Chapitre d’ouvrage

Punition (et gratification)

Pages 270 à 272

Citer ce chapitre


  • Coum, D.
(2010). Punition (et gratification) Repères pour le placement familial (p. 270-272). érès. https://shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-270?lang=fr.

  • Coum, Daniel.
« Punition (et gratification) ». Repères pour le placement familial, érès, 2010. p.270-272. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-270?lang=fr.

  • COUM, Daniel,
2010. Punition (et gratification) In : Repères pour le placement familial. Toulouse : érès. Trames, p.270-272. URL : https://shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-270?lang=fr.

Dans le sens du châtiment, de la peine infligée par l’adulte à l’enfant, ou en général par une personne ayant autorité à l’égard de son subordonné, la punition représente une manière de sanctionner négativement un comportement. La sanction en effet peut être négative, et c’est la punition, ou positive avec la gratification. Dans les deux cas, il s’agit, par un « renforcement » positif (récompense) ou négatif (peine), de marquer la valeur que l’on accorde au comportement : soit on veut qu’il disparaisse, et c’est la punition pour que l’enfant ne recommence pas ; soit on aimerait qu’il se répète, et on récompense l’enfant pour qu’il renouvelle cette conduite. Qu’elle soit « condamnation » ou « compliment », la sanction fait partie des outils éducatifs auxquels les adultes ont recours. Il est pour le moins convenu qu’il ne peut être recouru au châtiment corporel comme moyen éducatif, dans le cadre de la famille d’accueil.
Dans tous les cas de transgression caractérisée, et particulièrement lorsque celle-ci se répète, il y a lieu de « prendre du recul », voire de « jouer l’indifférence » pour ne pas entrer dans l’escalade de ce qui pourrait devenir de la violence relationnelle. En effet, la transgression répétée appelle une réponse éducative, certes, mais qui ne relève pas uniquement de l’autorité ni de la punition. Il s’agit aussi de comprendre ce qui se joue au niveau de l’enfant pour qu’il s’enferre dans de tels comportements antisociaux. L’assistante familiale a tout particulièrement besoin d’être soutenue dans de tels moments, pour ne pas répondre « au coup par coup » dans une escalade symétrique de l’interaction violente où le rapport d’autorité cède la place au rapport de force, ou à l’opposé, pour ne pas « baisser les bras », c’est-à-dire démissionner…


Date de mise en ligne : 20/10/2011

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