Chapitre 5. La gouvernance associative
- Par Patrick Lefèvre
- et Yvan Mura
Pages 91 à 110
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- LEFÈVRE, Patrick
- et MURA, Yvan,
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- Lefèvre, P.
- et Mura, Y.
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Notes
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[1]
ANESM, recommandations, décembre 2008.
Les associations sont au cœur de la dynamique de l’action sociale dans la mesure où elles sont à l’origine de la création des établissements et services, et du fait de leur position acquise au fil du temps dans la société. Elles ont été et sont encore le contrepoint de l’État et des collectivités territoriales. Le seront-elles encore dans le cadre de la nouvelle gouvernance régionale, et résisteront-elles aux pressions concurrentielles, à la réduction des coûts et aux exigences de moralité et de qualité ? Elles sont et vont être soumises à des pressions accrues qui vont renforcer leur dimension de prestataire et pondérer leur pouvoir politique et d’influence.
L’État devient le grand énonciateur et le principal régulateur de l’intervention sociale et de santé et les associations ont à imaginer leurs positions et leurs stratégies dans un contexte de forte réduction des marges de liberté et d’initiatives. Les pouvoirs publics ont pris une place déterminante dans la définition des politiques et des choix stratégiques quant à l’organisation et la structuration du secteur social et médico-social. Les associations se situent de plus en plus comme des organisations répondant à des injonctions fortes qui touchent tout aussi bien leur existence, leurs marges de manœuvre et leur position stratégique.
Dans leur forme sociale, elles ont les caractéristiques d’une personne morale de droit privé. Elles appartiennent au monde de l’économie sociale, bien que beaucoup d’entre elles ne reprennent pas cette dimension dans leurs projets ou leurs discours…
Date de mise en ligne : 31/03/2022
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