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De l’écrit à l’oral. Le recours aux œuvres littéraires dans les commémorations de la révolte du ghetto de Varsovie (Paris, 1945-1967)

Pages 293 à 317

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  • Perego, S.
(2017). De l’écrit à l’oral. Le recours aux œuvres littéraires dans les commémorations de la révolte du ghetto de Varsovie (Paris, 1945-1967) Dans
  • J. Lindenberg
Premiers savoirs de la Shoah (p. 293-317). CNRS Éditions. https://doi.org/10.3917/cnrs.linde.2017.01.0293.

  • Perego, Simon.
« De l’écrit à l’oral. Le recours aux œuvres littéraires dans les commémorations de la révolte du ghetto de Varsovie (Paris, 1945-1967) ». Premiers savoirs de la Shoah, CNRS Éditions, 2017. p.293-317. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/premiers-savoirs-de-la-shoah--9782271089434-page-293?lang=fr.

  • PEREGO, Simon,
2017. De l’écrit à l’oral. Le recours aux œuvres littéraires dans les commémorations de la révolte du ghetto de Varsovie (Paris, 1945-1967) In :
  • LINDENBERG, Judith,
Premiers savoirs de la Shoah. Paris : CNRS Éditions. Hors collection, p.293-317. DOI : 10.3917/cnrs.linde.2017.01.0293. URL : https://shs.cairn.info/premiers-savoirs-de-la-shoah--9782271089434-page-293?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cnrs.linde.2017.01.0293


