Chapitre 1. La résilience : un nouveau concept
- Par Guy Koninckx
- et Gilles Teneau
Pages 20 à 59
Citer ce chapitre
- KONINCKX, Guy
- et TENEAU, Gilles,
- Koninckx, Guy.
- et al.
- Koninckx, G.
- et Teneau, G.
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- Koninckx, G.
- et Teneau, G.
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- KONINCKX, Guy
- et TENEAU, Gilles,
Notes
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[1]
« Éthologue de formation, Boris Cyrulnik a ouvert en France le champ de la recherche à l’éthologie humaine dans une approche résolument pluridisciplinaire, bouleversant de nombreuses idées reçues sur l’être humain. Ses ouvrages, Un merveilleux malheur et Les Vilains Petits Canards, qui ont connu un immense succès en France, relatent ses travaux sur le concept de résilience, cette capacité à pouvoir surmonter les traumatismes psychiques et les blessures émotionnelles les plus graves : maladie, deuil, viol, torture, attentat, déportation, guerre… Autant de violences physiques et morales auxquelles des millions d’enfants, de femmes et d’hommes sont exposés dans le monde aujourd’hui. S’appuyant sur de nombreux exemples observés sur le terrain, dans son cabinet de psychothérapeute comme lors de ses missions à l’étranger – de la Bosnie au Cambodge, en passant par le Brésil ou la Russie –, il nous explique comment, même dans les cas les plus terribles, les personnes peuvent s’en sortir et reprendre le cours de leur vie, grâce à quelles facultés acquises dans l’enfance et à quels soutiens après l’expérience traumatisante. » (www.diplomatie.gouv.fr)
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[2]
Stefan Vanistendael : sociologue, démographe. Responsable de recherche et de développement au BICE (Bureau International Catholique de l’enfance) et Jacques Lecomte : auteur de Le bonheur est toujours possible : construire la résilience, Paris, Bayard, 2000.
-
[3]
L’encyclopédie de l’Agora : http://agora.qc.ca
-
[4]
P. Bricage, La Nature de la violence dans la nature, Faculté des Sciences, Sciences biologiques & Sciences sanitaires et sociales, à l’université de Pau, Conférence-débat, organisée par l’AFSCET à propos de la survie des organismes vivants, groupe de travail « Systémique et biologie ». Adaptation des systèmes humains au changement et à l’agression.
Tout système vivant possède la capacité de mouvement, la capacité de mobilisation de la matière et de l’énergie, la capacité de réaction à des stimulations, la capacité de croissance, la capacité d’intégration à un milieu de survie, la capacité de mettre en place et de maintenir une organisation interne. Ces capacités lui permettent de survivre et de mettre en place la capacité de se survivre, qui permet à son espèce, à sa forme de vie, de survivre. Ces 7 caractéristiques sont mutuellement nécessaires et suffisantes pour définir la vie. Se survivre représente un coût d’organisation et d’intégration pour la survie de l’organisme. Se survivre est aléatoire et n’est possible qu’un temps.
Un comportement de groupe et la mise en place d’une organisation ne suffisent pas à définir un organisme. Tout organisme est défini par un interface de séparation qui isole l’intérieur de l’organisme du milieu extérieur de survie, il est formé de parties différentes qui constituent, ensemble, un tout indissociable et qui sont spécialisées dans des capacités fonctionnelles différentes. -
[5]
Cité par S. Martin, La Résilience dans les modèles de systèmes écologiques et sociaux, Thèse de doctorat.
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[6]
C. Aschan-Leygonie, Maître de conférence à l’Université de Lyon 2. Partie 3 Connaissance et gouvernance territoriale, de nouvelles pistes pour accompagner le développement saharien, p 273.
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[7]
L’encyclopédie hypergeo.eu, Résilience.
-
[8]
L. Bout, « Rendre la gestion de crise résiliente », Revue Congolaise de gestion, 2004-2005, p. 119.
-
[9]
L. Bout, op. cit., p. 119.
-
[10]
L. Bout, op. cit., p. 119.
-
[11]
D. Coutu, « Organizational Resilience », Harvard Business Review, n° 1695, mai 2002
-
[12]
Alain Richemond, La Résilience économique, Paris, Éd. d’Organisation, 2003.
-
[13]
Jean-Pierre Boutinet, « Tenir ou lâcher prise au regard des âges de la vie », in Jacques Limoges et al., Stratégies de maintien au travail et dans d’autres situations de vie, Sainte-Foy (Québec), Éd. Septembre, 2001 p. 33.
-
[14]
S. Peters et Dr. P. Mesters, Vaincre l’épuisement professionnel, Paris, Éd. Robert Laffont, 2007, p. 37.
-
[15]
M. Guitouni, « Le burnout : comment réussir ses ambitions sans se détruire », Psychologie préventive, vol 19, 1991, p. 9.
-
[16]
S. Peters et Dr. P. Mesters, op. cit., p. 59.
-
[17]
Peter M. Senge, The fifth discipline : the art and practice of the learning organization, New York, Doubleday, 1990, p. 51-54.
