n’exclut pas une possible exploitation commerciale. L’instance s’est d’abord appelée « Fédération internationale du film individuel ». Voir rapport du Bureau international du film individuel (BIFI), Actes du Congrès de la FIAF à Lausanne, 15 octobre 1954, pp. 4-5, en ligne, fiafnet.org.
  • [18]
    L. Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, op. cit., p. 164.
  • [19]
    Lettre d’H. Langlois à F. Buache, 30 juillet 1954, Cinémathèque suisse, CSL 1.21 – FIAF 01, Chemise 21/5 [1954-1956].
  • [20]
    Lettre d’H. Langlois à S. Lang, 19 juillet 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954].
  • [21]
    Ibid.
  • [22]
    Voir L. Mannoni, « Le festival d’Antibes et les films-peinture », dans Histoire de la Cinémathèque française, op. cit., pp. 153-166.
  • [23]
    H. Langlois, Écrits de cinéma (1931-1977), éd. établie par Bernard Benoliel et Bernard Eisenschitz, Paris, Flammarion/Cinémathèque française, 2014, pp. 445-446.
  • [24]
    « Les maîtres du court métrage, 1893-1953 : notes choisies », dans ibid., p. 447.
  • [25]
    H. Langlois, « L’avant-garde d’hier et d’aujourd’hui », la Revue du cinéma, no 11, mars 1948, repris dans ibid., p. 439.
  • [26]
    Un autre document non daté, consistant en 18 pages de listes de films, articule et détaille encore davantage les thèmes possibles. Voir dossier « Programme Zurich », Cinémathèque française, ADM-B262 [1954].
  • [27]
    Voir François Albera, « Tempête sur La Sarraz », dans F. Buache (dir.), « Cinéma indépendant et d’avant-garde à la fin du muet », Travelling/Documents de la Cinémathèque suisse, no 55, été 1979, p. 31 ; Thomas Tode et R. Cosandey, « Quand l’avant-garde projetait son avenir. Le 1er Congrès international du cinéma indépendant. La Sarraz, septembre 1929 », Archives, no 84, avril 2000 ; T. Tode, « Die Reiter des Unabhängigen Films und der Virus der Cinephilie von La Sarraz », dans Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige Basel, Aus Enthusiamus fürs Kino! 90 Jahre Le Bon Film, op. cit., pp. 165-181.
  • [28]
    Lettre d’H. Langlois à S. Lang, avec en annexe « Schéma du 2e Festival du “Film de demain”», 19 juillet 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954].
  • [29]
    Lettre d’H. Langlois à S. Lang, 3 p., 26 juillet 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954].
  • [30]
    Lettre de Marie Epstein à H. Langlois, 10 octobre 1954, Cinémathèque française, ADM-B262 [1954]. Voir aussi les listes d’expéditions successives, Cinémathèque française, ADM-B260 [1954].
  • [31]
    Voir L. Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, op. cit., chap. 3 « Les grandes heures de l’avenue de Messine », sous-chapitre « Expulsion de l’avenue de Messine », pp. 227-233.
  • [32]
    Référence est faite ici à Mary Meerson. Lettre d’H. Langlois à Farrokh Gaffary, s. d. [août 1954], Cinémathèque française, ADM-B258 [1954].
  • [33]
    Voir notamment « Un Festival du Film à Zurich », Journal de Genève, 21 septembre 1954, p. 7.
  • [34]
    rh., « Verbandsdiktatur verhindert ein Filmfestival in Zürich », Die Tat, 14 octobre 1954, no 281, p. 6 (notre traduction ainsi que les suivantes).
  • [35]
    ms. [Martin Schlappner], « Betrachtungen zu einem Filmfestival », Neue Zürcher Zeitung, no 2492, 11 octobre 1954.
  • [36]
    Martin Girod, « La passion des salles obscures », dans Sandra Walti et Tina Schmid (dir.), Rex, Roxy, Royal. Un tour de Suisse à la découverte des salles obscures, Bâle, Christoph Merian Vg, 2016, pp. 22-23.
  • [37]
    Lettre de F. Buache à H. Langlois, 1er novembre 1954, Cinémathèque française, ADM-B659.
  • [38]
    rh., « Verbandsdiktatur verhindert ein Filmfestival in Zürich », art. cit. ; et rh., « Vor einem Zürcher Festival des experimentellen Films », Die Tat, 31 octobre 1954. Genre protéiforme à visée culturelle et destiné au grand public, le Kulturfilm s’est développé en Allemagne à partir des années 1920, voir Lexikon der Filmbegriffe, Kiel University Christian-Albrechts-Universität zu Kiel, en ligne, https://filmlexikon.uni-kiel.de/doku.php/k:kulturfilm-240.
