Chapitre d’ouvrage

Droits de l'enfant

Pages 106 à 108

Citer ce chapitre


  • Coum, D.
(2010). Droits de l'enfant. Repères pour le placement familial (p. 106-108). érès. https://shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-106?lang=fr.

  • Coum, Daniel.
« Droits de l'enfant ». Repères pour le placement familial, érès, 2010. p.106-108. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-106?lang=fr.

  • COUM, Daniel,
2010. Droits de l'enfant. In : Repères pour le placement familial. Toulouse : érès. Trames, p.106-108. URL : https://shs.cairn.info/reperes-pour-le-placement-familial--9782749212265-page-106?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Comme le stipule la Convention internationale des droits de l’homme dans son article 1 : « Les hommes naissent libres et égaux en droit. » Si l’enfant est un humain, alors…
  • [2]
    De nombreux ouvrages, à la suite de la critique sévère qu’a produite Irène Théry de la cide (Le démariage, Paris, Odile Jacob), ont questionné le rapport délicat existant entre l’autorité des adultes et le respect des droits des enfants. Un d’eux fait référence pour nous, celui du philosophe Alain Renaut, La libération des enfants, Paris, Calman Lévy, 2002.

Que de choses faites au nom du respect des droits des enfants ! Si la question ne traverse que secondairement la problématique de l’accueil familial, nous nous y arrêtons parce que la notion inspire largement les textes qui réglementent la protection de l’enfance ainsi que le droit de la famille. Aujourd’hui, il est difficile pour quiconque s’occupe d’éducation des enfants d’échapper à la culture de promotion des droits de l’enfant qui infiltre nos pratiques autant que nos discours. En quoi cela pose-t-il question ?
Pour généreuse qu’elle soit l’intention de la Convention internationale des droits des enfants, signée à l’onu en 1989 et ratifiée par la France en 1993, n’en pose pas moins problème. Mélangeant deux traditions juridiques, la protection et la participation, la cide ouvre les droits de l’enfant à l’exercice d’une responsabilité dont on peut se demander si l’intéressé lui-même est capable d’en faire usage. Autrement dit, l’enfant est-il citoyen ou doit-il le devenir ? L’autorité parentale ne continue-t-elle pas de faire peser sur une minorité, les enfants, un pouvoir que l’on ne saurait qualifier autrement que d’abusif ? En effet, l’enfant est « une personne à part entière » que sa qualité d’être humain, que l’on ne saurait lui dénier, place idéalement, dès sa naissance, à égalité de droits avec l’adulte. Ne faut-il pas « libérer les enfants » ?
C’est la question du statut de l’enfant et de la responsabilité des adultes qui se pose. En résumé, convenons que si l’enfant doit son statut, c’est-à-dire sa place et le traitement dont il est l’objet, aux adultes qui s’en occupent, seule son immaturité constitutionnelle lui vaut d’être pris en charge et de dépendre, le temps de l’enfance, du pouvoir, pudiquement appelé « autorité », que l’on exerce sur lui…


Date de mise en ligne : 20/10/2011

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