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Postface des éditeurs

Pages 77 à 134

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  • Blumenberg, H.
(2016). Postface des éditeurs. Préfiguration : Quand le mythe fait l'histoire (p. 77-134). Le Seuil. https://shs.cairn.info/prefiguration-quand-le-mythe-fait-l-histoire--9782021195507-page-77?lang=fr.

  • Blumenberg, Hans.
« Postface des éditeurs ». Préfiguration Quand le mythe fait l'histoire, Le Seuil, 2016. p.77-134. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/prefiguration-quand-le-mythe-fait-l-histoire--9782021195507-page-77?lang=fr.

  • BLUMENBERG, Hans,
2016. Postface des éditeurs. In : Préfiguration Quand le mythe fait l'histoire. Paris : Le Seuil. L'Ordre philosophique, p.77-134. URL : https://shs.cairn.info/prefiguration-quand-le-mythe-fait-l-histoire--9782021195507-page-77?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Les indications de pages entre parenthèses renvoient au présent volume.
  • [2]
    Certaines analyses de cette postface, à propos de l’idée du démoniaque, de la relation Cassirer-Heidegger-Blumenberg ainsi que de la réception de Travail sur le mythe, se trouvent aussi in Angus Nicholls, Myth and the Human Sciences. Hans Blumenberg’s Theory of Myth, New York, Routledge, 2014.
  • [3]
    Hans Blumenberg, « Wirklichkeitsbegriff und Wirkungspotential des Mythos », in Manfred Fuhrmann (dir.), Terror und Spiel. Probleme der Mythenrezeption (Poetik und Hermeneutik IV), Munich, Fink, 1983, p. 11-66 (ici p. 57). Le texte de Blumenberg est traduit en français sous le titre La Raison du mythe par S. Dirschauer, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de philosophie », 2005.
  • [4]
    Hans Blumenberg, Arbeit am Mythos, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1979 (non traduit en français). Ce livre sera cité ci-dessous sous les initiales AM avec la page de l’édition allemande.
  • [5]
    Cf. Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 143.
  • [6]
    Des concurrents et critiques de Blumenberg comme Odo Marquard et Jacob Taubes n’interviendront que plus tard dans le débat sur le polythéisme, et avec une orientation explicitement politique. Cf. Odo Marquard, « Lob des Polytheismus. Über Monomythie und Polymythie » (« Éloge du polythéisme. À propos de monomythie et polymythie »), in Hans Poser (dir.), Philosophie und Mythos. Ein Kolloquium, Berlin, de Gruyter, 1979, p. 40-58, et « Aufgeklärter Polytheismus – auch eine politische Theologie », in Jacob Taubes (dir.), Der Fürst dieser Welt. Carl Schmitt und die Folgen (« Le Prince de ce monde. Carl Schmitt et ses conséquences »), Munich, Fink, 1983, p. 77-84. La reprise par Marquard de l’interprétation du mythe selon Blumenberg – une sorte de « partition des forces » – fut violemment critiquée par Taubes. Cf. Jacob Taubes, « Zur Konjunktur des Polytheismus », in Karl Heinz Bohrer (dir.), Mythos und Moderne. Begriff und Bild einer Rekonstruktion, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1983, p. 457-470. Cf. aussi Richard Faber, « Von der “Erledigung jeder Poltischen Theologie” zur Konstitution politischer Polytheologie » (« De la “liquidation de toute théologie politique” à la constitution d’une polythéologie politique », in Jacob Taubes (dir.), Der Prometheus-Komplex. Zur Kritik des Politotheologie Eric Voegelins und Hans Blumenbergs, Wurzbourg, Königshausen & Neumann, 1984.
  • [7]
    Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Paris, Marcel Rivière et Cie, 1908, p. 84.