  • [39]
    E., « Zürich verliert ein Film-Festival. Zum 2. Festival International du Film de Demain in Basel », Neue Zürcher Nachrichten, no 241, 15 octobre 1954, p. 3.
  • [40]
    ms. [M. Schlappner], « Das neue Kino “Cinemonde”», Neue Zürcher Zeitung, no 19 [Morgenausgabe no 20], 4 janvier 1955, p. 2. Voir aussi rh., « Das 40. Kino – ein Spezialitätentheater », Die Tat, no 5, 6 janvier 1955, p. 4.
  • [41]
    Elles apparaissent dans l’Annuaire de la cinématographie suisse à compter de l’année 1955. Elles changeront de catégorie par la suite. Voir ce même annuaire, éditions de 1955 à 1960.
  • [42]
    ab., « Weshalb die Filmgilde Zürich lahmgelegt werden musste », Schweizer Film, vol. 8, 1943, pp. 4-6 ; rb., « Die Film-Gilde lahmgelegt », Die Tat, no 201, 27 août 1943, p. 4 ; « Eine Erklärung der Filmgilde », Die Tat, no 208, 4-5 septembre 1943, p. 16. Voir aussi T. Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », art. cit., p. 51.
  • [43]
    Voir T. Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », art. cit., pp. 64-66. Le Parti du Travail, ou Partei der Arbeit en Suisse alémanique, est fondé en 1944 et réunit des forces issues notamment du Parti communiste suisse et de la Fédération socialiste suisse, interdits respectivement en 1940 et 1941. Voir la fiche du Dictionnaire historique de la Suisse, en ligne, https://hls-dhs-dss.ch/de/articles/017401/2017-03-10/.
  • [44]
    Le texte encadrait dorénavant de manière stricte l’activité des ciné-clubs : la Cinémathèque s’engageait à ne fournir ses copies qu’aux clubs enregistrés comme membres extraordinaires auprès de l’association des exploitants. Voir Convention entre la Cinémathèque suisse et l’Association des loueurs de films en Suisse (ALS), le Schweizerische Lichtspieltheater-Verband (SLV), l’Association cinématographique suisse romande (ACSR), 27 novembre 1952, Cinémathèque suisse, CSL 1, Q4.1.A, chemise ACSR 1950-1983.
  • [45]
    Convention entre Cinémiroir et Le Bon Film, 13 octobre 1954, citée par T. Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », art. cit., p. 67.
  • [46]
    Ibid., p. 66.
  • [47]
    Convention entre la Cinémathèque suisse et ALS, SLV et ACSR, 27 novembre 1952, op. cit.
  • [48]
    « Le deuxième Festival du film de demain », Bulletin (de la Cinémathèque suisse), no 2, novembre-décembre 1954, pp. 7-9.
  • [49]
    F. Buache, Derrière l’écran, op. cit., pp. 91-92.
  • [50]
    hr., « Basel kommt unverhofft zu einem Film-Festival », Basler Volksblatt, 8 octobre 1954.
  • [51]
    Jean-José Richer, « Lettre de Bâle. Le Cinéma de Demain », Cahiers du cinéma, no 41, décembre 1954, pp. 29-33.
  • [52]
    Voir la liste des participants dans Cinéma d’aujourd’hui, op. cit., pp. 251-254.
  • [53]
    rh., « Verbandsdiktatur verhindert ein Filmfestival in Zürich », art. cit. Pour un bilan de la fréquentation et de la couverture médiatique, voir rh., « Vor einem Zürcher Festival des experimentellen Films », art. cit.
  • [54]
    E., « Zürich verliert ein Film-Festival. Zum 2. Festival International du Film de Demain in Basel », art. cit. ; ms. [M. Schlappner], « Betrachtungen zu einem Filmfestival », art. cit.
  • [55]
    Annuaire de la cinématographie suisse 1955 et worldpopulationreview.com, en ligne.
  • [56]
    J.-J. Richer, « Lettre de Bâle. Le Cinéma de Demain », art. cit.
  • [57]
    Lettre de René Favre à F. Buache, 19 octobre 1954, Cinémathèque suisse, CSL 19, Boîte 2/12, chemise A-B. Le Polonais Jerzy Toeplitz était alors président de la FIAF, fonction qu’il occupa de 1948 à 1972 (voir sa fiche sur fiafnet.org).
  • [58]
    J.-J. Richer, « Lettre de Bâle. Le cinéma de demain », art. cit.
  • [59]
    « Le film de demain », la Suisse, 19 octobre 1954. L’article n’est pas signé mais son auteur est très probablement le critique attitré du journal, Max-Marc Thomas. Celui-ci avait développé le même type de commentaire à l’endroit de l’exposition Images du cinéma français, que Langlois avait montée à Lausanne en 1945 (voir F. Albera, « Langlois à Lausanne ! » dans Alain Boillat et al. (dir.), Kino CH/Cinéma CH. Rezeption, Äesthetik, Geschichte/Réception, esthétique, histoire, Marburg, Schüren, 2008).
