Chapitre d’ouvrage

38. Gestion des crises

Pages 385 à 389

Citer ce chapitre


  • Lopez, G.
(2020). 38. Gestion des crises. Dans
  • M. Kédia
  • et A. Sabouraud-Séguin
Psychotraumatologie : en 51 notions (3 e éd., p. 385-389). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.kedia.2020.01.0385.

  • Lopez, Gérard.
« 38. Gestion des crises ». Psychotraumatologie en 51 notions, Dunod, 2020. p.385-389. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/psychotraumatologie--9782100793327-page-385?lang=fr.

  • LOPEZ, Gérard,
2020. 38. Gestion des crises. In :
  • KÉDIA, Marianne
  • et SABOURAUD-SÉGUIN, Aurore,
Psychotraumatologie en 51 notions. Paris : Dunod. Les Ateliers du praticien, p.385-389. DOI : 10.3917/dunod.kedia.2020.01.0385. URL : https://shs.cairn.info/psychotraumatologie--9782100793327-page-385?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.kedia.2020.01.0385


La définition de la crise a été initialement médicale : « phase, accès, attaque, poussée », avant de signifier, par extension : « perturbation, rupture, tension, pénurie, dilemme ».
Une crise survient lorsqu’il y a une carence de moyens matériels (secours insuffisants en cas de catastrophe collective par exemple) ou une carence de « symboles », c’est-à-dire de concepts pouvant expliquer la crise. Les carences de symboles s’accompagnent habituellement de violences : plus de mots, des actes.
On distingue en pratique psychotraumatologique les crises sociétales, dites « molles », des crises aiguës survenant après un événement déstabilisateur comme un hold-up bancaire, un accident industriel, un acte de terrorisme. Dans les deux cas, le mécanisme de réparation spontanée, décrit par René Girard (1982), est le même.
La gestion de crise se fait par la communication de crise qui apporte du sens dans le non-sens, de l’ordre dans le chaos.
René Girard a parfaitement décrit les mécanismes spontanés de résolution des crises en distinguant trois stéréotypes :
le premier est un état de crise qui déstabilise les rapports sociaux : la stérilité qui s’est abattue sur Thèbes par exemple ;
le deuxième est la désignation d’un faux coupable accusé d’un crime, considérée comme étant magiquement la cause de la crise, la vérité est bafouée au profit de l’énormité de l’accusation : Œdipe a commis l’inceste et le parricide ; Jésus a blasphémé ; les juifs étaient accusés d’empoisonner les puits lors des épidémies de peste ; Dreyfus est un traître …


Date de mise en ligne : 24/11/2020

https://doi.org/10.3917/dunod.kedia.2020.01.0385

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