  • [8]
    Cf. sur ce point Schlomo Sand, qui s’est confronté de manière détaillée à Sorel : L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900, Paris, La Découverte, 1984. Cf. aussi Heidi Hein-Kircher, « Überlegungen zum Verhältnis von Erinnerungsorten und politischen Mythen. Eine Annäherung an zwei Modebegriffe » (« Réflexions sur les rapports entre lieux de mémoire et mythes politiques. À propos de deux concepts à la mode »), in Peter Tepe, Tania Semlow (dir.), Mythos, no 3, Mythos in Medien und Politik, Wurzbourg, 2011, p. 61-72.
  • [9]
    Carl Schmitt, Positionen und Begriffe im Kampf um Weimar-Genf-Versailles (« Positions et concepts autour de Weimar-Genève-Versailles »), Hambourg, Hanseatische Verlagsanstalt, 1940 (texte cité, p. 9-18).
  • [10]
    Id., Parlementarisme et démocratie, trad. par J.-L. Schlegel, Paris, Seuil, 1988, p. 84-85.
  • [11]
    Ibid., p. 95 (trad. légèrement modifiée).
  • [12]
    Titre allemand : Über die Gewalt, trad. par L. Oppenheimer, avant-propos de G. Salomon et postface d’E. Berth, Innsbruck, Wagner, 1928.
  • [13]
    Hans Barth, Masse und Mythos. Die ideologische Krise an der Wende zum 20. Jahrhundert und die Theorie der Gewalt : Georges Sorel, Hambourg, Rowohlt, 1959. La collection légendaire de Rowohlt Verlag a permis l’accès à des textes extrêmement précieux, issus de tout le spectre des sciences humaines et sociales (Beauvoir, Camus, Huizinga, Ortéga y Gasset, etc.), et elle a apporté une contribution essentielle à l’internationalisation des débats de la République fédérale. Son éditeur, l’italo-allemand Ernesto Grassi, avait lui-même derrière lui, en tant que fonctionnaire sous le national-socialisme, un passé compliqué, mais il est probable qu’à l’époque très peu de personnes le savaient. Cf. Wilhelm Büttemeyer, Ernesto Grassi. Humanismus zwischen Faschismus und Nationalsozialismus, Fribourg, Karl Albert, 2009.
  • [14]
    Cf. Georges Sorel, Über die Gewalt, op. cit.
  • [15]
    Wilhelm Nestle, Vom Mythos zum Logos. Die Selbstentfaltung des griechischen Denkens von Homer bis auf die Sophistik und Sokrates (« Du mythos au logos. L’autodéploiement de la pensée grecque d’Homère à la sophistique et à Socrate »), Stuttgart, A. Kröner, 1940.
  • [16]
    Martin Heidegger, Gesamtausgabe, t. 3 : Kant und das Problem der Metaphysik, éd. par Friedrich-Wilhelm von Herrmann, Francfort-sur-le-Main, Klostermann, 1991, p. 255-270.
  • [17]
    Ibid., p. 265.
  • [18]
    Id., Kant et le problème de la métaphysique, trad. par W. Biemel et A. de Waehlens, Paris, Gallimard, « Tel », 1981, p. 70-73 ; voir aussi les explications données dans Davoser Disputation zwischen Ernst Cassirer und Martin Heidegger, in Gesamtausgabe, t. 3, op. cit., p. 274-296.
  • [19]
    Id., Kant et le problème de la métaphysique, op. cit., p. 261-275.
  • [20]
    Id., Davoser Disputation, op. cit., p. 277.
  • [21]
    Ibid., p. 288.
  • [22]
    Hans Blumenberg, « Affinitäten und Dominanzen », in id., Ein mögliches Selbstverständnis (« Une autocompréhension possible »), Stuttgart, Reclam, 1997, p. 161-168.
  • [23]
    À un autre endroit, Blumenberg décrit le résultat de Davos comme une « victoire ponctuelle » de Heidegger, cf. Theorie der Lebenswelt (« Théorie du monde vécu »), Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2010, p. 111-132 (ici p. 113).
  • [24]
    Hans Blumenberg, « Affinitäten und Dominanzen », in id., Ein mögliches Selbstverständnis », op. cit., p. 164-165.
