3. Une question oiseuse ?
Pages 53 à 74
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- COMPAGNON, Antoine,
- Compagnon, Antoine.
- Compagnon, A.
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- Compagnon, A.
- Compagnon, Antoine.
- COMPAGNON, Antoine,
Notes
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[1]
Les Nouvelles littéraires, 20 juin 1925, p. 5, et 27 juin 1925, p. 5 ; voir la recension d’Edmond Jaloux dans Les Nouvelles littéraires, 29 août 1925, p. 3.
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[2]
Léon Pierre-Quint, Marcel Proust. Sa vie, son œuvre, Éd. du Sagittaire, 1925, p. 23-24 ; 1976, p. 19.
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[3]
Id., lettre à Proust, BnF, 14 mars 1919, NAF 27352, fo 121 ro-122 ro ; Pyra Wise, « Quatorze lettres inédites adressées à Proust », Bulletin d’informations proustiennes, no 41, 2011, p. 7-19, ici p. 17.
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[4]
Id., « Simplification amoureuse », Mercure de France, 15 avril, 1er et 15 mai 1921.
-
[5]
Marcel Proust. Sa vie, son œuvre. Nouvelle édition augmentée de plusieurs études. Le comique et le mystère chez Proust. Une nouvelle lecture dix ans plus tard. Proust et la jeunesse d’aujourd’hui, Sagittaire, 1976.
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[6]
Id., Déchéances aimables, Éd. du Sagittaire, 1924 ; La Revue juive, no 4, juillet 1925, p. 498-499.
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[7]
Id., « Carl Sternheim », La Revue juive, no 6, novembre 1925, p. 733-741.
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[8]
Id., Marcel Proust. Sa vie, son œuvre, op. cit., 1925, p. 218-219 ; 1976, p. 163.
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[9]
Ibid., 1925, p. 220 ; 1976, p. 164.
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[10]
Ibid., 1925, p. 230 ; 1976, p. 171.
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[11]
Archives israélites, 85e année, no 22, 29 mai 1924, p. 1.
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[12]
Heidi Knörzer, « Isidore Cahen, directeur des Archives israélites », art. cit., p. 126-131.
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[13]
Voir Jean-Baptiste Amadieu, « Jacques Baillès, évêque, censeur et critique littéraire », 2013.
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[14]
Tous deux sont en classe de troisième en 1884-1885 ; Proust a été absent durant tout le troisième trimestre, tandis que René Cahen est souvent cité à la distribution des prix (Le Figaro, 5 août 1885, p. 5).
-
[15]
Le Figaro du 27 février 1902 et le Journal des débats du 28 février 1902 annoncent le mariage de René Cahen, fondé de pouvoir d’agent de change, et Marguerire Hayem au temple de la rue de la Victoire, devant de nombreux assistants, dont Henri Bergson.
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[16]
Lettre à Lucien Daudet, [16 décembre 1897], Corr., t. XXI, p. 585-586. Voir Véronique Long, « Les collectionneurs juifs parisiens sous la Troisième République (1870-1940) », Archives juives, vol. 42, 2009/1, p. 84-104. Le dessin de Degas, Soirée [chez Mme Charles Hayem, avec Barbey d’Aurevilly et Adolphe Franck], aujourd’hui au Getty Museum, a été la propriété de Ludovic Halévy (Theodore Reff, Degas: The Artist’s Mind, New York, The Metropolitan Museum of Art, 1976, p. 159).
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[17]
Le Figaro du 24 mars 1903 annonce le mariage de Fernand Gregh et Harlette Hayem à la mairie du 8e arrondissement, rue d’Anjou, devant une nombreuse assistance.
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[18]
Fernand Gregh, L’Âge de fer. Souvenirs, 1925-1955, Grasset, 1956, p. 192.
-
[19]
Le docteur Georges Hayem et Amélie Weil née Oulman ont le même arrière-grand-père, Isaïe Isaïe Oulman (1746-1822), né et mort à Metz ; la grand-mère de Georges Hayem, Sara Hayem née Oulman, et le grand-père d’Amélie Weil, Cerf Oulman (1775-1847), nés à Metz, sont morts à Paris (renseignement donné par François Heilbronn).
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[20]
Lettre à Mme de Brantes, 1er septembre 1897, Corr., t. II, p. 212-213.
