Conclusion de la seconde partie
Pages 307 à 311
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- SITBON-PEILLON, Brigitte,
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- Sitbon-Peillon, B.
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La volonté – non théorisée cependant – de Bergson de considérer le fait religieux dans son « intégralité » à partir d’un « mixte » méthodologique, met en jeu, d’une part, sa métaphysique, et, d’autre part, les acquis de la sociologie, de l’anthropologie et de l’ethnologie, de É. Durkheim, L. Lévy-Bruhl, M. Mauss et H. Hubert. La séparation entre sociologie et philosophie, revendiquée par Durkheim, au titre de l’instauration de l’autonomie de la sociologie, est ainsi repensée à nouveaux frais par Bergson dans sa théorie de la religion.
Les conséquences théoriques d’une telle séparation consistaient dans le traitement même du rapport entre l’individu et le social, entre sa conscience et la conscience collective, et plus métaphysiquement entre la spiritualité, telle qu’elle est engagée dans le fait religieux, et la « spiritualité sociale ». Bergson place ainsi en son centre l’élément supra-spirituel, que représente le mystique, en l’opposant à l’hyper-spiritualité désincarnée de Durkheim. L’infra comme le supra-religieux, obligent le philosophe à rencontrer le social : le primitif comme le mystique expriment, en effet, l’un, le versant naturel, instinctif, somnambulique du social, ou encore statique, et l’autre, son versant quasi divin, dynamique. Dans les deux cas, c’est l’antagonisme entre l’esprit et le social qui émerge, en mettant au jour deux types de spiritualités.
L’analyse originale que fait Bergson du mysticisme, en déployant tant sa fonction métaphysique que sociale, permet d…
Date de mise en ligne : 20/04/2015
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