Notes

  • [1]
    Extrait d’un compte rendu décrivant la commémoration bundiste de la révolte du ghetto de Varsovie à Paris en 1952. Unzer Shtime, 22 avril 1952, p. 3. Nous remercions Erez Lévy et Florian Hohenberg d’avoir revu nos traductions du yiddish (pour le premier) et de l’anglais (pour le second).
  • [2]
    Parmi les récentes recherches portant sur les « réponses juives » au lendemain de la Shoah, voir : Hasia R. Diner, We Remember with Reverence and Love. American Jews and the Myth of Silence after the Holocaust, 1945-1962, New York, Londres, New York University Press, 2009 ; Laura Jockusch, Collect and Record ! Jewish Holocaust Documentation in Early Postwar Europe, Oxford, Oxford University Press, 2012. Sur la création littéraire en yiddish après la Seconde Guerre mondiale, hormis plusieurs articles publiés dans ce volume, voir : Tamar Lewinsky, Displaced Poets. Jiddische Schriftsteller im Nachkriegsdeutschland, 1945-1951, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2008.
  • [3]
    Pour la définition des « écritures de la destruction », voir : « Introduction ».
  • [4]
    Sur le cas français, voir : Annette Wieviorka, « La construction de la mémoire du génocide en France », Le Monde juif, no 149, septembre-décembre 1993, p. 23-38 ; David H. Weinberg, « France », dans David S. Wyman (éd.), The World Reacts to the Holocaust, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1996, p. 3-44. Parmi les travaux étudiant à nouveaux frais la mémoire de la Shoah en France entre la Libération et la fin des années 1960, voir : Renée Poznanski, Propagandes et persécutions. La Résistance et le « problème juif » 1940-1944, Paris, Fayard, 2008, p. 551-592 (« Épilogue. Des voix juives dans un étrange silence ») ; François Azouvi, Le Mythe du grand silence. Auschwitz, les Français, la mémoire, Paris, Fayard, 2012.
  • [5]
    Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz. Le rôle de Vichy dans la Solution finale de la question juive en France, 2 vol., t. ii, Paris, Fayard, 1985, p. 179-181.
  • [6]
    Michel Roblin, Les Juifs de Paris. Démographie. Économie. Culture, Paris, éd. A. et J. Picard et Cie, 1952, p. 147, 175.
  • [7]
    Sur l’avant-1914, voir : Nancy L. Green, Les Travailleurs immigrés juifs à la Belle Époque. Le « Pletzl » de Paris, Paris, Fayard, 1985. Sur l’entre-deux-guerres, voir : David H. Weinberg, Les Juifs à Paris de 1933 à 1939, Paris, Calmann-Lévy, 1974.
  • [8]
    Les Juifs arrivés à Paris dans les années 1920 et 1930 venaient de Pologne (45 000 personnes), de Russie (16 000), de Hongrie (12 000), de Roumanie (11 000) et des États baltes (1 700). Ibid., p. 20.
  • [9]
    Voir David H. Weinberg, « A Forgotten Postwar Jewish Migration. East European Jewish Refugees and Immigrants in France, 1946-1947 », dans Françoise S. Ouzan et Manfred Gerstenfeld (éd.), Postwar Jewish Displacement and Rebirth 1945-1967, Leiden, Boston, Brill, 2014, p. 137-149.
  • [10]
    Roblin, Les Juifs de Paris. Démographie. Économie. Culture, op. cit., p. 147.
  • [11]
    Esther Benbassa, Histoire des Juifs de France, Paris, Seuil, 2000, p. 229-230.
  • [12]
    Muriel Pichon, Les Français juifs, 1914-1950. Récit dun désenchantement, Toulouse, PUM, 2009.
  • [13]
    François Lustman, Entre Shoah, communisme et sionisme. Les Juifs yiddish de Paris et leur presse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Paris, Honoré Champion, 2012 ; Michel Roblin, Les Juifs de Paris. Démographie. Économie. Culture, op. cit., p. 147-180.
  • [14]
    Wladimir Rabinovitch (Rabi), Anatomie du judaïsme français, Paris, Éditions de Minuit, 1962, p. 169.
  • [15]
    Simon Cukier et al., Juifs révolutionnaires. Une page dhistoire du Yidichland en France, Paris, Messidor, 1987 ; Jean-Pierre A. Bernard, Paris rouge. 1944-1964. Les communistes français dans la capitale, Seyssel, Champ Vallon, 1991, p. 155-167.