  • [25]
    Cf. id, Die Verführbarkeit des Philosophen (« La capacité du philosophe à se laisser séduire »), Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2000, p. 104-106 ; « Was wäre, würde Heidegger verstanden ? » (« Qu’arriverait-il si Heidegger était compris ? ») et « Das Sein-ein MacGuffin » (« L’Être-un MacGuffin »), in Ein mögliches Selbstverständnis, op. cit, p. 34-36 et p. 157-160.
  • [26]
    « Homme de la Hanse » : Hanseat. Le mot peut désigner un Allemand issu des villes « hanséatiques » (Hambourg, Brême et Lübeck) et de leur région mais aussi, plus spécifiquement (comme ici), un individu issu de l’aristocratie marchande et bourgeoise de cette région, avec l’habitus correspondant (rigueur, sérieux, honnêteté…) (N.d.T.).
  • [27]
    Hans Blumenberg, « Affinitäten und Dominanzen », in id., Ein mögliches Selbstverständnis, op. cit., p. 168.
  • [28]
    Martin Heidegger, Kant et le problème de la métaphysique, op. cit., p. 295.
  • [29]
    Cf. « Ernst Cassirer gedenkend » (« En mémoire d’Ernst Cassirer »), in id., Wirklichkeiten, in denen wir leben. Aufsätze und eine Rede (« Réalités dans lesquelles nous vivons. Des articles et un discours »), Stuttgart, Reclam, 1981, p. 163-172, ici p. 164 sq. et 167 sq.
  • [30]
    Dans la postface d’Angus Nicholls et Felix Heidenreich, les indications de page entre parenthèses avec AM renvoient à l’édition allemande d’Arbeit am Mythos (N.d.T.).
  • [31]
    Cf. Vida Pavesich, « Hans Blumenberg’s Philosophical Anthropology : After Heidegger and Cassirer », in Journal of the History of Philosophy, t. 46, no 2, 2008, p. 421-448.
  • [32]
    Hans Blumenberg, « Anthropologische Annäherung an die Aktualität der Rhetorik », in id., Wirklichkeiten, in denen wir leben. Aufsätze und eine Rede, op. cit., p. 104-136 (ici p. 134).
  • [33]
    Arnold Gehlen, Der Mensch : Seine Natur und seine Stellung in der Welt (1940), Berlin, Junker und Dünnhaupt, 2e éd. 1941, p. 448.
  • [34]
    Jürgen Habermas, « Anthropologie », in Alwin Diemer et Ivo Frenzel (dir.), Philosophie, Francfort-sur-le-Main, Fischer, 1958, p. 18-35.
  • [35]
    Paul Alsberg, Das Menschheitsrätsel. Versuch einer prinzipiellen Lösung, Dresde, Sibylle Verlag, 1922. D’autres renvois à Alsberg par exemple dans « Anthropologische Annäherung an die Aktualität der Rhetorik », p. 115, et Beschreibung des Menschen, sous la direction de Manfred Sommer, Francfort-sur-le-Main, Surhrkamp, 1996, p. 571, 575-579, 581-590.
  • [36]
    Cf. sur ce point Barbara Merker, « Geschichte(n) der Paläoanthropologie », in Cornelius Borck (dir.), Hans Blumenberg beobachtet. Wissenschaft, Technik und Philosophie, Fribourg-en-Brisgau, Alber, 2013, p. 111-125.
  • [37]
    Ernst Cassirer, The Myth of the State, New Haven, Yale University Press, 1946 (en allemand : Vom Mythus des Staates, Zurich, Artemis, 1949) ; en français : Le Mythe de l’État, trad. par B. Vergely, Paris, Gallimard, 1993.
  • [38]
    Jochen Schmidt, Die Geschichte des Genie-Gedankens in der deutschen Literatur, Philosophie und Politik, 1750-1945, 2 t., Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1985.