  • [60]
    Lettre de Jean Painlevé à H. Langlois, 7 décembre 1954, citée par L. Mannoni, Histoire de la Cinémathèque française, op. cit, p. 231.
  • [61]
    F. Buache, Derrière l’écran, op. cit., p. 93.
  • [62]
    Cinémathèque suisse, Rapport d’exercice juillet 1954-juin 1955 (AG du 26 novembre 1955), Cinémathèque suisse, CSL 1, chemise CSL 1 1/7 B1.2.
  • [63]
    D’après le Basler Volksblatt (22 octobre 1954), la radio française aurait consacré deux reportages au Festival.
  • [64]
    Voir K. Birkhäuser, 50 Jahre Le Bon Film. 1931-1981, op. cit., pp. 7-19, et T. Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », art. cit., pp. 47-61.
  • [65]
    Voir « Comment il faut présenter une œuvre d’art au cinéma », dans Cinéma d’aujourd’hui, op. cit., pp. 133-136, et lettre d’H. Langlois à S. Lang, 26 juillet 1954, Cinémathèque française, ADM-B261 [1954]. Attestée par le Bulletin de la Cinémathèque suisse (no 2, art. cit.), la séance présentée par Schmidt n’est pas commentée dans la presse. Sur Schmidt (1896-1965), voir la fiche du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) rédigée par Walter Dettwiler, en ligne, https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/027103/2018-01-31/.
  • [66]
    Voir F. Buache, Derrière l’écran, op. cit., pp. 60-62 et 83 ; « Jean Moser et les amis bâlois de Traits », dans Florence Bays et Carine Corajoud, Edmond Gilliard et la vie culturelle romande, Portrait de groupe avec maître (1920-1960), Lausanne, Antipodes, 2010, pp. 211-213. Partageant une admiration commune pour l’écrivain Edmond Gilliard, Lachenal et Buache se lient d’amitié et fondent en 1949, avec quelques autres, la revue culturelle lausannoise Carreau où Buache exercera la critique d’art (voir la fiche du dictionnaire en ligne des revues culturelles suisses du GRHIC : http://revuesculturelles.ch/). Par ailleurs, en 1951, Lachenal édite un recueil de poésie de Buache aux Trois Collines, sous le titre Ombres exaspérées (voir l’autobiographie de François Lachenal [1918-1997], Éditions des Trois Collines, Genève-Paris, préface de Jean Lescure, Paris, Éditions de l’IMEC, 1995).
  • [67]
    Voir la fiche d’autorité « L’Œuvre (groupe vaudois) » sur le site des Archives cantonales vaudoises, en ligne, https://davel.vd.ch/partnerdetail.aspx?ID=1401352.
  • [68]
    Voir « Espace Groupe suisse », manifeste et liste des fondateurs, Construction, no 2, 1955. Le groupe Espace voit d’abord le jour en France en 1951 et a pour vice-président Fernand Léger. Il monte sa première exposition collective précisément à l’été 1954, à Biot, sous le titre « Architecture Formes Couleur » (voir Diana Gay, « Fernand Léger et le groupe Espace à Biot. Un terrain d’expérimentation pour une modernité critique », In Situ, no 32, 2017, en ligne).
  • [69]
    Collectif d’artistes fondé à Bâle le 10 mai 1933 – jour des autodafés en Allemagne nazie – avec pour mentor Georg Schmidt. Voir « Meine lieben 33er Freunde » (1939), dans Georg Schmidt, Schriften aus 22 Jahren Museum Tätigkeit, Bâle, Phœbus Vg, 1964.
  • [70]
    Alfred Roth est alors le rédacteur en chef de la revue Das Werk, organe du Werkbund.
  • [71]
    Voir Derrière l’écran, op. cit., pp. 93-94.
  • [72]
    Voir Simone Dubreuilh et Ado Kyrou, « À propos du deuxième Festival du film de demain. Dialogue », Positif no 12, novembre 1954, p. 72 ; A. Kyrou, « Les merveilles de Bâle », les Lettres nouvelles, no 22, décembre 1954 ; F. Buache, Derrière l’écran, op. cit., p. 94. Dubreuilh et Kyrou s’attardent longuement sur la psychologie des Bâlois, tous deux pareillement surpris de l’hétérogénéité des collections du Musée des Beaux-arts (où, estiment-ils, le meilleur côtoie le pire, c’est-à-dire l’art suisse) et de « l’apathie » (Kyrou) du public local face aux provocations de l’avant-garde cinématographique.
