Chapitre 2. Les tremblements de terre et les divinités
Pages 35 à 56
Citer ce chapitre
- GUIDOBONI, Emanuela
- et POIRIER, Jean-Paul,
- Guidoboni, Emanuela.
- et al.
- Guidoboni, E.
- et Poirier, J.-P.
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- Guidoboni, E.
- et Poirier, J.-P.
- Guidoboni, Emanuela.
- et al.
- GUIDOBONI, Emanuela
- et POIRIER, Jean-Paul,
Notes
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Par exemple, les forts séismes de 1546, 1906 et 1927 dont l’épicentre était à Damiya, à une trentaine de kilomètres au nord de Jéricho. (Bentor, Y.K., « Geological events in the Bible », Terra Nova, vol. 1, 1989, p. 326‐338.)
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[*]
Le nom de la vallée de Hinnom, traduit en grec, a donné « Géhenne ». C’était le ravin d’abominable mémoire, où, dans les temps anciens, on brûlait vifs des enfants pour honorer Moloch et Baal. Après le retour des Hébreux de l’exil de Babylone, le ravin fut utilisé comme décharge publique, où le feu consumait en permanence les charognes et immondices qu’on y jetait. Le feu de la Géhenne fut, par la suite, associé au feu infernal.
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[*]
Hérode, après la bataille d’Actium, avait proposé son aide à Antoine, qui lui répondit qu’il n’en avait pas besoin et qu’il préférait qu’il marche contre les Arabes. « Cléopastre qui estoit bien aise que les Juifs et les Arabes en vinssent aux armes et s’affaiblissent ainsi les uns les autres, fut cause de cette réponse d’Antoine. »
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[*]
Agesipolis : roi de Sparte (395‐380 av. J.‐C.).
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[**]
Voir chapitre 4.
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Aulu‐Gelle (Nuits attiques I. 19) raconte l’histoire des livres sibyllins : une vieille femme aurait proposé à Tarquin le Superbe de lui vendre, à un prix exorbitant, neuf volumes qu’elle prétendait être des oracles divins. Sur le refus du roi, elle brûla trois des volumes et lui proposa le reste au même prix ; sur un nouveau refus, elle brûla encore trois volumes et proposa les trois derniers au même prix. Tarquin alors accepta. Le nombre des prêtres chargés de garder les volumes sacrés, de deux à l’origine, fut porté à dix (les décemvirs) en 367 av. J.‐C., puis à quinze par Sylla. On y trouvait à l’origine uniquement des prescriptions propres à conjurer les prodiges, puis, plus tard, après leur transformation, des oracles y apparurent.
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[**]
Liber : vieille divinité latine, confondue plus tard avec Bacchus. Libera : nom de Proserpine.
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Alors qu’un sismographe enregistre les mouvements du sol, un sismoscope est mis en branle par le séisme et indique uniquement qu’un tremblement de terre a été ressenti, ce qui est évidemment de peu d’intérêt en général. Le premier sismoscope, et le plus intéressant, fut construit par le mathématicien et astronome chinois Zhang Heng (78‐139). Il se composait d’un vase de bronze dont sortaient huit têtes de dragon tenant dans la bouche une boule de bronze. Lorsqu’un séisme arrivait dans une province lointaine, un mécanisme interne faisait relâcher la boule du dragon correspondant à la direction du séisme, alors même qu’il n’était ressenti par personne à Pékin. C’était le devoir des fonctionnaires du Bureau de l’astronomie et du calendrier d’enregistrer les directions des séismes (cf. Needham, J., Ronan, C. A., The Shorter Science and Civilisation in China, Cambridge, Cambridge University Press, 1981, vol. 2, p. 301‐305).
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[9]
Montessus de Ballore, F., « La sismologia en la Biblia », XI Boletin del Servicio sismológico de Chile, Memorias, Santiago‐Valparaiso, 1915, p. 28‐165.