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[18]
Consultant pour un cabinet de conseil en innovation.
-
[19]
Weick K., « L’Effondrement du sens dans les organisations : l’accident de Mann Gulch », in B. Vidaillet (dir.), Le Sens de l’action, Paris, Éd. Institut Vital Roux Vuibert, 2003, p. 59-83.
-
[20]
M. Manciaux, La résilience : un regard qui fait vivre, Paris, Études
-
[21]
Ludwig Von Bertalanffy, Théorie générale des systèmes, Paris, Éd. Dunod, 1972.
-
[22]
Dominique Bériot, Manager par l’approche systémique, Paris, Éd. d’Organisation, 2006, p. 67.
-
[23]
Gérard Donnadieu, Manager avec le social, Rueil-Malmaison, Éd. Liaisons, 1997, p. 18.
-
[24]
Frege Gottlob, 1894, cité par Nicole Sindzingre, article « Identité », Encyclopaedia Universalis.
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[25]
Identité : ce qui fait qu’une chose est de même nature qu’une autre.
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[26]
Qui peuvent également servir de points d’appui pour se distinguer.
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[27]
Cité par Emmanuel Housset, Personne et sujet selon Husserl, Paris, PUF, 1997, coll. Epiméthée, p. 16.
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[28]
Peter Kunzmann, Franz Peter Burkard et Franz Wiedmann, Atlas de la philosophie, Paris, Livre de Poche, coll. Encyclopédies d’aujourdhui, 1993, p. 71.
-
[29]
Alex Mucchielli, L’identité, Paris, Presses universitaires de France, date, coll. Que sais-je ? n° 2288.
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[30]
Pierre Tap, « Relations interpersonnelles et genèse de l’identité », Annales, UTM. Homo, XVIII, 7-43, 1979.
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[31]
Pierre Tap, op. cit..
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[32]
Alex Mucchielli, L’Identité, Paris, PUF, 2003 (1986), coll. Que sais-je ?, p. 36-37.
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[33]
Site personnel de Philippe Zarifian.
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[34]
Claude Dubar, La Socialisation, Paris, Éditions Armand Colin, 2000, p. 32.
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[35]
Claude Dubar, La Crise des identités : l’interprétation d’une mutation, Paris, PUF, 2000, p. 237.
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[36]
Le site www.resilience-organisationnelle.com vous propose une sélection de théories de la motivation pour comprendre la manière dont la motivation se construit. Nous reprenons successivement l’essentiel des théories axées sur les contenus avant d’aborder celles axées sur les processus.
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[37]
Jean-Pierre Boutinet, Stratégies de maintien au travail, Québec, Éd. Septembre, 2001, p. 33.
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[38]
Loc. cit.
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[39]
Gérard Donnadieu et M. Karsky, La Systémique : penser et agir dans la complexité, Rueil-Malmaison, éd. Liaisons, 2002 (cité par Dominique Bériot, op. cit., p. 164).
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[40]
Dominique Bériot, op. cit., p. 162-172.
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[41]
Luc Boyer, Noël Equilbey, Organisation : théories et applications, Paris, Éd. d’Organisation, 1999, p. 289.
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[42]
Ce commentaire accompagne le « Modèle de flexibilité » proposé par phortail.org/webntic.
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[43]
Au vu des changements continus et imprévisibles, S.L. Goldman, K. Preiss, R.N. Nagel et R. Dove ont développé le modèle de l’organisation agile.
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[44]
Yvon Pesqueux & E. Fimbel, « Flexibilités et systèmes d’information », 9e colloque de l’AIM (Association Information et Management), Evry, 26-28 mai 2004.
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[45]
Luc Boyer, Noël Equilbey, op. cit., p. 289.
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[46]
A. Bandura, Auto-efficacité : le sentiment d’efficacité personnelle, traduction de Jacques Lecomte, Bruxelles, Paris, Éd. De Boeck, 2003, p. 181-242.
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[47]
Antonio R. Damasio, Le sentiment même de soi, corps, émotions, conscience, Paris, Éd. Odile Jacob, 1999, p. 280.
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[48]
Daniel Chabot, Cultivez votre intelligence émotionnelle, Québec, Éd. Quebecor, 1998, p. 21-23.
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[49]
Antonio R. Damasio, op. cit., p. 49.
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[50]
Antonio R. Damasio, op. cit., p. 58.
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[51]
Antonio R. Damasio, op. cit., p. 50.
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[52]
Bandura, op. cit., p. 223.
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[53]
Bandura, op. cit., p. 227.
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[54]
« Le terme coping désigne le processus par lequel l’individu cherche à s’adapter à une situation problématique. Cette adaptation peut se faire par différents moyens : prise en compte de ses ressources personnelles (cognitives et affectives), aides extérieures possibles […]. » Dictionnaire de psychologie : http://www.dicopsy.com/coping.htm.
