Chapitre d’ouvrage

Structure et vie quotidienne

Corrélation entre constellations et « fonctions -1 »

Pages 21 à 26

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  • Oury, J.
(2006). Structure et vie quotidienne Corrélation entre constellations et « fonctions -1 » Dans
  • P. Delion
Psychose, vie quotidienne : Et psychothérapie institutionnelle (p. 21-26). érès. https://doi.org/10.3917/eres.delio.2006.02.0021.

  • Oury, Jean.
« Structure et vie quotidienne : Corrélation entre constellations et “fonctions -1” ». Psychose, vie quotidienne Et psychothérapie institutionnelle, érès, 2006. p.21-26. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/psychose-vie-quotidienne-et-psychotherapie-institu--9782865865956-page-21?lang=fr.

  • OURY, Jean,
2006. Structure et vie quotidienne Corrélation entre constellations et « fonctions -1 » In :
  • DELION, Pierre,
Psychose, vie quotidienne Et psychothérapie institutionnelle. Toulouse : érès. Hors collection, p.21-26. DOI : 10.3917/eres.delio.2006.02.0021. URL : https://shs.cairn.info/psychose-vie-quotidienne-et-psychotherapie-institu--9782865865956-page-21?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.delio.2006.02.0021


Essayons d’ouvrir une fenêtre qui, par son cadrage, maintient quelque chose de l’ordre d’une accumulation fantasmatique. Car, c’est bien de cela qu’il s’agit : chaque jour, chacun traîne sa petite charrette de fantasmes (ou la pousse suivant la typologie de chacun). Ce qui met en question, à travers la vitre du fantasme, le réel. Etre là, c’est faire un exercice pratique de la vie quotidienne : pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi travaillons-nous dans des établissements très divers : hôpitaux, secteurs… ? Il s’agit toujours d’essayer de faire émerger ce que, depuis des années, j’appelle « l’espace du dire ». S’il n’y a pas un minimum d’espace du dire, il faut s’arrêter tout de suite. Ce n’est pas la peine de raconter des choses qu’on peut lire ailleurs ou qu’on a entendues mille et mille fois. En particulier, « comprendre » quelque chose, c’est, suivant la conception de Gadamer, aborder, assumer la dimension de l’étrange, de l’étranger. Sinon, tout n’est que stéréotypie répétitive. Cela nécessite donc un certain style de présentation afin d’essayer de retrouver des bribes d’espace du dire. Il y a une affinité entre le « dire » — qui n’est pas le « dit » — et le désir. Levinas, dans « Autrement qu’être, ou au-delà de l’essence », souligne cette affinité.
Notre travail a-t-il une « finalité » ? A ce mot un peu lourd, je préfère le terme de « justification ». Qu’est-ce qui justifie notre présence ? Au début d’un article intitulé « De quel droit ? », Garbis Kortian cite quelques réflexions de Walter Benjamin autour du concept de justification, dont celle-ci : « Car Kant appartient à ces philosophes pour qui ce qui compte, ce n’est pas tellement l’ampleur et la profondeur de la connaissance, mais surtout sa justification…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/eres.delio.2006.02.0021

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