Chapitre d’ouvrage

IV. Louis XIV dans ses Conseils

Pages 175 à 214

Citer ce chapitre


  • Sarmant, T.
  • et Stoll, M.
(2019). IV. Louis XIV dans ses Conseils. Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (p. 175-214). Perrin. https://shs.cairn.info/regner-et-gouverner--9782262080297-page-175?lang=fr.

  • Sarmant, Thierry.
  • et al.
« IV. Louis XIV dans ses Conseils ». Régner et gouverner Louis XIV et ses ministres, Perrin, 2019. p.175-214. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/regner-et-gouverner--9782262080297-page-175?lang=fr.

  • SARMANT, Thierry
  • et STOLL, Mathieu,
2019. IV. Louis XIV dans ses Conseils. In : Régner et gouverner Louis XIV et ses ministres. Paris : Perrin. Tempus, p.175-214. URL : https://shs.cairn.info/regner-et-gouverner--9782262080297-page-175?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’étude classique est celle d’A. de Boislisle, Les conseils du roi sous Louis XIV, 1884, à compléter par M. Antoine, Le Conseil du roi sous le règne de Louis XV, 1970, et J. C. Rule, « The King in his Council : Louis XIV and the “Conseil d’En-Haut” », Royal and Republican Sovereignty in Early Modern Europe, 1997, p. 216-241 (l’article porte sur les années 1699-1715), ce dernier ayant également travaillé sur le Conseil des dépêches, « Louis XIV at work : decoding the Council of Dispatches, 1690-1715 », Proceedings of the annual meeting of the Western Society for French history, t. 23, 1996, p. 309-320 ; « Le Conseil d’État avant le Conseil d’État », Revue administrative, no spécial, 1999, no 3. Voir aussi T. Sarmant, Gouverner la France sous Louis XIV, 2009, p. 215-232. Pour le Conseil privé, voir N. Hamscher, The Conseil Privé and the Parlements in the Age of Louis XIV : a study in French absolutisme, 1987, et pour le Conseil royal des finances, M. Stoll, Pouvoir et administration au Grand Siècle, 2008, p. 808-834, et, du même, « “Ils étaient comme de petits dieux…” Les conseillers au Conseil royal des finances, 1661-1715 », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 171, juillet-décembre 2013 (2017), p. 437-464.
  • [2]
    Louis XIV, Mémoires, p. 130.
  • [3]
    Le nonce Niccolini au secrétaire d’État, Paris, 28 novembre 1690, rapportant l’audience privée qu’il a eue le mardi martin précédent (Archives vaticanes, Nunziatura di Francia 180, fol. 9-10).
  • [4]
    Dangeau, Journal, t. VII, p. 148.
  • [5]
    Ibid., t. III, p. 327.
  • [6]
    Ibid., t. I, p. 123.
  • [7]
    Louvois à Le Peletier, Marly, 5 août 1687 (SHD, AG, A785, fol. 91).
  • [8]
    Dangeau Journal, t. II, p. 103.
  • [9]
    Cité par A. de Boislisle, Les Conseil du roi sous Louis XIV, p. 69.
  • [10]
    Torcy, Journal, p. 90.
  • [11]
    Ibid., p. 337.
  • [12]
    Règlement du Conseil du 15 septembre 1661 (AN, E 1713, fol. 173).
  • [13]
    Discours sur la vie et la mort, les mœurs et le caractère de M. d’Aguesseau, p. 111.
  • [14]
    Saint-Simon, Mémoires, t. XX, p. 171.
  • [15]
    Mémoire de 1689-1690, cité par M. Stoll, Pouvoir et administration au Grand Siècle, p. 230.
  • [16]
    Cité par M. Stoll, Ibid., p. 813.
  • [17]
    Saint-Simon, Mémoires, t. XIV, p. 156.
  • [18]
    L. André, Michel Le Tellier et Louvois, p. 117.
  • [19]
    Ibid., p. 180.
  • [20]
    Saint-Simon, Mémoires, t. V, p. 259.
  • [21]
    Règlement du Conseil du 3 janvier 1673 (AN, E 1771, fol. 3).
  • [22]
    Cité par A. de Boislisle, Les Conseils du roi sous Louis XIV, p. 16.
  • [23]
    Ibid., p. 12.
  • [24]
    Règlement du Conseil du 14 mai 1697 (AN, E 1899, fol. 252).
  • [25]
    Cité par A. de Boislisle, Les Conseils du roi sous Louis XIV, p. 36.
  • [26]
    Règlement du Conseil du 17 juin 1687 (AN, E 1840, fol. 201).
  • [27]
    Sujet du prix de poésie proposé par l’Académie française en 1685 : « La gloire du roi se condamnant dans sa propre cause ».
  • [28]
    Sourches, Journal, t. I, p. 171.
  • [29]
    Ibid.
  • [30]
    « Mémoire de ce que je me propose de faire toutes les semaines pour exécuter les ordres de mon père et de me rendre capable de le soulager » [1671] (Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. III, p. 71-74).
  • [31]
    Règlement du Conseil de 1615, cité par F. Hildesheimer, Richelieu, p. 117-118.
  • [32]
    Verjus à Louvois, Berlin, 31 août 1673, citée par R. Mathis, Simon Arnauld de Pomponne, t. I, p. 258.
  • [33]
    Louvois à Le Tellier, Avesnes, 11 août 1680 (SHD, AG, A1 643, fol. 112).
  • [34]
    Mémoire de Colbert à Louis XIV, intitulé « Pour le Conseil royal », 1661 (Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. II, 1re partie, p. CCI).
  • [35]
    La Vauguyon à Louvois, Vienne, 2 janvier 1687 (SHD, AG, A793, pièce 115).
  • [36]
    Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand, p. 61.
  • [37]
    Cité par R. Mathis, Simon Arnauld de Pomponne, t. I, p. 243-244.
  • [38]
    Dangeau, Journal, t. I, p. 145.
  • [39]
    Récit de Michel Le Tellier cité par L. André, Michel Le Tellier et Louvois, p. 280.
  • [40]
    Dangeau, Journal, t. I, p. 369.
  • [41]
    Sourches, Mémoires, t. II, p. 135.
  • [42]
    Dangeau, Journal, t. I, p. 43.
  • [43]
    Pontchartrain à Louvois, Versailles, 15 février 1691 (SHD, AG, A1 1024, fol. 18).
  • [44]
    Torcy, Journal, p. 69.
  • [45]
    Ibid., p. 125.
  • [46]
    Ibid., p. 75.
  • [47]
    Règlement du Conseil du 18 janvier 1630 (BnF, Mss, Fr. 18152, fol. 85).
  • [48]
    C. Loyseau, Traité des ordres et simples dignités, p. 17.

