XXIII. L’impossible au-delà du génocide
- Par Alan Bass
Pages 303 à 317
Citer ce chapitre
- BASS, Alan,
- MICHAUD, Ginette
- et COHEN-LEVINAS, Danielle,
- Bass, Alan.
- Bass, A.
- G. Michaud
- et D. Cohen-Levinas
https://doi.org/10.3917/herm.micha.2022.01.0303
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- Bass, A.
- G. Michaud
- et D. Cohen-Levinas
- Bass, Alan.
- BASS, Alan,
- MICHAUD, Ginette
- et COHEN-LEVINAS, Danielle,
https://doi.org/10.3917/herm.micha.2022.01.0303
Notes
-
[1]
Jacques Derrida, « Spéculer – sur “Freud” », in La carte postale, de Socrate à Freud et au-delà, Paris, Aubier-Flammarion, coll. « La philosophie en effet », 1980, p. 430-432 ; rééd. Flammarion, 2014.
-
[2]
Ibid., p. 432.
-
[3]
Sigmund Freud, « La perte de réalité dans la névrose et dans la psychose » [1924], trad. fr. Joël Doron et Roland Doron, in André Bourguignon et Pierre Cotet (dir.), Œuvres complètes / Psychanalyse, Volume XVII : 1923-1925, Paris, PUF, 1992, p. 39.
-
[4]
J. Derrida, « Spéculer – sur “Freud” », loc. cit., p. 430.
-
[5]
Cette anecdote est rapportée par Katherine Goldsmith dans « The Issue of Intent in the Genocide Convention and Its Effect on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide : Toward a Knowledge-Based Approach », Genocide Studies and Prevention, vol. 5, n° 3, 2010, p. 238.
-
[6]
J. Derrida, États d’âme de la psychanalyse. L’impossible au-delà d’une souveraine cruauté, Paris, Galilée, coll. « Incises », 2000, p. 10-11.
-
[7]
J. Derrida, in Jean Baudrillard et J. Derrida, Pourquoi la guerre aujourd’hui ?, Controverse présentée, animée et actualisée par René Major, Paris, Lignes, 2015, p. 56.
-
[8]
René Major, in J. Baudrillard et J. Derrida, Pourquoi la guerre aujourd’hui ?, op. cit., p. 18.
-
[9]
R. Major, La Démocratie en Cruauté, Paris, Galilée, coll. « Débats », 2003, p. 12 ; je souligne.
-
[10]
J. Derrida, in J. Baudrillard et J. Derrida, Pourquoi la guerre aujourd’hui ?, op. cit., p. 56.
-
[11]
Cité par Leo Kuper in The Prevention of Genocide, New Haven, Yale University Press, 1985, p. 241.
-
[12]
Ibid., p. 196.
-
[13]
R. Major, « La soif du pouvoir », in Au commencement – La vie la mort, Paris, Galilée, coll. « Incises », 1999, p. 142.
-
[14]
Ibid., p. 147.
-
[15]
Ibid., p. 148-149.
-
[16]
S. Freud, « Psychologie des foules et analyse du moi », trad. fr. Pierre Cotet, André Bourguignon, Janine Altounian, Odile Bourguignon et Alain Rauzy, in Essais de psychanalyse, Paris, Éditions Payot et Rivages, 2001, p. 145.
-
[17]
Melanie Klein, « Notes on Some Schizoid Mechanisms » [1946], in The Selected Melanie Klein, Juliet Mitchell (éd.), New York, The Free Press, 1986, p. 175-200.
-
[18]
M. Klein, « A Contribution to the Psychogenesis of Manic-Depressive States » [1935], in The Selected Melanie Klein, op. cit., p. 124.
-
[19]
Ibid. p. 125.
-
[20]
R. Major, « La soif du pouvoir », loc. cit., p. 149.
-
[21]
Ibid.
-
[22]
Ibid., p. 149-150.
-
[23]
J. Derrida, Mal d’Archive. Une impression freudienne, Paris, Galilée, coll. « Incises », 1995, p. 131.
-
[24]
Albert Einstein, in A. Einstein et S. Freud, Pourquoi la guerre ? [1933], trad. fr. Blaise Briod, Paris, Éditions Payot et Rivages, coll. « Rivages poche », 2005, p. 36 ; je souligne.
