53. Dégénérescence et maladie d’alzheimer
- Par Yoann Allardin
- et Valentin Michel
Pages 172 à 173
Citer ce chapitre
- ALLARDIN, Yoann
- et MICHEL, Valentin,
- Allardin, Yoann.
- et al.
- Allardin, Y.
- et Michel, V.
Citer ce chapitre
- Allardin, Y.
- et Michel, V.
- Allardin, Yoann.
- et al.
- ALLARDIN, Yoann
- et MICHEL, Valentin,
Le site Internet France Alzheimer cite le chiffre de près de 900 000 personnes atteintes, en France, de la maladie d’Alzheimer. Un nouveau cas serait diagnostiqué toutes les trois minutes. Pourtant, le cerveau est paradoxalement l’organe qui vieillit le mieux. Qu’est-ce qui différencie donc un vieillissement normal du cerveau d’une dégénérescence causée par une maladie telle qu’Alzheimer ?
Revenons un instant sur le fonctionnement de notre mémoire. Nos sens véhiculent des informations à notre cerveau, qui les garde en mémoire à court terme – la mémoire de travail – le temps de les traiter. En fonction de la pertinence et de l’utilité de l’information, l’attention et la concentration sont mobilisées afin d’encoder le souvenir qui y correspond. Ce dernier sera ensuite véhiculé puis stocké dans différents endroits du cerveau. Une phase dite de restitution interviendra finalement lorsque l’on souhaite faire usage du souvenir précédemment stocké.
La partie la plus touchée par le vieillissement est le lobe préfrontal, responsable de l’attention et de la concentration : ce sont donc les phases d’encodage et de restitution, qui mobilisent le plus d’attention et de concentration, qui sont atteintes par le vieillissement naturel (« mais où ai-je donc garé ma voiture ?! » ou encore « ah, j’ai le mot sur le bout de la langue ! »).
La maladie d’Alzheimer, elle, est une lente dégénérescence des neurones qui débute au niveau de l’hippocampe puis s’étend au reste du cerveau, et ayant un impact négatif sur la phase de stockage…
Date de mise en ligne : 29/07/2021
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
7,99 €