  • [73]
    « C’est dans cette ville, entre une pâtisserie et un bureau de tabac, que fut projeté pour la première fois l’Âge d’or. Un monsieur, peintre de son état, présenta le film en dialecte bâlois, déclarant, “si ses souvenirs ne le trompaient pas”, qu’il s’agissait d’une œuvre hautement morale sous des aspects irrévérencieux. N’insistons pas, cela partait sans doute d’un bon sentiment » (A. Kyrou, « Les merveilles de Bâle », art. cit.). Voir aussi le programme du Festival de demain 1954 et JFF., « Filmisches und Unfilmisches. L’art pour l’art ? », Basler Volksblatt, 20 octobre 1954. L’affirmation de Kyrou sur la première suisse de l’Âge d’or pose question, aucun autre observateur ne mentionnant le caractère inédit de cette projection, qui eût été un événement en soi.
  • [74]
    H. Langlois, « L’avant-garde d’hier et d’aujourd’hui », art. cit. Auparavant, cependant, le critique et cinéaste américain Herman G. Weinberg l’avait célébré dans la même revue (« Rêves à vendre », no 7, été 1947, p. 11) et il répondit à Langlois (« Le culte de la platitude dans la critique cinématographique », la Revue du cinéma, no 17, septembre 1948, pp. 54-58).
  • [75]
    C’est avec ce film que le Cinémonde débutera officiellement son activité, fin décembre 1954.
  • [76]
    Nul ne sait si cette bande a effectivement été passée, mais son texte a été conservé, voir R. Cosandey, « Méliès, McLaren et le 2e Festival du film de demain, Bâle (1954) », dans « Le dossier documentaire “MELIES, Georges” de la Cinémathèque suisse. Pour une histoire de la réception de Méliès en Suisse (1937-1954) et quelques autres considérations », pp. 16-21, « Miscellanées Méliès 2 » (anciennement publié sur le site de la Cinémathèque suisse, rubrique « Documents de cinéma », aujourd’hui hors ligne).
  • [77]
    La présence de ce film s’explique sans doute par sa projection, au mois de juillet 1954, au Festival de Locarno, dans le cadre d’une rétrospective sur le néo-réalisme italien : la copie a pu être mise à profit pour la manifestation bâloise.
  • [78]
    Pour recouper le programme officiel avec les films qui ont effectivement été projetés, nous nous sommes basée, outre les articles déjà cités de Positif et des Cahiers du cinéma, sur Basler Nachrichten (18, 19, 22 et 25 octobre 1954), Basler Volksblatt (18, 20 et 22 octobre 1954), National-Zeitung (18 octobre 1954), Journal de Genève (22 et 29 octobre 1954), Nouvelle Revue de Lausanne (22 et 30 octobre 1954), Die Woche (8 novembre 1954), Gazette de Lausanne (13-14 novembre 1954), Home Movies – Professional Cine-Photographer (vol. xxi, no 12, décembre 1954) et sur le compte rendu paru dans le Bulletin de la Cinémathèque suisse, no 2, art. cit.
  • [79]
    Cinémathèque suisse, Bulletin, no 2, art. cit., p. 9. Le sujet du Ciné-Journal suisse – Schweizer Filmwochenschau consacré au Congrès de la FIAF est librement accessible sur le site des Archives fédérales suisses : SFW_0643-3, 22 octobre 1954.
  • [80]
    F. Buache, Derrière l’écran, op. cit., pp. 91-92.
  • [81]
    Lettre de R. Favre à F. Buache, 19 octobre 1954, Cinémathèque suisse, CSL 19, Boîte 2/12, chemise A-B.
  • [82]
    Ibid.
  • [83]
    Rapport de la Cinémathèque suisse au Congrès de la FIAF à Varsovie, septembre 1955, CSL 1.21 – FIAF 01, chemise 21/5 [1954-1956].
  • [84]
    Voir Cinémathèque française, ADM B258 [1954], et lettre de F. Buache à Mlle Catala [Cinémathèque française], 4 avril 1955, ADM-B259 [1954].
  • [85]
    Rapport de la Cinémathèque suisse au Congrès de la FIAF à Varsovie, op. cit., pp. 2-3.
  • [86]
    Cinémathèque suisse, Rapport d’exercice juillet 1954-juin 1955, op. cit.
  • [87]
    Rapport de la Cinémathèque suisse au Congrès de la FIAF à Varsovie, op. cit., p. 3.
  • [88]
    Lettre de F. Buache à F. Gaffary, 19 avril 1955, Cinémathèque suisse, CSL 1.21 – FIAF 01, chemise 21/5 [1954-1956] et Cinémathèque suisse, PV de l’AG du 3 novembre 1956, p. 2-3, CSL 1, chemise CSL 1 1/8 B1.2 ; pv du Comité du 4 juillet 1957, CSL 1.2, chemise CSL 1 2/6 B1.3.
