Chapitre 11. Filets modaux et quasi-modaux
- Par Arnaud Plagnol
Pages 193 à 202
Citer ce chapitre
- PLAGNOL, Arnaud,
- Plagnol, Arnaud.
- Plagnol, A.
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- Plagnol, A.
- Plagnol, Arnaud.
- PLAGNOL, Arnaud,
Notes
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[1]
Si nous avons conseillé au lecteur non féru de logique de ne pas lire les chapitres précédents, il est par contre invité à prendre connaissance des définitions données dans ce chapitre (dont il peut comprendre sans difficulté le sens intuitif).
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[2]
Voir le chapitre 5.
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[3]
Cf. l’exemple 3 du § 10.1 et l’exemple 2 du § 10.2.
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[4]
G. Orwell, Nineteen Eigthy-Four (1949).
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[5]
. L. Wachowski & A. Wachowski, Matrix (1999) [Film] ; C. Nolan, Inception (2010) [Film].
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[6]
Bien entendu il s’agit des entités qui dans l’espace mental concerné sont admises comme étant mythologiques, et il peut y a voir des différences avec ce qui est « objectivement » mythologique : dans la Grèce antique, certains ont peut-être cru qu’Aphrodite était réelle…
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[7]
Ou « ‘(c, F)’ est vrai ssi ‘F’ est vrai dans (le contexte) c ».
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[8]
C’est ce qui produit pour le feuilletoniste Pedro Camacho dans le roman La Tante Julia et le scribouillard (1979, trad. A. Bensoussan) de Mario Vargas Llosa : surmené, il finit par embrouiller entre elles les multiples fictions qu’il a créées. (Voir aussi Plagnol et al., 1996.) De telles confusions peuvent également être ludiques : la petite C., 3 ans et demi, lorsqu’elle raconta sa première histoire un soir à son père, s’amusa beaucoup à mélanger Blanche-Neige, Cendrillon, Raiponce et Peter Pan.
Dans ce chapitre, tirant les conséquences des discussions du chapitre précédent, nous précisons d’abord quelques notions-clefs permettant de décrire de façon logiquement adéquate la structure des plissements dans un espace mental de représentation (§ 1). Les plissements étant paradigmatiques de toute contextualisation en général, nous spécifions dans le § 2 le type de langage susceptible de décrire de façon plus générale les effets contextuels dans un tel espace. Dans le § 3, nous nous efforçons enfin de clarifier une dernière fois les rapports entre structures modales « réelles », plissements subjectifs, plissements fonctionnels, compartimentation et contextes dynamiques. Nous serons ainsi parés pour aborder la navigation mentale.
Soit un espace de représentation E.
(T, (B, (H, (mmy, (U, (Pe, (Pr, ¬(U, ce-qui-se-trame-au-palais))))))))
Un fragment de trame diagonale franchit les niveaux définis par la trame verticale.Scolie. Un filet modal visant à être fidèle à la structure « réelle » des mondes possibles — à supposer qu’une telle structure unique ait un sens — serait en principe fortement contraint. Cette structure est en effet intuitivement arborescente, avec le monde actuel comme racine et les éventuels autres mondes co-réels comme racines d’arbres parallèles. Avec le monde actuel au niveau 0 de l’arborescence, le niveau 1 est constitué par exemple par les mondes fictionnels construits par les auteurs du monde réel actuel (e.g., l’Iliade, le Decameron,…), le niveau 2 par les fictions incluses dans les fictions de niveau 1 (e…
Date de mise en ligne : 29/03/2024
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