  • [39]
    Georg Lukács, La Destruction de la raison, trad. par S. George, A. Gisselbrecht et E. Pfrimmer, t. 1, Les Débuts de l’irrationalisme moderne. De Schelling à Nietzsche, Paris, L’Arche, 1958 ; t. 2, L’Irrationalisme moderne : de Dilthey à Toynbee, Paris, L’Arche, 1959.
  • [40]
    Christoph Jamme en arrive à conclure qu’Arbeit am Mythos est une « réponse polémique » à la Dialectique de l’Aufklärung, cf. Christoph Jamme, « Gott an hat ein Gewand ». Grenzen und Perspektiven philosophischer Mythos-Theorien der Gegenwart, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1999, p. 100. Angus Nicholls a avancé des objections contre cette interprétation dans Myth and the Human Sciences. Hans Blumenberg’s Theory of Myth, New York, Routledge, 2014.
  • [41]
    Denis Trierweiler, « Georges Sorel et Carl Schmitt. D’une théorie politique du mythe à l’autre », in Charles-Yves Zarka (dir.), Carl Schmitt ou le mythe du politique, Paris, PUF, 2009, p. 15-46 (ici p. 15).
  • [42]
    Christoph Jamme, « Gott an hat ein Gewand », op. cit., p. 102.
  • [43]
    Cet article est traduit en français et inclus dans Hans Blumenberg, Le Concept de réalité, trad. par J.-L. Schlegel, Paris, Seuil, 2010, p. 83-117.
  • [44]
    Ibid., mais cette note manque dans le texte traduit en français, cf. le texte allemand dans Schweizermonatshefte, t. 48, 1968-1969, p. 145.
  • [45]
    En français : John L. Austin, Quand dire c’est faire (1962), trad. par G. Lane, Paris, Seuil, 1970.
  • [46]
    « Comment ne rien faire avec des mots », cf. Hans Blumenberg, Le Concept de réalité, op. cit., p. 107.
  • [47]
    Cassirer reconstitue en détail la naissance du mythe de Machiavel et l’histoire de sa réception, qui oblitère l’accès à son œuvre. Il interprète néanmoins le machiavélisme comme une conséquence de la théorie de Machiavel, cf. Ernst Cassirer, Le Mythe de l’État, op. cit.
  • [48]
    Hans Blumenberg, « Anthropologische Annäherung an die Aktualität der Rhetorik », op. cit., p. 126.
  • [49]
    Cf. Felix Heidenreich, « Ein Liberalismus der Distanz. Zu den ideenpolitischen Aspekten der phänomenologischen Anthropologie Blumenbergs », in Journal Phänomenologie, 35, 2011, p. 52-64.
  • [50]
    Cf. le commentaire au texte de Blumenberg portant le même titre in Hans Blumenberg, Carl Schmitt, Briefwechsel 1971-1978, éd. par A. Schmitz et M. Lepper, Francfort-sur-le-Main, Surhkamp, 2007, p. 171-174.
  • [51]
    Hans Blumenberg, Jacob Taubes, Briefwechsel 1961-1981, éd. par H. Kopp-Osterbrinck et M. Treml, Berlin, Suhrkamp, 2013, p. 196 sq.
  • [52]
    Ibid., p. 203.
  • [53]
    Johann Wolfgang von Goethe, Poésie et Vérité, souvenirs de ma vie, trad. par P. du Colombier, Paris, Aubier, 1992.
  • [54]
    Hans Blumenberg à Ulrich Thoemmes, 3 février 1984, Deutsches Literaturarchiv Marbach, fonds Hans Blumenberg.
  • [55]
    Heidrun Kämper, Opfer-Täter-Nichttäter. Ein Wörterbuch zum Schulddiskurs 1945-1955, Berlin, De Gruyter, 2007, ici, p. 30 sq.
  • [56]
    Cf. Christoph Kopper, Hjalmar Schacht. Aufstieg und Fall von Hitlers mächtigstem Bankier (« H. S. : ascension et chute du plus puissant banquier d’Hitler »), Munich, Hanser, 2006, p. 359-370.