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[21]
La Vie parisienne, 6 mars 1897, p. 142.
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[22]
« Comment ont été faites les lois scélérates », La Revue blanche, 1er juillet 1898, p. 338-352, ici p. 346 ; Les Lois scélérates de 1893-1894, Éd. de la Revue blanche, 1899, p. 20-21.
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[23]
Marie-Louise Cahen-Hayem, « L’An prochain à Jérusalem », Archives israélites, 85e année, no 29, 17 juillet 1924, p. 114-115.
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[24]
Id., « La psychologie et le roman », Archives israélites, 86e année, no 52, 24 décembre 1925, p. 206.
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[25]
Sigmund Freud, Le Rêve et son interprétation, trad. Hélène Legros, Gallimard, « Les documents bleus », 1925.
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[26]
Léon Pierre-Quint, Marcel Proust. Sa vie, son œuvre, op. cit., 1925, p. 131-139 ; 1976, p. 99-105 ; voir « Le style de Marcel Proust », Les Nouvelles littéraires, 6 juin 1925, p. 6, qui donne un extrait du chapitre.
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[27]
La Revue juive, no 6, novembre 1925, p. 792-795 (« Les revues »).
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[28]
Voir Nicole Racine, « Benjamin Crémieux et le Pen Club français », Collège de France, 28 novembre 2009.
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[29]
Benjamin Crémieux, Essai sur l’évolution littéraire de l’Italie de 1870 à nos jours, Kra, 1928, également publié sous le titre Littérature italienne, dans la collection « Panorama des littératures contemporaines ». La thèse complémentaire, portait sur Pirandello : Henri IV et la dramaturgie de Luigi Pirandello, suivi de la traduction française de Henri IV, Gallimard, 1928.
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[30]
Jérémie Dubois, L’Enseignement de l’italien en France (1880-1940), Grenoble, UGA Éditions, 2015, p. 256.
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[31]
Lettre à Jacques Boulenger, [29 novembre 1921], Corr., t. XX, p. 543.
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[32]
Lettre à Benjamin Crémieux, [15 janvier 1922], Corr., t. XXI, p. 34-35.
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[33]
Paul Morand, lettre à Proust, 6 mai 1922, Corr., t. XXI, p. 172.
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[34]
Lettre à Benjamin Crémieux, [15 juin 1922], Corr., t. XXI, p. 271.
-
[35]
Benjamin Crémieux, xx e siècle. Première série, Éd. de la NRF, 1924, p. 9-98 ; éd. Catherine Helbert, Gallimard, « Les cahiers de la NRF », 2010, p. 23-102.
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[36]
Id., « La composition dans l’œuvre de Marcel Proust », Les Nouvelles littéraires, 31 mai 1924, p. 5.
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[37]
Id., « La psychologie de Marcel Proust », La Revue de Paris, 31e année, t. V, 15 octobre 1924, p. 838-861.
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[38]
Id., xx e siècle. Première série, op. cit., 1924, p. 51 ; 2010, p. 61.
-
[39]
À l’ombre des jeunes filles en fleurs, RTP, t. II, p. 98.
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[40]
Benjamin Crémieux, xx e siècle. Première série, op. cit., 1924, p. 50 ; 2010, p. 60.
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[41]
Voir « Judaïsme et littérature », dans la « Revue de presse » de Menorah, no 20, 1er novembre 1925, p. 327 ; La Revue juive, no 6, novembre 1925, p. 804.
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[42]
Benjamin Crémieux, « Judaïsme et littérature », Les Nouvelles littéraires, 10 octobre 1925, p. 5.
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[43]
Ibid.
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[44]
Sur la réception de ces livres, perçus comme philosémites lors de leur publication, et aujourd’hui jugés pour le moins ambivalents, voir Michel Leymarie, « Les frères Tharaud : de l’ambiguïté du “filon juif” dans la littérature française des années vingt », Archives juives, vol. 39, 2006/1 (« Le “Réveil juif” des années 20 »), p. 89-109 ; Susan Rubin Suleiman, « Foreigners and Strangers: Jews in French Society and Literature between the Two World Wars », Revisioning French Culture, Andrew Sobanet (dir.), Liverpool, Liverpool University Press, 2019, p. 89-99.