  • [89]
    Lettre de F. Buache à H. Langlois, 1er novembre 1954, Cinémathèque française, ADM-B659.
  • [90]
    Filmkunsttheater, Spezialitätentheater, Studiokino, etc.
  • [91]
    Organisé par la Gilde deutscher Filmkunsttheater, association allemande des cinémas d’essai. L’association française (AFCAE) est créée la même année.
  • [92]
    « Schweiz. Verband der Studiokinos », brève, Neue Zürcher Nachrichten, vol. 52, no 221, 21 septembre 1956 ; Renée Senn, « Sous le signe de la qualité », Tribune de Lausanne, 7 octobre 1956, p. 15.
  • [93]
    « Art et essai » dans Jean-Loup Passek, Dictionnaire du cinéma, Paris, Larousse/Bordas, 1998 (1re édition : 1991). Voir aussi Aurélie Pinto, « L’Art et essai ou la “politique de la qualité” dans les salles de cinéma (1949-1961) », dans Dimitri Vezyroglou (dir.), le Cinéma : une affaire d’État 1945-1970, Paris, La Documentation française, 2014.
  • [94]
    Ironie du sort, après des décennies de difficultés, le Bon Film ouvrira en 1998 sa propre salle d’art et d’essai, le Stadtkino, qui est encore aujourd’hui un des haut-lieux de la cinéphilie à Bâle. Voir Susanna Petrin [spe], « Stadtkino. Ein Haus für den guten Film », dans Sandra Walti et Tina Schmid (dir.), Rex, Roxy, Royal, op. cit., p. 180.
  • [95]
    S. Lang, « Pour un nouveau départ », Cinéma d’aujourd’hui, op. cit., p. 15.
  • [96]
    Ce propos structurait l’exposition « Der Film gestern und heute » qui accompagna l’inauguration du Schweizerisches Filmarchiv (Bâle, 1943). Voir l’édition française du catalogue (établie par Maurice Muller-Strauss) : Georg Schmidt, Peter Bächlin, Werner Schmalenbach, le Cinéma. Économie. Sociologie. Esthétique, Bâle, Éditions Holbein, 1951.
  • [97]
    T. Schärer, « 90 Jahre Le Bon Film. Eine kurze Geschichte in Fragmenten », art. cit., p. 66.
  • [98]
    H. Langlois, Écrits de cinéma (1931-1977), op. cit., p. 205.
  • [99]
    Claude G. [Goretta], « Reclassement des valeurs au Festival de Bâle », Journal de Genève, 29 octobre 1954. Auparavant, il avait publié : « Du Congrès de la FIAF au iie Festival international du Film de demain » (14 octobre) ; « Film de demain ? Quelques aspects du iie Festival international » (22 octobre).
  • [100]
    Claude Goretta (1929-2019), co-réalisateur avec Alain Tanner de Nice Time tourné à Londres lors de son séjour au BFI (1955), est réalisateur de télévision depuis 1958 (avec des reportages – dont Un roi triste sur Johnny Hallyday, 1966 – et des dramatiques et téléfilms) et passe, parallèlement, à la fiction cinématographique avec le Fou (1970), avant de connaître une carrière également en France au cinéma (la Dentellière, la Provinciale) et à la télévision (plusieurs Maigret). Jean Mohr (1925-2018) sera photographe de presse et travaillera pour le CICR et l’ONU, avant de collaborer avec John Berger pour plusieurs ouvrages (dont Une autre façon de raconter).
  • [101]
    Lettre d’Arun Roy Choudhury à F. Buache, 6 octobre 1954, CS, CSL 1 – FIAF 01, chemise Lausanne 1954.
  • [102]
    Arun Roy Choudhury (ou Chowdhury) (1927-2014) fut l’un des pionniers du mouvement des ciné-clubs indiens (dont la Fédération datait de 1953 seulement), journaliste et plus tard directeur d’une compagnie pétrolière publique (l’Indian Oil Corporation). En 1954, il n’était pas « le représentant des Indes », ainsi que le définit le journal Radio TV je vois tout qui publie la photographie, le pays ayant dépêché à cette fin son premier secrétaire d’ambassade au titre d’observateur, M. Singh, mais c’est lui qui prononça un rapport. Le National Film Archive of India (NFAI) sera officiellement fondé en 1964 (voir Ramesh Kumar, « The Making of the National Film Archive of India. Notes from the Archive of the Archive », The Moving Image: The Journal of the Association of Moving Image Archivists, University of Minnesota Press, vol. 13, no 1, printemps 2013, pp. 98-128).
  • [103]
    Minutes du congrès de 1954 consultables sur : fiafnet.org.
Français