  • [57]
    Voir les déclarations du 15 juillet 1946 dans Der Nürnberger Prozess. Das Protokoll des Prozesses gegen die Hauptkriegsverbrecher… (« Le procès de Nuremberg. Le procès-verbal du procès contre les principaux criminels de guerre… » [CD-ROM], éd. par M. Bertram, Berlin, 1999, p. 23416-23418).
  • [58]
    Carl Schmitt, Théologie politique, trad. par J.-L. Schlegel, Paris, Gallimard, 1988, p. 178 (il s’agit ici de la Théologie politique II, parue en 1969, sur « la légende de la liquidation de toute théologie politique »).
  • [59]
    Cf. aussi, sur ce point, les reconstitutions dues à Ruth Groth, Arbeit an der Heillosigkeit (« Travail sur ce qui est désespéré »), Francfort-sur-le-main, Suhrkamp, 1998, p. 156-184 ; Jürgen Goldstein, « Arbeit an der Bedeutsamkeit. Humane Selbstbehauptung bei Hans Blumenberg » (« Travail sur la signification. L’auto-affirmation humaine chez Hans Blumenberg »), in Michaël Moxter (dir.), Erinnerung an das Humane. Beiträge zur phänomenologischen Anthropologie Hans Blumenbergs (« Mémoire de l’humain. Contribution à l’anthropologie phénoménologique de Hans Blumenberg »), Tübingen, Mohr Siebeck, 2011, p. 86-105 (ici, p. 96-99) ; Angus Nicholls, « The Goethe-Complex : Hans Blumenberg on “das Demonische” », in Lars Friedrich, Eva Geulen et Kirk Wetters (dir.), Das Dämonische : Schicksale einer Kategorie der Zweideutigkeit (« Le démoniaque : destins d’une catégorie de l’équivocité »), Munich, Fink, 2014.
  • [60]
    Les éditeurs de l’édition de Francfort admettent qu’il n’y a pas de prédécesseur connu pour ce mot. Cf. édition de Francfort, partie I, t. 14, p. 1295. La même chose vaut de l’édition de Munich, cf. Johann Wolfgang von Goethe, Sämtliche Werke nach Epochen seines Schaffens (Münchner Ausgabe), éd. par K. Richter, H. G. Göpfert, N. Miller et G. Sauder, 21 vol., Munich, Hanser Verlag, 1985-1998, t. 16, p. 1073 (par la suite cité avec MA, suivi du tome et de la page).
  • [61]
    Cité d’après Carl Schmitt, Théologie politique, op. cit., p. 178-179.
  • [62]
    Le mot de Goethe était un objet de discussion répandu. Cf. l’article d’Eduard Spranger, « Nemo contra Deum nisi Deus ipse », in Goethe – seine geistige Welt (« Le monde spirituel de Goethe »), Tübingen, Hermann Leins, 1967, p. 416-439 (publié d’abord dans le Goethe-Jahrbuch de 1949).
  • [63]
    Ibid., p. 173.
  • [64]
    Carl Schmitt, La Notion de politique (1927), trad. par M.-L. Steinhauser, préface de J. Freund, Paris, Calmann-Lévy, 1972, p. 69 sq.
  • [65]
    Cf. Johann Wolfgang Goethe, Maximen und Reflexionen, no 807, dans l’édition de Munich, t. 17, p. 863.
  • [66]
    Hans Blumenberg-Carl Schmitt, Briefwechsel, op. cit., p. 133.
  • [67]
    Johann Wolfgang von Goethe à Johann Peter Eckermann, le 10 février 1830, cf. Œuvres complètes (édition de Francfort), section III, t. 12, p. 382.
  • [68]
    Johann Wolfgang von Goethe, « Unterredung mit Napoleon » (« Conversation avec Napoléon ») in Werke, 14 vol. (édition de Hambourg), éd. par E. Trunz, Munich, Deutscher Taschenbuch Verlag, 2000, t. 10, p. 543-547 (ici, p. 546).