  • [16]
    Philippe Boukara, « Dans la mouvance de la “Fédération” (1944-1949) », Le Monde juif, no 158, septembre-décembre 1996, p. 86-89.
  • [17]
    David S. Slucki, The International Jewish Labor Bund after 1945, New Brunswick, Londres, Rutgers University Press, 2012, p. 75-104 (chapitre 3 : « Between the Old World and the New. The Bund in France ») ; Constance Pâris de Bollardière, « Mutualité, fraternité et travail social chez les bundistes de France (1944-1947) », Archives juives. Revue dhistoire des Juifs de France, vol. 45, no 1, 2012, p. 27-42.
  • [18]
    Sudhir Hazareesingh, « L’imaginaire républicain en France, de la Révolution française à Charles de Gaulle », Revue historique, no 659, 2011/3, p. 637-654, ici p. 639.
  • [19]
    10 % des soixante commémorations étudiées ne continrent pas de programme artistique à proprement parler (ce fut le cas pour les commémorations de l’UJRE en 1952, du Bund en 1964, 1965 et 1967 et de la FSJF en 1965 et 1966). Cette absence ne signifiait cependant pas l’absence de tout recours aux écritures de la destruction pendant ces rassemblements, celles-ci pouvant être mobilisées à d’autres moments que pendant un programme artistique à part entière (par exemple le temps d’une chanson en ouverture, en interlude entre deux discours ou en clôture de cérémonie).
  • [20]
    Signalons que si les écrits en yiddish occupaient une place primordiale dans la partie artistique des cérémonies et constituent l’objet principal de cet article, ils pouvaient être accompagnés d’œuvres venues d’autres univers linguistiques et culturels. Étaient en effet aussi intégrés au programme artistique des textes en hébreu (airs de khazanut, psaumes, chansons et poèmes israéliens), des œuvres d’auteurs non-juifs (Paul Éluard, Bertolt Brecht ou Władisław Broniewski), des chansons emblématiques de la Seconde Guerre mondiale en français (Chant des déportés ou Chant des partisans) ou des airs de musique classique dotés d’un thème juif (Kaddish de Ravel, Mélodie hébraïque d’Achron, Judas Maccabeus d’Haendel, Kol Nidre de Max Bruch ou Nigun d’Ernst Bloch).
  • [21]
    Voir Margarete Myers Feinstein, « Re-Imagining the Unimaginable. Theater, Memory, and Rehabilitation in the Displaced Persons Camps », dans David Cesarani et Éric J. Sundquist (éd.), After the Holocaust. Challenging the Myth of Silence, Londres, Routledge, 2012, p. 39-54 ; Rebecca Margolis, « Holocaust and Post-Holocaust Yiddish Theater in Montreal », dans Marion Aptroot et al. (éd.), Leket. Yidishe shtudyes haynt / Jiddistik heute / Yiddish Studies Today, Düsseldorf, Düsseldorf University Press, 2012, p. 529-544.
  • [22]
    Unzer Shtime, 20 avril 1951, p. 3.
  • [23]
    Unzer Vort, 16 avril 1956, p. 3.
  • [24]
    Naye Prese, 23 avril 1946, p. 1.
  • [25]
    Unzer Shtime, 27 avril 1946, p. 1.
  • [26]
    Unzer Vort, 28 avril 1965, p. 3.
  • [27]
    La Terre retrouvée, no 17 (619), 15 mai 1965, p. 10.
  • [28]
    Rachel Ertel, Brasier de mots, Paris, Liana Levi, 2003, p. 268.
  • [29]
    Unzer Shtime, 23 avril 1957, p. 2, 4.
  • [30]
    Sholem Asch, « Der triumf-marsh », dans id., Der brenendiker dorn [Laubépine ardente], New York, Ikuf, 1946, p. 271-285. Je remercie Yitskhok Niborski de nous avoir aidé à identifier ce texte (courriel de Yitskhok Niborski à Simon Perego, 21 mai 2014).
  • [31]
