Chapitre d’ouvrage

27. Signaux faibles et sécurité pragmatique : les illusions d’un concept séduisant

Pages 301 à 310

Citer ce chapitre


  • Amalberti, R.
(2013). 27. Signaux faibles et sécurité pragmatique : les illusions d’un concept séduisant. Dans
  • T. Portal,
  • C. Roux-Dufort
  • et C. Roux-Dufort
Prévenir les crises : Ces Cassandres qu'il faut savoir écouter (p. 301-310). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.porta.2013.01.0301.

  • Amalberti, René.
« 27. Signaux faibles et sécurité pragmatique : les illusions d’un concept séduisant ». Prévenir les crises Ces Cassandres qu'il faut savoir écouter, Armand Colin, 2013. p.301-310. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/prevenir-les-crises--9782200287436-page-301?lang=fr.

  • AMALBERTI, René,
2013. 27. Signaux faibles et sécurité pragmatique : les illusions d’un concept séduisant. In :
  • PORTAL, Thierry,
  • ROUX-DUFORT, Christiphe
  • et ROUX-DUFORT, Christophe,
Prévenir les crises Ces Cassandres qu'il faut savoir écouter. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.301-310. DOI : 10.3917/arco.porta.2013.01.0301. URL : https://shs.cairn.info/prevenir-les-crises--9782200287436-page-301?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.porta.2013.01.0301


Notes

  • [1]
    René Amalberti, 2012, Piloter la sécurité, théories et pratiques sur les compromis et arbitrages nécessaires, Paris, Springer [également en anglais, chez Springer Berlin].
  • [2]
    D. Woods, « Creating Foresight : Lessons for Resilience from Columbia », in W. H. Starbuck et M. Farjoun (dir.), 2005, Organization at the Limit : NASA and the Columbia Disaster, Malden, Massachusetts, Blackwell, p. 289-308 ; C. Ostberg, 2009, « Some Intangibles in Human Handling of Risks », RISC Series, Research Paper 3 (disponible sur : http://www.wisdom.at/Publikation/pdf/RiskBerichte/RRR_GOestberg_SomeIntangibles_09.pdf).
  • [3]
    Bureau d’enquête et d’analyse pour la sécurité aérienne [BEA], 2009, « Rapport final du BEA accident du Vol 447 Air France Rio-Paris » (disponible sur : http://www.bea.aero/fr/enquetes/vol.af.447/vol.af.447.php).
  • [4]
    Janiscki J., 2009, Le drame de la thalidomide, 1956-2009, Paris, L’Harmattan.
  • [5]
    Jean de Kervasdoué, 2007, Les prêcheurs de l’apocalypse, pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, Paris, Plon ; P. Kourilsky et I. Giry, 2008, « Safety Standards : An Urgent Need for Evidence-Based Regulation », Surv Perspect Integr Environ Soc, 1, p. 105–15.
  • [6]
    René Amalberti, 2001 [1996], La conduite des systèmes à risques, Paris, PUF ; René Amalberti, « Optimum System Safety and Optimum System Resilience : Agonist or Antagonists Concepts ? », in E. Hollnagel, D. Woods et N. Levison (dir.), 2006, Resilience Engineering : Concepts and Precepts, Aldershot, p. 238-256.
  • [7]
    Amalberti, 2006, op. cit. ; Marc S. Gerstein et Michael Ellsberg, 2008, Flirting with Disaster : Why Accidents Are Rarely Accidental, New York, Sterling Publishing ; de Kervasdoué, op. cit.
  • [8]
    Gilbert de Tersac et Jacques Mignard, 2011, Les paradoxes de la sécurité : le cas d’AZF, Paris, PUF.

Les signaux faibles se définissent comme des signaux qui ne sont pas considérés à leur juste niveau par les techniques classiques d’analyse et de cartographie de risque alors qu’ils portent une information potentiellement pertinente de prédiction d’accident.
Rappelons que le paradigme central de l’analyse de risque, tel que développé par la fiabilité des systèmes, repose sur trois piliers.un savoir identifier les risques, grâce à des méthodes a priori et a posteriori ;un savoir évaluer les risques, basé sur l’analyse de la fréquence et la gravité des conséquences de chaque risque ; des raffinements ont été introduits au fil des méthodes, en ajoutant par exemple la dimension détectabilité (AMDEC), mais sans changer fondamentalement l’approche ;un savoir décider qui permet de dresser une matrice de décision où chaque risque précédemment identifié va pouvoir être affecté à une grande famille de solutions de sécurité ; on range chaque risque identifié dans une matrice croisant l’axe de fréquence (de très fréquent à exceptionnel) avec l’axe des conséquences (de mineur à catastrophique). Le processus de décision consiste à se protéger très activement de certains risques, alors que d’autres seront volontairement négligés (risques très fréquents mais sans conséquence : avoir une réaction en mangeant un excès de chocolat, ou risques tout à fait exceptionnels même si les conséquences sont catastrophiques : chute de météorite sur une centrale nucléaire). On peut se protéger soit en revoyant la conception ou les conditions d’emploi autorisées (prévention), soit en augmentant les capacités de récupération et d’atténuation (par la formation, notamment)…


Date de mise en ligne : 25/09/2025

https://doi.org/10.3917/arco.porta.2013.01.0301

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