  • [69]
    Hans Blumenberg, « Politische Théologie III », in Hans Blumenberg-Carl Schmitt, Briefwechsel, op. cit, p. 167-174 (ici p. 168). À un autre endroit, Blumenberg critique le mot de Napoléon en même temps que la formule de Schmitt sur l’essence du politique comme exemple de cette convergence entre théorie et rhétorique, qui, dans de grandioses déclarations mettant tout dans le même sac sous la forme « tout est… », délivre de fausses évidences. Cf. Hans Blumenberg, « Die Heterogonie von “Feind” und “Freund” » (« L’hétérogonie de “ami-ennemi” », in Die Vollzähligkeit der Sterne [« La complétude des étoiles »], Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1997, p. 345-348).
  • [70]
    « Notiz zur Diskussion um “Wirklichkeitsbegriff und Wirkungspotential des Mythos” » (« Notice sur la discussion autour de “Concept de réalité et potentialités de réalisation du mythe” »), in Hans Blumenberg-Jacob Taubes, Briefwechsel, op cit., p. 255.
  • [71]
    Jacob Taubes, « Le mythe dogmatique de la gnose », repris dans « Le temps presse ». Du culte à la culture, Paris, Seuil, « Traces écrites », 2009, p. 121-139.
  • [72]
    Cf. Markus May, « Die Aktualität des Mythischen und des “Absolutismus der Wirklichkeit” : Hans Blumenbergs Arbeit am Mythos », in Rudolf Freiburg, Markus May und Roland Spiller (dir.), Kultbücher, Wurzbourg, Konigshausen & Neumann, 2004, p. 101-116.
  • [73]
    Rudolf Augstein, « Mit Napoleon : die Politik ist das Schicksal », Der Spiegel, 2 février 1981, p. 171-179.
  • [74]
    Bernhard Lypp, « Dasein am Mythos », Neue Zürcher Zeitung du 22-23 mars 1980 ; W. Martin Lüdke, « Ein Lebenswerk : Arbeit am Mythos », Frankfurter Rundschau, 11 juillet 1981 (supplément « Livres d’aujourd’hui », p. 4).
  • [75]
    Karl-Heinz Bohrer, « Rückkehr des Mythos ? », Frankfurter Allgemeine Zeitung du 26 janvier 1980.
  • [76]
    Cf. Jürgen Mahrun, « Hans Blumenberg, Arbeit am Mythos », Das Argument, 124, 1980, p. 883-884.
  • [77]
    Cf. Hans-Ludwig Ollig, « Hans Blumenberg, Arbeit am Mythos », Theologie und Philosophie, 10/1, 1981, p. 148-152 (ici p. 151).
  • [78]
    Cf. la nécrologie de Müller, décédé en 1993, par Wolfgang Riedel, in Jahrbuch der Jean-Paul-Gesellschaft, 28, 1993, p. 249-252. Cf. aussi Götz Müller, Jean Pauls Ästhetik und Naturphilosophie, Tübingen, Niemeyer, 1983 ; Gegenwelten. Die Utopien in der deutschen Literatur, Stuttgart, Metzler, 1989 ; Jean Paul im Kontext. Gesammelte Aufsätze, éd. par W. Riedel, Wurzbourg, Königshausen & Neumann, 1996.
  • [79]
    Cf. Jurij Striedter, « Mythos und Dogma », op. cit., p. 527-547 (ici p. 540).
  • [80]
    Ernst Cassirer, Philosophie des formes symboliques (1924). II : La Pensée mythique, op. cit., p. xii.
  • [81]
    Cf. ci-dessus, p. 64.
  • [82]
    Dans les papiers laissés au Deutsches Literaturarchiv de Marbach, il n’y a pas, d’après nos recherches, de texte portant le titre indiqué par Blumenberg dans la lettre à Götz Müller : « Stalingrad comme conséquence mythique ». Cf. aussi la notice éditoriale dans ce livre, ci-dessus p. 73.