-
[25]
Ibid., p. 38.
-
[26]
S. Freud, « L’analyse avec fin et l’analyse sans fin » [1937], trad. fr. Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy, in Résultats, idées, problèmes, Tome II : 1921-1938, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », 1985, p. 250.
-
[27]
Alan Bass, « Murderous Racism as Normal Psychosis », Journal of the American Psychoanalytic Association, vol. 69, n° 2, 2021, p. 291-313.
-
[28]
Voir, par exemple, Israel W. Charny, « Requiem for the Prevention of Genocide in Our Time : Working Toward an Improbable Possibility but Not Giving Up », Genocide Studies and Prevention, vol. 7, n° 1, 2012, p. 113 sq.
-
[29]
Gustave Le Bon, Psychologie der Massen [Psychologie des masses], trad. allemande Rudolf Eisler, 2e éd., Leipzig, W. Klinkhardt, 1912. La première édition a paru en 1895 à Paris, aux Éditions Alcan. Cité par Sigmund Freud in « Psychologie des foules et analyse du moi », loc. cit., p. 146.
-
[30]
S. Freud, « Psychologie des foules et analyse du moi », loc. cit., p. 200.
-
[31]
Ibid., p. 198.
-
[32]
R. Major, « La soif du pouvoir », loc. cit., p. 147.
-
[33]
S. Freud, « Psychologie des foules et analyse du moi », loc. cit., p. 152.
-
[34]
R. Major, La Démocratie en Cruauté, op. cit., p. 115-116.
-
[35]
Ibid., p. 121.
-
[36]
Ibid.
-
[37]
Ibid.
-
[38]
Ibid., p. 117.
-
[39]
Ibid., p. 120.
-
[40]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir » [1919-1920], trad. fr. Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy, in A. Bourguignon et P. Cotet (dir.), Œuvres complètes / Psychanalyse, Volume XV : 1916-1920, Paris, PUF, 1996, p. 329.
-
[41]
S. Freud, Le Moi et le Ça, trad. fr. Jean-Pierre Lefebvre, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », 2015, p. 87.
-
[42]
R. Major, in J. Baudrillard et J. Derrida, Pourquoi la guerre aujourd’hui ?, op. cit., p. 78-79.
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[43]
Thomas G. Weiss, « Halting Genocide : Rhetoric versus Reality », Genocide Studies and Prevention, vol. 2, n° 1, p. 8.
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[44]
Kofi Annan, « Two Concepts of Sovereignty », The Economist, n° 352, 8 septembre 1999, p. 49-50, cité par T. G. Weiss in « Halting Genocide : Rhetoric versus Reality », loc. cit., p. 9.
Dans les dernières pages de « Spéculer – sur “Freud” », Jacques Derrida en arrive à la conclusion que l’au-delà du principe de plaisir, c’est le pouvoir. Il s’appuie pour cela sur divers passages dans lesquels Freud mentionne une Bemächtigungstrieb – une « pulsion de pouvoir ». Freud lui-même évoque les « aspirations de puissance » ou le désir de pouvoir du Ça – le pouvoir étant alors compris comme ce qu’il y a de plus pulsionnel dans la pulsion ou comme « la pulsionnalité de la pulsion », pour reprendre l’expression de Derrida.
La question du pouvoir a une dimension politique cruciale. Elle est liée à celle de la souveraineté – par exemple, le pouvoir ou le droit dont dispose une nation souveraine de faire la guerre, voire de tuer ses propres citoyens, jusqu’à commettre un génocide au sein de ses frontières. Le génocide serait-il l’expression de la volonté de puissance du Ça ? Un déchaînement de violence qui s’abriterait derrière la souveraineté ?
Le terme « génocide » fut inventé par Raphael Lemkin peu après la Shoah. Lemkin s’était depuis longtemps demandé pourquoi il n’existait pas de sanction juridique contre ce qu’il nommera plus tard « génocide ». Alors qu’il était un jeune étudiant en droit en Pologne, il s’était entretenu avec l’un de ses professeurs afin de lui demander pourquoi personne n’avait été arrêté pour les meurtres de masse perpétrés contre les Arméniens. Son professeur lui avait répondu : « Imaginez un fermier qui posséderait un élevage de poulets… S’il les tue, c’est son affaire…
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