Lazarus et Folkman définissent le coping comme l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux toujours changeants que déploie l’individu pour répondre à des demandes internes et/ou externes spécifiques, évaluées comme très fortes et dépassant ses ressources adaptatives. -
[55]
Bandura, op. cit., p. 216.
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[56]
K. Evrard-Samuel, « Fusions et acquisitions : ruptures ou crise organisationnelles », Série Recherche, 2001, p. 17.
-
[57]
Th. C. Pauchant, E. Morin et al., La Quête du sens, Montréal (Québec), Éd. Québec/Amérique ; Paris, Éd. d’Organisation,1997, p. 269.
-
[58]
Philippe Bernoux, Sociologie du changement dans les organisations et les organisations, Paris, Éd. du Seuil, 2004, p. 159.
-
[59]
Bénédicte Vidaillet, Le Sens de l’action, Paris, Éd. Vuibert, 2003, p. 180.
-
[60]
Eric Berne, What do you say after you say hello, Corgi Books 1975.
-
[61]
Platon, La République, II, 369.
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[62]
Eric Albert, Frank Bournois, Jérôme Duval-Hamel, Jacques Rojot, Sylvie Roussillon, Renaud Sainsaulieu, Pourquoi j’irais travailler : à l’usage de ceux qui ont de la peine à se lever le matin !, Paris, Eyrolles, 2003, p. 204.
-
[63]
Bénédicte Vidaillet, Le Sens de l’action, Paris, Éd. Vuibert, 2003, p. 177-178.
-
[64]
Op. cit., p. 41.
-
[65]
Op. cit., p. 42-43 : « Sans liens, pas d’ordre, mais le chaos, la folie ou l’incapacité à agir et donc à vivre ; sans liens, pas de continuité entre passé, présent et futur, pas de cohérence entre actions, croyances, motivations. […] Notre environnement est constitué par l’action et conservé dans la tête sous forme de cartes causales. […] Les cartes sont des guides autant que des produits. Elles sont des guides en ce sens qu’elles assimilent des événements incertains à des concepts existants, elles donnent un sens à cet événement. »
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[66]
Bénédicte Vidaillet, Le Sens de l’action, Paris, Éd. Vuibert, 2003, p. 150-151.
-
[67]
Guy Pelletier et Claudie Sollar, « L’organisation apprenante : émergence d’un nouveau modèle de gestion de l’apprentissage », (desette.free.fr/pmevtxt/doc/10pelsot.doc).
-
[68]
Le groupe de codéveloppement de la résilience ou GCDR est largement présenté dans la partie 2, chapitre 6.
-
[69]
Peter Senge, La Cinquième Discipline, Paris, Ed. First, 1991, p. 194-219.
-
[70]
A. Payette et C. Champagne, Le Groupe de codéveloppement professionnel, Montréal, Éd. Presses de l’Université du Québec, 2002, p. 7-17.
-
[71]
Jacques Lecomte, Guérir de son enfance, Paris, Éd. Odile Jacob, 2004, p. 122.
-
[72]
Jacques Lecomte, Op. cit., p. 122.
-
[73]
M. Hanus, La résilience. À quel prix ?, préface de Ginette Raimbault, Paris, Maloine, 2001.
-
[74]
R. Poletti & B. Dobbs, La Résilience : l’art de rebondir, St-Julien-en-Genevois, Éditions Jouvence, 2001, p. 29.
-
[75]
La résilience ou l’art de rebondir, www.immigrer.com.
Ce chapitre fournit des repères utiles pour faciliter la compréhension de la résilience. Pour saisir le concept de résilience, faisons un détour par les origines du concept. C’est une manière d’en mesurer toute la texture et d’éviter la tentation de simplismes. Remonter aux origines du concept permet d’évoluer vers une définition plurielle, car le concept de « résilience » se retrouve dans plusieurs disciplines. Il figure dans les champs économique, social et écologique. Les recherches récentes démontrent l’intérêt porté à la résilience en période de crise où les individus et les organisations sont déstabilisés. Plusieurs événements qui surgissent interpellent l’individu. L’identité ne doit être réduite ni à l’identification ni à la projection de soi sur autrui. Des notions comme l’appartenance, le sentiment d’identité sont mises au jour. Un événement peut affecter l’individu dans son identité au point de déboucher, dans certains cas, sur une crise d’identité. Le contexte de crise peut contribuer à une déconstruction du « sens » et à une atteinte au sentiment d’identité. Il y a lieu de prendre en considération la composante comportementale dans ces situations ; différents scénarios peuvent s’observer. De nombreux éléments de la résilience mis en évidence au niveau individuel peuvent être transposés à l’organisation : voilà notre postulat de travail. La systémique ouvre des perspectives pour approcher la résilience organisationnelle.
Un événement inattendu, une situation ou un changement organisationnel peuvent être porteurs de déstabilisation ou de menaces non seulement pour l’individu, mais également pour l’organisation…
Date de mise en ligne : 01/04/2012
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