  • [83]
    Lebenszeit und Weltzeit, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1986, p. 80.
  • [84]
    Ibid., p. 82.
  • [85]
    Ibid., p. 84.
  • [86]
    Ibid.
  • [87]
    Hans Blumenberg, Löwen, avec une postface de Martin Meyer, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2010, p. 72-76.
  • [88]
    Joachim Fest, Hitler – eine Biographie, Francfort-sur-le-Main, Ullstein, 1973, p. 17. Vue d’aujourd’hui, la biographie de Fest sera considérée pour sa part comme un document historique datant d’un moment de l’interprétation de Hitler.
  • [89]
    Cf. par exemple Wolfgang Wippermann (dir.), Kontroversen zu Hitler, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1987.
  • [90]
    Stuttgart, Deutsche Verlags-Anstalt, 1980. En français : Le Mythe Hitler, trad. par P. Chemla, Paris, Flammarion, 2006. On trouve un aperçu synthétique sur le développement littéraire continu du mythe Hitler après 1945 chez Marcel Atze, « Unser Hitler ». Der Hitler-Mythos in der deutschen Literatur nach 1945 (« “Notre Hitler”. Le mythe Hitler dans la littérature allemande après 1945 »), Göttingen, Wallstein, 2003 (en particulier, ici, le chapitre I. 7). On ne se réfère ici à l’analyse de Blumenberg que dans la perspective de la théorie du mythe.
  • [91]
    Cf. par exemple Birgit Schwarz, Geniewahn. Hitler und die Kunst (« Le délire du génie. Hitler et l’art »), Vienne, Böhlau, 2009.
  • [92]
    Hans Blumenberg, Löwen, op. cit., p. 72.
  • [93]
    Ibid., p. 73.
  • [94]
    Id., Begriffe in Geschichten, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1998, p. 221.
  • [95]
    Ibid.
  • [96]
    L’analogie entre Napoléon et Hitler a eu beaucoup d’échos dans la politique mémorielle française des années passées et il arrive que les frontières entre science historique et journalisme politique s’effacent, cf. Claude Ribbe, Le Crime de Napoléon, Paris, Privé, 2005.
  • [97]
    Bielefeld, Velhagen und Klasing, 1937, en français : Mémoires du général de Caulaincourt, publiés par Jean Hanoteaux, t. 1, Paris, 1933.
  • [98]
    Le livre de Presser joue aussi un rôle important dans Préfiguration, cf. ci-dessus p. 22.
  • [99]
    On trouve aussi le mot « préfiguration » dans Lebenszeit und Weltzeit, op. cit., p. 147, ainsi qu’en divers passages de La Passion selon saint Matthieu.
  • [100]
    Hans Blumenberg, « Anthropologische Annäherung », op. cit., p. 117 et 110.
  • [101]
    Cf., par exemple, Antoine H. Gunneweg : « Ce qui doit être mis en avant dans sa signification théologique se dilue à cette fin en un type = une prévision = une préfiguration = une ébauche », in id., Vom Verstehen des Alten Testaments. Eine Hermeneutik (« Sur la compréhension de l’Ancien Testament. Une herméneutique »), Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1988, p. 177.
  • [102]
    Cf. Stefan Felber, « Typologie als Denkform biblischer Theologie » (« La typologie, forme de pensée de la théologie biblique »), in Herbert H. Klement et Julius Steinberg (dir.), Freude an Gottesweisung. Themenbuch zur Theologie des Alten Testaments (« La joie des instructions divines. Les thèmes de la théologie de l’Ancien Testament »), Riehen, ArteMedia, 2012, p. 35-54.
  • [103]
    Ibid.
  • [104]
    Cf. La Cité de Dieu 15,27. Wilhelm Thimme traduit ici præfiguratio par « indication préfigurée », in Augustinus, Gottesstaat, Munich, DTV, 2007, p. 277.
