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Chapitre 14. Spiritualité, religion et santé

Pages 277 à 292

Citer ce chapitre


  • Tarquinio, C.,
  • Tarquinio, P.,
  • Fischer, G.-N.,
  • Tarquinio, C.
  • et Martin-Krumm, C.
(2019). Chapitre 14. Spiritualité, religion et santé. Dans
  • C. Martin-Krumm
  • et C. Tarquinio
Psychologie positive : Etat des savoirs, champs d'application et perspectives (p. 277-292). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.marti.2019.01.0277.

  • Tarquinio, Cyril.,
  • et al.
« Chapitre 14. Spiritualité, religion et santé ». Psychologie positive Etat des savoirs, champs d'application et perspectives, Dunod, 2019. p.277-292. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/psychologie-positive--9782100794072-page-277?lang=fr.

  • TARQUINIO, Cyril,
  • TARQUINIO, Pascale,
  • FISCHER, Gustave-Nicolas,
  • TARQUINIO, Camille
  • et MARTIN-KRUMM, Charles,
2019. Chapitre 14. Spiritualité, religion et santé. In :
  • MARTIN-KRUMM, Charles
  • et TARQUINIO, Cyril,
Psychologie positive Etat des savoirs, champs d'application et perspectives. Paris : Dunod. Univers Psy, p.277-292. DOI : 10.3917/dunod.marti.2019.01.0277. URL : https://shs.cairn.info/psychologie-positive--9782100794072-page-277?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.marti.2019.01.0277


Notes

  • [1]
    C’est la médecine fondée sur la preuve et sur les faits. Les preuves considérées comme de plus haut niveau sont issues d’études cliniques systématiques, par exemple les essais cliniques randomisés. L’EBM consiste donc à fonder les décisions cliniques sur les connaissances théoriques et sur les preuves scientifiques, tout en tenant compte des préférences des patients. L’EBM, conçue comme une méthodologie explicite de recherche des meilleures preuves disponibles pour résoudre un problème clinique, se fait selon quatre étapes : la formulation du problème médical en une question claire et précise ; la recherche dans la littérature des articles les plus pertinents en rapport avec la question posée ; l’évaluation de la fiabilité et de l’applicabilité des conclusions extraites des articles retenus, la pertinence clinique ; l’intégration des conclusions retenues pour répondre à la question initiale posée.
  • [2]
    Certains auteurs (Sloan, Bagiella et Powell, 1999) contestent la validité de ces recherches et de leurs conclusions tout en reconnaissant un lien entre la spiritualité et la santé. Selon eux, il serait plus convaincant d’envisager des modèles multifactoriels qui tiennent compte de la concomitance d’autres facteurs, comme l’âge, le sexe, l’éducation, l’appartenance ethnique, le statut socio-économique. De plus, on reproche à ces études un manque de consistance quant à la définition et aux mesures qui découlent de la religiosité et de la spiritualité. C’est en effet un point critique et de grande fragilité de toute cette littérature. De telles critiques sont par ailleurs entièrement fondées et la lecture attentive d’une grande majorité de ces travaux nous conduit assez vite à relativiser la portée des résultats obtenus. Cela ne remet pas pour autant en question cette problématique qui dans la vie de tous les jours montre son importance. Il convient d’espérer qu’à l’avenir des travaux plus ambitieux verront le jour dans ce domaine avec une rigueur à la fois méthodologique et écologique afin de mieux saisir l’importance du phénomène et de le comprendre.
  • [3]
    À noter que dans cette même méta-analyse, 7 études ne montrent ni d’effet positif, ni d’effet négatif.
  • [4]
    Il existe une version courte en 6 items de l’échelle DSES (Bailly, 2010) : Je ressens la présence de Dieu ; Ma religion ou spiritualité m’apporte force et réconfort ; Je ressens une paix et une harmonie profonde ; Je ressens l’amour de Dieu, directement ou à travers les autres ; Je suis spirituellement touché par la beauté de la création ; J’aspire à être plus proche ou en harmonie avec Dieu.

Les processus d’adaptation de l’individu face aux événements de la vie sont nombreux. On constate que face à certaines situations, les individus mobilisent des ressources internes en termes de croyances, de valeurs ou de pratiques qui émanent ou s’inscrivent dans le champ de la religion et de la spiritualité. De tels concepts embrassent l’histoire de l’humanité depuis ses origines. La religion et la spiritualité, bien que très proches, restent néanmoins spécifiques. La spiritualité peut être définie comme la partie de notre vie intérieure qui a un rapport avec l’absolu, l’infini ou l’éternité, que ceux-ci soient conçus comme transcendants et personnels ou bien comme immanents et impersonnels. La religion peut être conçue comme un ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré. Il s’agit également d’un ensemble de pratiques et de rites. Spiritualité et religion peuvent soulager les souffrances et les douleurs.Mots-clés : spiritualité, santé, religion, adaptation, santé, maladie.
Dans cette première décennie du xxie siècle, l’homme religieux moderne apparaît plus comme un nomade que comme un sédentaire (Lenoir, 2003). Il parcourt des chemins variés et parfois très différents, sans forcément se stabiliser dans une voie précise. On assiste à l’heure actuelle à un foisonnement de croyances et de pratiques religieuses et spirituelles qui se développent en marge ou au sein des traditions religieuses, marquées du sceau de l’individualisme et du pragmatisme d’un côté, de l’ésotérisme et du néopaganisme de l’autre…


Date de mise en ligne : 10/12/2020

https://doi.org/10.3917/dunod.marti.2019.01.0277

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