En 1954 à Bâle, Henri Langlois, Serge Lang et Freddy Buache donnent un prolongement au Festival du film de demain qui avait eu lieu à Antibes en 1950 dans la promotion du film non commercial. Cette fois c’est sous l’égide de la FIAF (Fédération internationale des archives du film), de la Cinémathèque suisse et du ciné-club Le Bon Film que l’événement se déroule. En dépit de leurs affinités, les trois hommes poursuivent chacun des objectifs propres aux contextes qui sont les leurs. Une exploitation inédite des archives des différentes institutions impliquées permet de retracer les enjeux et les obstacles rencontrés par ce deuxième Festival du film de demain dont l’un des objectifs était, dans la logique du mouvement des ciné-clubs, de former les spectateurs à accueillir d’autres propositions que celles de l’industrie – tirées du passé comme du présent – et, par-là, à influencer la création cinématographique.

  • Festival de demain
  • FIAF
  • Cinémathèque suisse
  • Cinémathèque française
  • Bon Film
  • ciné-clubs
  • cinéma non-commercial

Mots-clés éditeurs : Festival de demain, FIAF, Cinémathèque suisse, Cinémathèque française, Bon Film, ciné-clubs, cinéma non-commercial


English

70 years ago, the second Festival du film de demain (Basel, 16-25 October 1954)

In 1954 in Basel, Henri Langlois, Serge Lang and Freddy Buache extended the Festival du film de demain [Tomorrow’s Film Festival], which had been held in Antibes in 1950 to promote non-commercial films. This time it was under the aegis of FIAF (Fédération internationale des archives du film), the Cinémathèque suisse and the ciné-club Le Bon Film that the event took place. Despite their affinities, the three men are each pursuing objectives specific to their own contexts. Unprecedented use of the archives of the various institutions involved makes it possible to retrace the challenges and obstacles encountered by this second Festival du film de demain, one of the aims of which was, in keeping with the film club movement, to educate audiences to accept other proposals than those of the industry - drawn from the past as well as the present - and, in so doing, to influence film creation.


Italiano

70 anni fa, il secondo Festival du film de demain (Basilea, 16-25 ottobre 1954)

Nel 1954, a Basilea, Henri Langlois, Serge Lang e Freddy Buache ampliarono il Festival du film de demain [Festival del film di domani], che si era tenuto ad Antibes nel 1950 per promuovere i film non commerciali. Questa volta l’evento si svolse sotto l’egida della FIAF (Fédération internationale des archives du film), della Cinémathèque suisse e del cineclub Le Bon Film. Nonostante le affinità, i tre uomini perseguono obiettivi specifici per i loro contesti. L’uso inedito degli archivi delle diverse istituzioni coinvolte permette di ripercorrere le sfide e gli ostacoli incontrati da questo secondo Festival du film de demain, il cui obiettivo era, in linea con il movimento dei cineclub, quello di educare il pubblico ad accettare proposte diverse da quelle dell’industria - tratte dal passato come dal presente - e, così facendo, influenzare la creazione cinematografica.


Date de mise en ligne : 12/05/2026

https://doi.org/10.4000/161f1

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