Qu’est-ce que la science pour…
- Par …Michel Dufour
Pages 147 à 153
Citer ce chapitre
- DUFOUR, …Michel,
- SILBERSTEIN, Marc,
- Dufour, …Michel.
- Dufour, M.
- M. Silberstein
https://doi.org/10.3917/edmat.silbe.2018.01.0147
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- Dufour, M.
- M. Silberstein
- Dufour, …Michel.
- DUFOUR, …Michel,
- SILBERSTEIN, Marc,
https://doi.org/10.3917/edmat.silbe.2018.01.0147
Notes
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[1]
Maître de conférences en philosophie au département communication de l’Université Sorbonne-Nouvelle, il travaille notamment sur argumentation, explication et communication scientifiques. Il a publié Argumenter (A. Colin, 2008) et traduit Ian Hacking, L’Émergence de la probabilité (Seuil, 2002) ; L’Ouverture au probable (A. Colin, 2004) et Larry Laudan, Science et relativisme (Éditions Matériologiques, 2017).
-
[2]
Il s’agit de technologie, mais pas au sens galvaudé pris par ce terme aujourd’hui, surtout quand il est accouplé à l’adjectif « nouvelle ». Et pourtant, la « techno » façon Leti est indiscutablement une condition (matérielle) de possibilité des nouvelles technologies.
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[3]
On a compris qu’il ne s’agit pas d’un membre d’un groupe religieux sectaire et légitimement présumé terroriste, mais d’un chercheur fondamental.
D’abord chercheur en électronique, je suis devenu vingt ans plus tard enseignant chercheur en philosophie, mon métier actuel. Mais commençons par le commencement.
Il est devenu banal de déplorer la perte de prestige ou d’attrait des études scientifiques sur les jeunes. « De mon temps », disons le début des années 1970, il semble qu’il n’en était pas encore ainsi, du moins dans mon entourage. Le début de mon adolescence fut marqué par un goût pour les sciences, tout particulièrement pour l’astronomie, intérêt discrètement mais efficacement soutenu par un milieu familial et scolaire enclin à stimuler la curiosité. Plusieurs de mes condisciples d’alors, plus ou moins proches, partageaient d’ailleurs ce penchant pour les étoiles. Plus tard un peu occulté par d’autres centres d’intérêt, le pli était cependant pris et je suivis docilement le type de filière considéré alors comme normal quand on passe pour plutôt bon en math et assez polyvalent.
Un diplôme d’ingénieur et un doctorat en poche, j’ai travaillé une vingtaine d’années comme chercheur au Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information (Leti, CEA, Grenoble). Quelques spécificités de ma vie de laboratoire allaient surtout durablement influencer ma réflexion. D’abord, qui est à même, et en droit, de parler des sciences de façon générale, surtout aujourd’hui ? Question délicate. D’où ma compassion amusée devant le regard sceptique, parfois narquois, de certains scientifiques durs devant le prof de philo que je suis devenu, qui plus est « des sciences », manifestement soupçonné de chercher à leur donner des leçons de bonne conduite scientifique…
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