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[45]
Grasset, 1918 et 1922 ; voir aussi : « Un livre gai. / André Maurois, l’auteur des Silences du colonel Bramble, vient de publier un nouveau roman : Les Discours du docteur O’Grady, qui sont un miracle de drôlerie, d’humour et de grâce enjouée » (L’Action française, 23 mars 1922, p. 1).
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[46]
Benjamin Crémieux, « Proust et les Juifs », Du côté de Marcel Proust, suivi de Lettres inédites de Marcel Proust à Benjamin Crémieux, Lemarget, 1929, p. 95-126 ; Tusson, Du Lérot, 2011 [postface de Catherine Helbert].
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[47]
Armand Lunel, « xx e siècle, par Benjamin Crémieux », La Revue juive, no 6, novembre 1925, p. 750-752.
-
[48]
La Revue juive, no 6, novembre 1925, p. 804.
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[49]
Le fonds Savitzky est déposé à l’Imec, 388SVZ/1 - 388SVZ/38, 1898-1960.
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[50]
Voir Hervé Joly, À Polytechnique. X 1901, Flammarion, 2021, p. 355-356.
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[51]
Voir Pierre Abraham, Les Trois Frères, préface de Jacques Duclos, Les Éditeurs français réunis, 1971.
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[52]
Voir Leonid Livak, « “A Thankless Occupation”: James Joyce and His Translator Ludmila Savitzky », Joyce Studies Annual, 2013, p. 33-61. On attend la traduction de la biographie de Leonid Livak, publiée à Moscou en 2019, Ludmila Savitzky, portrait d’une traductrice, à paraître aux Éditions des Archives contemporaines.
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[53]
Ludmila Savitzky et André Spire, Une amitié tenace, op. cit., p. 362, note 292.
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[54]
Georges Cattaui, La Promesse accomplie. France-Égypte-Judée, Camille Bloch, 1922.
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[55]
Ludmila Savitzky et André Spire, Une amitié tenace, op. cit., p. 364-365.
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[56]
Ibid., p. 365.
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[57]
Ibid., p. 367.
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[58]
Ibid., p. 369.
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[59]
Ibid., p. 370.
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[60]
Ibid., p. 380.
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[61]
Ibid., p. 382.
-
[62]
Menorah, no 9-10, janvier 1923, p. 139-140.
-
[63]
« Aube », Menorah, no 22, 15 décembre 1923, p. 325-326.
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[64]
Menorah, no 17, 15 septembre 1925, p. 274.
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[65]
Ludmila Savitzky, « Marcel Proust, sa vie, son œuvre, par Léon Pierre-Quint », Menorah, no 20, 1er novembre 1925, p. 322.
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[66]
Ibid.
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[67]
Ibid.
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[68]
Ibid.
Si André Spire dut se justifier dans une longue note liminaire en recueillant sa nécrologie de Proust dans ses Quelques Juifs et demi-Juifs en 1928, c’est en effet que, depuis 1923, quand il avait lancé, non sans provoquer quelque fracas, la discussion sur la judéité de Proust, avec un extrait de sa nécrologie dans Les Nouvelles littéraires, la bibliographie sur la question s’était beaucoup alourdie, et que l’on y défendait aussi bien le pour et le contre.
Jugeant la question « oiseuse », comme disait Spire, Léon Pierre-Quint avait exprimé un point de vue très réservé sur l’influence des « origines juives » de Proust dans Marcel Proust. Sa vie, son œuvre, paru en juin 1925 et présenté par la publicité comme « la première étude complète sur Marcel Proust » (dont l’œuvre au demeurant n’était pas encore complète à cette date, ou complètement publiée).
Léon Pierre-Quint prévient d’emblée, avant même de se mettre à raconter la vie de Proust :
On a voulu trouver dans son ascendance israélite une explication à certaines tournures de son esprit. Ce sont des déductions théoriques, qui n’éclairent rien. L’esprit juif a fait naître les systèmes les plus opposés, les théories les plus contradictoires : l’intellectualisme de Spinoza, par exemple, et l’intuition bergsonienne. Une race ne représente pas qu’une seule forme d’idées. Peut-être l’étonnante résistance de Proust à la souffrance et à la mort est-elle plus particulièrement caractéristique. N’est-ce pas le seul trait véritablement juif qui paraît chez Swann, que Proust peint comme lui-même entièrement assimilé…
Date de mise en ligne : 03/07/2024
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