    Sur la poésie et la chanson yiddish consacrées à la Shoah, voir les anthologies suivantes qui nous ont été utiles pour identifier les textes lus et chantés lors des commémorations étudiées : Shmerke Kaczerginski, Lider fun di getos un lagern [Chant des ghettos et des camps], New York, Tsiko, 1948 ; Irène Kanfer, Le Luth brisé. Première anthologie en français de poèmes du ghetto et des camps, Paris, Presses du Temps présent, 1965 ; Eleanor Mlotek et Malke Gottlieb, We Are Here. Songs ofthe Holocaust, New York, Educational Department of the Workmen’s Circle, 1983 ; Shoshana Kalisch (avec Barbara Meister), Yes, We Sang ! Songs of the Ghettos and Concentration Camps, New York, Harper & Row, 1985 ; Jerry Silverman, The Undying Flame. Ballads and Songs of the Holocaust, New York, Syracuse University Press, 2002 ; Aaron Kramer, The Last Lullaby. Poetry from the Holocaust, New York, Syracuse University Press, 2004 ; Charles Dobzynski, Anthologie de la poésie yiddish. Le miroir dun peuple, Paris, Gallimard, 2000 ; David Botwinik, From Holocaust to Life. New Yiddish Songs, New York, League for Yiddish, 2010.
  • [32]
    Signalons que certains textes n’ont pas d’auteur connu et que certains auteurs sont cités dans les sources sans que soi(en)t précisé(és) le(s)quel(s) de leurs textes avai(en)t été récité(s).
  • [33]
    Ertel, Brasier de mots, op. cit., p. 268.
  • [34]
    Naye Prese, 22 avril 1952, p. 1, 3 ; Unzer Shtime, 25 avril 1967, p. 3, 4.
  • [35]
    Sur le duo Jaldati-Rebling, voir David Shneer, « Yiddish Music and East German Antifascism. Lin Jaldati, Post-Holocaust Jewish Culture, and the Cold War », Leo Baeck Yearbook, vol. 60, no 1, 2015, p. 207-234.
  • [36]
    Naye Prese, 21-22 avril 1951, p. 2.
  • [37]
    Naye Prese, 22 avril 1960, p. 1.
  • [38]
    Unzer Shtime, 22 avril 1961, p. 2.
  • [39]
    Naye Prese, 19 avril 1963, p. 2.
  • [40]
    Sur l’usage du yiddish dans les commémorations, voir Simon Perego, « Yiddish or not ? Holocaust Remembrance, Commemorative Practices, and Questions of Language among Parisian Jewry, 1944-1967 », dans Marion Aptroot et Jan Schwarz (éd.), Yiddishland : Before and After 1945, Düsseldorf, Düsseldorf University Press, 2017.
  • [41]
    Jeffrey Shandler, Adventures in Yiddishland. Postvernacular Language and Culture, Berkeley, University of California Press, 2008, p. 4.
  • [42]
    Procès-verbal de la réunion consacrée à la constitution de la commission d’organisation de la commémoration de la révolte du ghetto de Varsovie, 11 janvier 1966, p. 2, CDJC, fonds de la FSJF, MDLXXXIV.
  • [43]
    Ibid.
  • [44]
    Naye Prese, 22 avril 1958, p. 4. Sur la participation d’acteurs non-juifs aux cérémonies juives, voir Simon Perego, « Commemorating the Holocaust during the First Postwar Decade. Jewish Initiatives and non-Jewish Actors in France », dans Regina Fritz, Éva Kovács et Béla Rásky, (éd.), Before the Holocaust Had Its Name. Early Confrontations with the Nazi Mass Murder of the Jews / Als der Holocaust noch keinen Namen hatte. Zur frühen Aufarbeitung des NS-Massenmords an Jüdinnen und Juden, Vienne, New Academic Press, 2016, p. 223-239.
  • [45]
    Naye Prese, 22 avril 1958, p. 1, 4 ; Naye Prese, 26-27 avril 1958, p. 8.
  • [46]
    Naye Prese, 21 avril 1959, p. 1 ; Naye Prese, 25-26 avril 1959, p. 8. Une traduction en français de ce texte avait déjà été publiée l’année précédente dans la revue du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC). Voir : Le Monde juif, no 12 (79), janvier 1958, p. 15-20.
  • [47]
    Naye Prese, 22 avril 1960, p. 1 ; Naye Prese, 23-24 avril 1960, p. 8.
  • [48]
    Dobzynski, Anthologie de la poésie yiddish. Le miroir dun peuple, op. cit., p. 125.
  • [49]
    Kalisch, Yes, We Sang ! Songs of the Ghettos and Concentration Camps, op. cit, p. 115.
  • [50]
    Margarete Myers Feinstein, « Re-Imagining the Unimaginable », op. cit., p. 50.
  • [51]
    Naye Prese, 21 avril 1964, p. 1, 3 ; Naye Prese, 25-26 avril 1964, p. 8 ; Unzer Shtime, 22 avril 1964, p. 3-4.
  • [52]
