Introduction
Château-prison
Pages 9 à 22
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- LASTÉCOUÈRES, Christophe,
- Lastécouères, Christophe.
- Lastécouères, C.
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Notes
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[1]
Il faut les distinguer des déportés pour des faits de « persécution », conformément à la terminologie de la Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD).
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[2]
Isabelle Warmoes, « Le fort du Portalet, sentinelle des Pyrénées (1838-1860) », dans Émilie d’Orgeix et Nicolas Meynen (dir.), Fortifier la montagne (xviiie-xxe siècle). Histoire, reconversion et perspectives de mise en valeur du patrimoine militaire en montagne, Toulouse, PUM, 2016, p. 19-37.
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[3]
Jeanne-Marie Jandeaux, Le Roi et le Déshonneur des familles. Les lettres de cachet pour affaires de famille en Franche-Comté au xviiie siècle, Paris, École des chartes, 2017, p. 66.
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[4]
Frédéric Thomas, Petites causes célèbres du jour, vol. 10 : Une visite à la prison centrale de Cadillac, Paris, Gustave Havard, 1855, p. 105.
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[5]
AN, 544/AP/72, brouillon de la lettre écrite à Vals-les-Bains par Georges Mandel à « [son] cher président » (probablement Jules Jeanneney), s.d. (1941).
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[6]
AN, F/7/15981/1, rapport spécial du chef de service du centre d’internement administratif de Vals-les-Bains (commissaire de police mobile Charles Courrier) au secrétaire général pour la police (Henry Chavin), 11 juillet 1941.
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[7]
Olivier Jouanjan, Justifier l’injustifiable. L’ordre du discours juridique nazi, Paris, PUF, 2017, p. 151.
- [8]
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[9]
Louis-Ferdinand Céline, D’un château l’autre, Paris, Gallimard, 1957, rééd. Folio, 2007, p. 156-157. Voir aussi Henry Rousso, Un château en Allemagne. La France de Pétain en exil, Sigmaringen 1944-1945, Paris, Ramsay, 1980, rééd. Pluriel, 2012.
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[10]
AN, BB/30/1719, article de Félicien Prué, Stalag II. B., Kommando 159, Le Trait d’union, 14 août 1941 [c’est l’auteur qui souligne].
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[11]
Archives départementales de la Charente-Maritime, 2274 W 6, rapport d’écoute des Renseignements généraux, 22 octobre 1959.
Léon Blum, Édouard Daladier, Guy La Chambre, Georges Mandel, Paul Reynaud, Jean Zay et Maurice Gamelin : six ministres de la Troisième République, et un généralissime de l’armée française. Dès septembre 1940, ces hommes ont été privés de liberté par le régime de Vichy avant d’être, pour certains, livrés à l’Allemagne nazie. Les historiens se sont peu intéressés à leur cas, sauf pour étudier le procès de Riom, annoncé par le maréchal Pétain comme le plus grand procès de l’histoire et interrompu à la demande de Hitler en avril 1942, ou pour évoquer la fin tragique de Mandel et de Zay, tombés sous les balles de la Milice à l’été 1944. On peut comprendre leur embarras. En quoi le sort d’une poignée d’individus est-il différent de celui des 4 000 prisonniers politiques livrés à l’Allemagne à partir de mars 1944 et, a fortiori, de celui des 86 000 déportés de France à la suite de mesures de répression ?
Écrasé sous le poids des milliers d’internés et de détenus politiques réprimés par Vichy, le destin de ces hommes ne semble pas davantage éclairé par l’appartenance à un même courant de pensée. Ils représentent toute la famille politique française, de la gauche socialiste (Blum) à la gauche modérée (Daladier, La Chambre et Zay), de la droite libérale (Reynaud) à la droite nationale (Mandel). En 1940, certains (La Chambre et Zay) sont encore jeunes. Mais la plupart (Daladier, Reynaud et Blum) sont de vieux routiers de la politique. Quant au général Gamelin, né la même année que Blum, en 1872, il appartient à la génération des chefs victorieux de la Première Guerre mondiale…
Date de mise en ligne : 19/10/2020
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