Conclusion
- Par Édouard Durand
Pages 108 à 110
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- DURAND, Édouard,
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Les violences conjugales, compte tenu de leur gravité et de leur processus complexe, imposent aux professionnels amenés à intervenir dans de telles situations une humilité et une prudence particulières. Les réflexions que suscitent pour moi la pratique des fonctions de juge des enfants et la confrontation si récurrente aux violences conjugales ne sauraient m’autoriser à prescrire des normes d’action judiciaire ou socio-éducative, quand bien même elles seraient rédigées sous forme de conseils éclairés ou d’exemples tirés de situations juridictionnelles.
En outre, dans un contexte de violences conjugales, et à l’exception du père, de la mère et de l’enfant, tous sont tiers. C’est à ce seul titre que chacun doit interroger son positionnement qu’il soit familial, amical ou professionnel.
Ayant présent à l’esprit que la violence révèle une volonté de puissance de son auteur sur la mère et sur l’enfant, qu’elle crée une asymétrie entre l’auteur des violences d’une part, la mère et l’enfant d’autre part, alors que la loi sur l’autorité parentale consacre l’égalité des parents et la hiérarchie entre ceux-ci et l’enfant, et qu’enfin la mère sait protéger son enfant dès lors qu’elle est elle-même protégée, l’enjeu pour le tiers est de signifier la loi et l’unilatéralité de la transgression, afin de favoriser la protection de la mère et de l’enfant indissociablement ou, en tout cas, d’éviter de refermer sur eux le piège du huis clos familial.
Ces quatre observations, énoncées ici comme autant de principes indissociables, révèlent une manière de comprendre le problème des violences conjugales, un engagement en somme…
Date de mise en ligne : 24/03/2026
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