Depuis la « prise du pouvoir » de mars 1661, il est entendu que « le roi gouverne par lui-même », suivant la formule inscrite au plafond de la galerie de Versailles. Tableaux, estampes et médailles montrent Louis XIV, seul, tenant un gouvernail grâce auquel il pilote le navire de l’État. La métaphore n’est pas neuve : elle avait abondamment servi à Rubens quand il illustrait au Luxembourg le cycle glorifiant la régence de Marie de Médicis.
Les ministres sont presque absents de cette iconographie d’État. Quand ils y apparaissent, ils sont toujours représentés groupés autour du Prince. Ainsi sur les almanachs intitulés « Le roi dans ses Conseils arbitre de la paix et de la guerre ou les heureux succès des ordres du roi » (1682) et « Les heureux succès des ordres du roi et du choix de ses ministres » (1684).
Pour autant, le gouvernement personnel de Louis XIV n’est pas un gouvernement solitaire. Pour Louis XIV, gouverner c’est le plus souvent consulter. La vie du monarque se passe à tenir les séances de multiples Conseils ordinaires ou extraordinaires. Les séances de travail en tête à tête ne viennent qu’en second lieu. Mais les contemporains accusent volontiers les ministres de chercher à vider les Conseils de leur substance en réservant les sujets cruciaux pour leurs séances de travail particulier avec le roi.Nihil nisi consilio : « rien sans conseil ». Cette devise du Conseil du roi, portée au droit de ses jetons depuis le règne d’Henri II jusqu’à celui de Louis XIV, exprime avec vigueur l’idéologie du gouvernement de la monarchie française…


Date de mise en ligne : 19/10/2020

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