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[10]
Steiner, G., « A preface to the Hebrew Bible », in No passion spent, Yale U. Press, 1996.
-
[11]
Juges V, 4. La Bible, traduction œcuménique, Paris, Le Cerf, 1998.
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[12]
Ps. XVIII, 8‐9, ibid.
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[13]
Nur, A. et Ron, H., « Armageddon’s earthquake », International Geology Review, vol. 39, 1997, p. 532‐541; Bentor, Y.K., « Geological events in the Bible », Terra Nova, vol. 1, 1989, p. 326‐338.
-
[14]
Ben Menahem, A., « Earthquake catalogue for the Middle East », Bolletino di Geofisica teorica ed applicata, 1979, vol. 21, p. 245‐310.
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[15]
Bentor, Y.K., « Geological events in the Bible », Terra Nova, vol. 1, 1989, p. 326‐338.
-
[16]
Montessus de Ballore, F., op. cit.
-
[17]
Finkelstein, I. et Silberman, N.A., La Bible dévoilée, Paris, Bayard, 2002, p. 101; Herzog, Z., « Deconstructing the walls of Jericho », Ha’aretz, 29 oct. 1999.
-
[18]
Guidoboni, E., Catalogue of ancient earthquakes in the Mediterranean area up to the 10th century, Rome, Istituto Nazionale di Geofisica, 1994, p. 105‐108.
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[19]
Amos, I, 1, loc. cit.
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[20]
Zacharie, XIV, 5., loc. cit.
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[21]
Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, IX, chap. 11, trad. Arnauld d’Andilly, Amsterdam, 1700.
-
[22]
Flavius Josèphe, op. cit., XV, chap. 7.
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[23]
Xénophon, Helléniques, IV.7.4, trad. J. Hatzfeld, Les Belles Lettres, 1948.
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[24]
Homère, Odyssée, 4.505.10.
-
[25]
Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, I.128.1, trad. J. de Romilly, Les Belles Lettres, 1962.
-
[26]
Héliké et Boura, en Achaïe, sur la rive méridionale du golfe de Corinthe. Intensité épicentrale XI (voir chapitre 4).
-
[27]
Pausanias, La Description de la Grèce, VII, 6. trad. Y. Lafond, Les Belles Lettres, 2000.
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[28]
Pseudo‐Apollodore, La Bibliothèque, I, 38, trad. J.‐C. Carrière et B. Massonie, Les Belles Lettres, 1991.
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[29]
Hérodote, Histoires, VII, 129, trad. P. Giguet, Paris, Hachette, 1881.
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[30]
Sénèque, Questions naturelles, VI, 25, Œuvres complètes publiées sous la direction de M. Nisard, Paris, Firmin‐Didot, 1859.
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[31]
Pausanias, op. cit., II, 22.
-
[32]
Pausanias, op. cit., II, 32.
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[33]
Saint Augustin, La Cité de Dieu, XVIII, 9, Œuvres choisies, publiées sous la direction de M. Nisard, Paris, Firmin‐Didot, 1853.
-
[34]
Pseudo‐Apollodore, op. cit., III, 14, 179.
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[35]
Ovide, Métamorphoses, XI, 199‐215, trad. M. Fontanelle, Paris, Pancoucke, 1767.
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[36]
Pseudo‐Apollodore, op. cit., II, 10, 103.
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[37]
Strabon, Géographie, I, 3, 17, trad. G. Aujac, Les Belles Lettres, 1969.
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[38]
Rapp G. Jr., « Earthquakes in the Troad », in Rapp & Gifford, Troy. The Archaeology & Geology, Princeton University Press, 1982, p. 45‐58.
-
[39]
Mackay, L.A., « The earthquake‐horse », Classical philology, vol. 41, 1946, p. 150‐154.
-
[40]
Libani Sophistæ, Monodia seu lamentatio super Nicomedia terremotu subversa, trad F. Morello, Paris, 1616.
-
[41]
Libanios, Discours, XVIII, 292‐293, trad. P. Petit, Les Belles Lettres, 1979.