    Dans la collection Dos poylishe yidntum, voir par exemple : Perets Granatshteyn, Mayn khorev shtetl Sokolov [Sokolov, mon shtetl détruit], Buenos Aires, Union Centrale des Juifs polonais en Argentine, 1946. Sur cette collection, voir les articles de Malena Chinski, Judith Lindenberg et Jan Schwarz dans ce volume. Sur les yisker-bikher, voir : Yitzkhok Niborski et Annette Wieviorka, Les Livres du souvenir. Mémoriaux juifs de Pologne, Paris, Gallimard / Julliard, 1983 ; Rosemary Horowitz (éd.), Memorial Books of Eastern European Jewry. Essays on the History and Meanings of Yizker Volumes, Jefferson, McFarland & Company, 2011.
  • [53]
    Yitskhok Niborski et Annette Wieviorka, Les Livres du souvenir. Mémoriaux juifs de Pologne, op. cit., p. 141.
  • [54]
    Unzer Shtime, 21 avril 1960, p. 1, 3, 4 ; Unzer Shtime, 22 avril 1960, p. 3 ; Unzer Vort, 28 avril 1962, p. 3.
  • [55]
    La Terre retrouvée, no 17 (366), 30 avril 1954, p. 7.
  • [56]
    Gila Flam, Singing for Survival. Songs of the Lodz Ghetto, 1940-45, Urbana, Chicago, University of Illinois Press, 1992, p. 172.
  • [57]
    Gennady Estraikh, « Fefer, Itsik », dans Gershon David Hundert (éd.), The YIVO Encyclopedia of Jews in Eastern Europe, 2 vol., t. i, New Haven, Yale University Press, 2008, p. 506-507, ici p. 507.
  • [58]
    Unzer Vort, 19 avril 1958, p. 1-2. On peut cependant aussi avancer l’hypothèse selon laquelle intégrer l’œuvre d’Itsik Fefer au programme artistique d’une commémoration d’orientation sioniste en 1958, soit deux ans après qu’eût été confirmée son exécution en URSS au cours de la « nuit des poètes assassinés » (12 août 1952), était une manière pour les sionistes parisiens de célébrer une victime de l’antisémitisme soviétique.
  • [59]
    Naye Prese, 21 avril 1961, p. 1, 3.
  • [60]
    Naye Prese, 23 avril 1946, p. 1 ; Unzer Shtime, 27 avril 1946, p. 1 ; Unzer Vort, 26 avril 1946, p. 3 ; Bulletin de nos Communautés, no 9, 10 mai 1946, p. 3 ; Droit et Liberté, no 42, 1er mai 1946, p. 2.
  • [61]
    Naye Prese, 21 avril 1948, p. 1-2 ; Unzer Vort, 22 avril 1948, p. 2 ; Quand Même !, no 4-5, avril-mai 1948, p. 30.
  • [62]
    Naye Prese, 19 avril 1963, p. 2.
  • [63]
    La Vie juive, no 54, mai 1960, p. 6.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux survivants et héritiers du monde ashkénaze est-européen – et de sa composante polonaise en particulier – s’investirent dans la narration, l’interprétation et la commémoration par l’écrit du génocide des Juifs, appelé khurbn en yiddish. Participant au mouvement historiographique qui depuis une quinzaine d’années réévalue l’intensité, la diversité et la plasticité des réponses mémorielles apportées à la Shoah par les Juifs dans les premières années de l’après-guerre, de nombreuses recherches ont récemment exploré les multiples formes prises par cette abondante production littéraire, en yiddish mais aussi dans d’autres langues. On connaît cependant moins les usages dont ces « écritures de la destruction » purent, une fois publiées, faire l’objet parmi leur lectorat. Pour explorer cette piste, nous proposons d’étudier ici la mobilisation de ce vaste corpus textuel dans le cadre des commémorations organisées par différents groupements juifs parisiens entre la Libération et la Guerre des Six Jours, une période longtemps présentée comme peu encline à reconnaître la spécificité du sort subi par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale mais qui a, sur ce point, fait l’objet de récentes et importantes réévaluations. Il s’agira plus particulièrement de se pencher sur les commémorations du soulèvement du ghetto de Varsovie dont la morphologie se caractérisait par un fort syncrétisme fusionnant les registres de la cérémonie religieuse, du meeting politique et de la performance artistique…


Date de mise en ligne : 09/10/2025

https://doi.org/10.3917/cnrs.linde.2017.01.0293

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