  • [105]
    Leonhardt Goppelt, Typos. Die typologische Deutung des Alten Testaments im Neuen (« Typos. L’interprétation typologique de l’Ancien testament dans le Nouveau »), Gütersloh, Bertelsmann, 1939 (Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1966).
  • [106]
    Jean Daniélou, Sacramentum futuri. Études sur les origines de la typologie biblique, Paris, Beauchesne et fils, 1950.
  • [107]
    Erich Auerbach, « Figura », in Archivum Romanicum, 12, 1939, p. 436-449 ; Jurij Striedter, Die Fragmente des Novalis als « Präfiguration » seiner Dichtung (« Les fragments de Novalis comme “préfiguration” de sa poésie »), Munich, Fink, 1985, ici spécialement p. 197-203. Les réflexions d’Auerbach ont été diffusées plus largement dans le petit volume intitulé Typologische Motive in der mittelalterlichen Literatur. Schriften des Petraca-Instituts Köln II, Krefeld, Scherpe, 1964 ; l’auteur y reprend certains éléments de l’article de 1939.
  • [108]
    Rudolf Bultmann, « Weissagung und Erfüllung » (« Promesse et accomplissement »), in Zeitschrift für Theologie und Kirche, 47, 1950, p. 360-383.
  • [109]
    Jauss cite à cet égard une esquisse de programme proposée par Odo Marquard pour « Poétique et herméneutique VIII ». Peut-être une édition de la correspondance Blumenberg-Jauss permettra-t-elle de savoir si le groupe de travail s’est référé aux réflexions de Blumenberg. Cf. Hans Robert Jauss, Pour une herméneutique littéraire, trad. par M. Jacob, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des idées », 1988, p. 196). On peut en outre admettre que Blumenberg a été rendu attentif au thème de la préfiguration grâce à Friedrich Ohly, avec lequel il était en contact étroit. Cf. par exemple Friedrich Ohly, « Halbbiblische und außerbiblische Typologie » (« Typologie semi-biblique et extra-biblique »), in Schriften zur mittelalterlichen Bedeutungsforschung (« Écrits sur la recherche de la signification au Moyen Âge »), Darmstadt, Darmstadt Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1977, p. 361-400 (nous devons à Nicola Zambon ce renvoi aux travaux d’Ohly).
  • [110]
    Du point de vue historique, l’état des sources quant à cette information est douteux.

« Après moi on fera ce qu’on voudra » (p. 57), écrit Hans Blumenberg au germaniste Götz Müller à propos d’un chapitre destiné à l’origine dans son esprit à la grande monographie intitulée Arbeit am Mythos (« Travail sur le mythe »), puis finalement mis de côté. Comme pour bien des textes de Blumenberg, on aura avant tout envie de faire une seule chose : le lire. Il importe pour cela de sortir ce chapitre, après plus de trente ans, du fonds d’archives et de permettre à un plus large public un nouveau regard sur la confrontation de Blumenberg avec les formes mythiques de la pensée. Le travail sur le mythe politique était absent de son livre sur le mythe et beaucoup le regrettaient : or il s’avère maintenant être une autre facette, éminemment présente, d’une œuvre censée ne traiter que des sources littéraires.La genèse de cette autre facette a une longue préhistoire. Quand le groupe de travail « Poétique et herméneutique » se tourna, lors de sa quatrième rencontre du 9 au 13 septembre 1968, vers le mythe et la réception du mythe, c’est la formulation « Terreur et jeu », riche de connotations, qui fut choisie comme titre. Dans son intervention, intitulée « Concept de réalité et potentiel de réalité du mythe », Blumenberg esquissa une « théorie du mythe » qui accentue sa capacité de relativiser des forces surpuissantes. D’après Blumenberg, nous pouvons comprendre correctement l’histoire de la réception des mythes comme un processus qui « a enlevé leur force aux horreurs initiales du surpuissant et qui, en “abaissant” les sanctions et les contraintes, a suscité finalement l’apparition du poétique lui-même ou du moins la disposition en ce sen…


Date de mise en ligne : 05/09/2022

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