-
[42]
R. Bloch, « Les prodiges romains et la “procuratio prodigiorum” », Revue internationale des droits de l’Antiquité, vol. 2, p. 119‐131, 1949.
-
[43]
Julius Obsequens, Des Prodiges, sous la direction de M. Nisard, Paris, 1850.
-
[44]
Waldherr, G. H., Erdbeben, das aussergewöhnliche Normale, Stuutgart, F. Steiner, 1997.
-
[45]
Tite‐Live, Histoire romaine, XLI. 28, publié sous la direction de M. Nisard, Paris, 1850.
-
[46]
Le Bonniec, H., Le Culte de Cérès à Rome, des origines à la fin de la République, Paris, Klincksieck, 1958.
-
[47]
Florus, Œuvres, trad. P. Jal, Les Belles Lettres, 1967.
-
[48]
Aulu‐Gelle, Les Nuits attiques, II, 28, publiées sous la direction de M. Nisard, Paris, 1842.
-
[49]
Tite‐Live, op. cit., III. 10.
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[50]
Tite‐Live, op. cit., XXXIV, 55, cité par H. Le Bonniec, op. cit.
-
[51]
Aulu‐Gelle, op. cit., IV. 6.
-
[52]
Lanciani L., « Segni di terremoti negli edifici di Roma antica », Bull. della Comm. Archeologica del comune di Roma, vol. 45, 1918, p. 1‐28.
-
[53]
Phlégon de Tralles, Peri Thaumasion (des Merveilles), 43. Fragmenta Historicorum Græcorum, t. 3, Firmin‐Didot, 1849.
-
[54]
Phlégon de Tralles, op. cit., 48.
-
[55]
Pline, Histoire naturelle, VII, 16, 73.
-
[56]
Tacite, Annales, VI. 12, œuvres publiées sous la direction de M. Nisard, Paris, 1844.
-
[57]
Oracula Sibyllina, IV. 101, ed. C. Alexandre, Paris, Firmin‐Didot, 1869.
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[58]
Pausanias, Description de la Grèce, II, 7.1.
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[59]
Ibid., V. 288‐290.
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[60]
Dion Cassius, Histoire romaine, 63.26.5.
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[61]
Oracula Sibyllina, IV, 109‐123, V, 126.
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[62]
Ibid., XII, 280‐281.
Les références aux tremblements de terre dans la Bible ont, sans aucun doute, leur source dans l’expérience directe d’événements réels, mais dans la plupart des cas, l’expérience est privée de sa dimension historique et acquiert une perspective religieuse. En d’autres termes, le tremblement de terre participe à la théophanie de YHWH : c’est l’une des façons dont le Dieu d’Israël se manifeste.
Pour les peuples du Proche‐Orient ancien, les tremblements de terre étaient interprétés comme l’expression de forces invisibles et étaient intégrés dans le réseau complexe de relations magiques qui sous‐tendaient la réalité physique. Dans les pages de la Bible, en revanche, l’emphase se déplace du système symbolique magique vers la volonté et l’action de Dieu.
Les tremblements de terre sont perçus, non comme le signe d’un désordre cosmique, mais comme une manifestation directe de YHWH, de ses humeurs, et de son intervention dans les affaires d’ici‐bas de son peuple élu. En particulier, le tremblement de la terre est interprété comme annonçant la présence du Seigneur ou comme un signe de son courroux.
Dans un opuscule traitant de la sismologie dans la Bible, Montessus de Ballore, après avoir averti le lecteur que ses raisonnements seront ceux, non d’un rationaliste, mais d’un sismologue croyant, distingue :
Les faits que les rationalistes ont tenté ou pourraient tenter d’expliquer par des tremblements de terre naturels, en tant que la Bible relate telle ou telle circonstance qui appartient à la série d’effets matériels, ou physiques, bien connus par l’observation des tremblements de terre…
Date de mise en ligne : 26/07/2022
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