Chapitre 3. Les éducateurs scolaires contre l’école, 1959-1967
- Par Samuel Boussion
- et Mathias Gardet
Pages 49 à 60
Citer ce chapitre
- BOUSSION, Samuel
- et GARDET, Mathias,
- CAHON, Julien
- et MICHEL, Youenn,
- Boussion, Samuel.
- et al.
- Boussion, S.
- et Gardet, M.
- J. Cahon
- et Y. Michel
https://doi.org/10.3917/pug.cahon.2020.01.0049
Citer ce chapitre
- Boussion, S.
- et Gardet, M.
- J. Cahon
- et Y. Michel
- Boussion, Samuel.
- et al.
- BOUSSION, Samuel
- et GARDET, Mathias,
- CAHON, Julien
- et MICHEL, Youenn,
https://doi.org/10.3917/pug.cahon.2020.01.0049
Notes
-
[1]
Lettre de 1906 citée par Vial, M., « Les débuts de l’enseignement spécial en France : les revendications qui ont conduit à la loi du 15 avril 1909 créant les classes et les écoles de perfectionnement », dans Romagny-Vial, M. & Burguière, E. (1985), Les Institutions de l’éducation spécialisée, Paris : INRP, p. 91.
-
[2]
AVVEJ, en ligne : http ://www.avvej.asso.fr/fr/22eme-seminaire-septembre-2013,15.html [consulté le 31/12/2019].
-
[3]
Note sur la fonction d’éducateur dans les internats d’éducation surveillée accompagnant une lettre du 16 janvier 1937 de J.-M. Lahy au garde des Sceaux, archives Lahy, Centre hospitalier Sainte-Anne, Paris.
-
[4]
Texte de Paul Bertrand et Henri Kégler, « Au sujet du statut », 9 janvier 1948, cité par Boussion, S. (2013), Les éducateurs spécialisés, naissance d’une profession. Le rôle de l’Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés (1947-1959), Rennes : PUR.
-
[5]
Rééducation, n° 33/34, octobre 1951. Ces propos ont été cités dans Gardet, M. (2009), « Éduquer ou instruire. Instituteurs et éducateurs spécialisés : Le choc des cultures », Diversité (Ville, école intégration), n° 158, p. 122-128.
-
[6]
Mezeix, P. (1953), « Éducateurs et instituteurs », Les Cahiers de l’enfance inadaptée, n° 17, p. 1.
-
[7]
Rapport de l’Éducation surveillée au garde des Sceaux, 1952, p. 105.
-
[8]
AN, AS/208(I)/87, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, enquête nationale de l’ANEJI « Qu’est-ce qu’un éducateur ? », 1948.
-
[9]
AN, AS/208(I)/70, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, circulaire ANEJI, n° 2, janvier 1948.
-
[10]
AN, AS/208(I)/96, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, enquête de l’ANEJI sur les éducateurs scolaires, 1956.
-
[11]
Bernard Montaclair devient éducateur en 1953, puis « éducateur scolaire » au centre de Ker Goat, parce que titulaire du baccalauréat. Après une année dans l’Éducation nationale afin de passer son CAP, il est de nouveau « éducateur scolaire » à l’Institut médico-pédagogique du Bouyssou à partir de 1956, dans une optique de pédagogie Freinet (archives du CNAHES, questionnaires aux premiers éducateurs, 1993).
-
[12]
AN, AS/208(I)/96, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, enquête de l’ANEJI sur les éducateurs scolaires, 1956.
-
[13]
Ibid., lettre de Bernard Montaclair à Adeline Bessis, 11 juin 1957.
-
[14]
AN, AS/208(II)/46, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, ANEJI, brochure issue des journées nationales de perfectionnement des éducateurs scolaires, 1959.
-
[15]
AN, AS/208(I)/96, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h.
-
[16]
Bachelier, Philippe Monello commence sa carrière d’éducateur en 1949 au Home de Campestre, à Lodève (Hérault), puis devient éducateur et instituteur au centre d’observation du Colombier, à Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire) ; il obtient son CAEA en 1956. En 1960, il devient directeur de l’Institut psychothérapique de Lescout, à Jegun (Gers) (archives du CNAHES, questionnaires aux premiers éducateurs, 1993; AN, 19980162/3 F 2406, éducation surveillée).
-
[17]
AN, AS/208(I)/96, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, lettre dactylographiée de Philippe Monello à Jacques Guyomarc’h du 14 mai 1959.
-
[18]
Ibid., réponse manuscrite du 27 mai 1959.
-
[19]
Le certificat d’aptitude pour l’éducation des enfants et adolescents inadaptés, CAEI, a remplacé en 1963 l’ancien CAEA.
-
[20]
AN, AS/208(I)/96, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, compte rendu de la réunion d’éducateurs scolaires qui a eu lieu à Venerque le 10 mars 1966.
-
[21]
Ibid., AS/208(II)/46 et 47, CGT, « Les éducateurs scolaires. Situation actuelle – perspectives d’avenir ».
-
[22]
Ibid.
-
[23]
Ibid.
-
[24]
Loi n° 77-1453 du 29 décembre 1977 relative à certains personnels exerçant dans les établissements spécialisés pour enfants et adolescents handicapés.
-
[25]
AN, AS/208(II)/47, CNAHES, sous-fonds Jacques Guyomarc’h, formation des éducateurs scolaires, correspondance avec les éducateurs, 1973-1979.
-
[26]
Deligny, F. (1945), Graine de crapule, Paris : Victor Michon, p. 15.
-
[27]
Ibid. (2007), Œuvres, [Édition établie par Sandra Alvarez de Toledo], Paris : L’Arachnéen.
-
[28]
Direction[s]Emploi, site emploi des directeurs en cadres du secteur social et médico-social, en ligne : https ://emploi.directions.fr/article_fm/2042921W/l-educateur-scolaire-un-soutien-pedagogique [consulté le 31/12/2019].
L’objet « refus d’école » renvoie à la thématique contemporaine du décrochage scolaire. Une de ses déclinaisons, les « refusés d’école », renvoie quant à elle à une question plus ancienne, celle des enfants qui échappent à l’emprise scolaire, ceux que l’ancien ministre de l’Instruction publique, Léon Bourgeois, appelait les « enfants hors la loi » (hors-la-loi scolaire). Dans les deux cas, le refus de l’ordre scolaire est appréhendé du côté des élèves. Ce refus de la forme scolaire peut aussi se retrouver du côté des adultes chargés de leur éducation.
Un séminaire organisé par une association du secteur social, l’AVVEJ (Association vers la vie pour l’éducation des jeunes), à l’intention de son personnel en septembre 2013 à Blainville-sur-Mer et intitulé « Instruire, éduquer : comment s’institue le sujet dans la cité ? » avait été l’occasion d’une confrontation avec cette situation pour le moins paradoxale. Au cours des ateliers proposés, plusieurs récits filmés d’expériences menées par des éducateurs avec des jeunes d’âge scolaire entendaient démontrer qu’une partie des problèmes rencontrés par ces jeunes étaient provoqués par l’école qui ne savait pas comment faire avec eux, sous-entendu contrairement à ces éducateurs. Cette démonstration a rencontré d’autant plus l’adhésion du public que celui-ci était constitué en majorité d’« éducateurs scolaires » et que, malgré le thème du séminaire, il n’y avait pas un seul représentant de l’Éducation nationale. L’AVVEJ, en effet, ne comptait aucun professeur des écoles parmi son personnel, palliant le problème de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans par l’action de ces drôles d’« éducateurs scolaires » qui faisaient tout, sauf de l’école…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
25,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €