Chapitre d’ouvrage

20. 1917

Pages 801 à 841

Citer ce chapitre


  • De Diesbach, G.
(2022). 20. 1917. Proust (p. 801-841). Perrin. https://shs.cairn.info/proust--9782262101305-page-801?lang=fr.

  • De Diesbach, Ghislain.
« 20. 1917 ». Proust, Perrin, 2022. p.801-841. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/proust--9782262101305-page-801?lang=fr.

  • DE DIESBACH, Ghislain,
2022. 20. 1917. In : Proust. Paris : Perrin. Tempus, p.801-841. URL : https://shs.cairn.info/proust--9782262101305-page-801?lang=fr.

Notes

  • [1]
    P. Morand, Le Visiteur du soir, p. 11.
  • [2]
    Kolb, tome XVIII, p. 149.
  • [3]
    Reynaldo Hahn apparaît seulement dans Jean Santeuil comme l’un des modèles de Daltozzi.
  • [4]
    Kolb, tome XVIII, p. 421.
  • [5]
    Kolb, tome XVI, p. 335.
  • [6]
    A. Mugnier, Journal, p. 309.
  • [7]
    M. Schneider, Innocence et Vérité, p. 297.
  • [8]
    C. Albaret, Monsieur Proust, p. 373.
  • [9]
    Kolb, tome XVI, p. 104.
  • [10]
    F. Bac, Souvenirs inédits, livre IV.
  • [11]
    B. Faÿ, Les Précieux, p. 31.
  • [12]
    Kolb, tome XVI, p. 202.
  • [13]
    Kolb, tome XV, p. 27.
  • [14]
    J. Hugo, Le Regard de la mémoire, p. 122.
  • [15]
    Kolb, tome XVI, p. 226.
  • [16]
    E. Berl, Sylvia, p. 109.
  • [17]
    E. Berl, Sylvia, p. 114.
  • [18]
    Ibidem, p. 112.
  • [19]
    Ibidem, p. 115.
  • [20]
    A. Mugnier, Journal, p. 143.
  • [21]
    Environ 2 500 francs de 1990.
  • [22]
    C. Albaret, Monsieur Proust, p. 237.
  • [23]
    À la recherche du temps perdu, Pléiade, tome IV, p. 394.
  • [24]
    C. Albaret, Monsieur Proust, p. 238.
  • [25]
    Ibidem, p. 241.
  • [26]
    A. Gide, Journal, Pléiade, p. 1223.
  • [27]
    Roman de Marcel Jouhandeau, publié en 1955, Gallimard.
  • [28]
    Le Cuziat.
  • [29]
    D’après un carnet de Jouhandeau, cité par H. Bonnet dans son essai, Les Amours et la sexualité de Marcel Proust, p. 80.
  • [30]
    B. Faÿ, Les Précieux, p. 105.
  • [31]
    M. Martin du Gard, Les Mémorables, tome I, p. 244.
  • [32]
    P. Morand, Journal d’un attaché d’ambassade, p. 216.
  • [33]
    F. Bac, Souvenirs inédits, livre IV.
  • [34]
    À la recherche du temps perdu, Pléiade, tome IV, p. 367.
  • [35]
    Ibidem, p. 348.
  • [36]
    F. Bac, Souvenirs inédits, livre VI.
  • [37]
    Idem, Journal inédit, 11 janvier 1920.
  • [38]
    Kolb, tome XV, p. 65.
  • [39]
    À la recherche du temps perdu, Pléiade, tome IV, p. 369.
  • [40]
    Kolb, tome XVI, p. 360.
  • [41]
    Kolb, tome XVII, p. 79.
  • [42]
    Idem, tome XVI, p. 326.
  • [43]
    Kolb, tome XVI, p. 292.
  • [44]
    Environ 32 francs de 1990.
  • [45]
    Correspondance Proust-Gallimard, p. 85.
  • [46]
    Environ 22 francs de 1990.

Au printemps de l’année 1916, ou peut-être seulement à l’automne, Proust a fait la connaissance d’un tout jeune diplomate au teint d’ivoire, aux yeux légèrement bridés, ce qui lui donne un air vaguement asiatique. Secrétaire à l’ambassade de France à Londres, il est beaucoup plus attaché à la carrière des lettres qu’à la « carrière » elle-même, mais capable, dans son avidité pour tout voir et tout comprendre, de mener les deux de front en brillant dans l’une comme dans l’autre. Enthousiasmé par Du côté de chez Swann, il a communiqué son enthousiasme à ses amis, dont certains sont aussi ceux de Proust, tel Henri Bardac. Curieux de connaître un admirateur aussi jeune et aussi fervent, Proust, un soir, était sorti de son lit pour aller sonner à la porte d’Henri Bardac chez qui Paul Morand était descendu pendant un bref séjour à Paris. Réveillé en sursaut par la sonnette, Morand avait ouvert la porte à un étrange visiteur, habillé comme pour un dîner en ville vingt ans plus tôt, qui lui avait déclaré d’une voix « cérémonieuse, chevrotante et artificiellement déguisée » : Je suis Marcel Proust.
La voix s’était affermie pour expliquer la raison de cette visite incongrue, puis Proust, ayant ôté sa pelisse, avait engagé le jeune diplomate, grelottant dans son pyjama, à se recoucher pour ne pas prendre froid. Il l’avait suivi dans sa chambre et, assis au pied du lit, avait commencé un long monologue que Morand, fasciné, s’était gardé d’interrompre, essayant seulement de suivre le fil de sa pensée et les méandres de ses raisonnements…


Date de mise en ligne : 03/03/2023

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