Chapitre 20. Corrélats neurobiologiques des traumatismes et de l’état de stress post-traumatique
- Par Sara Carletto
- et Marco Pagani
Pages 219 à 234
Citer ce chapitre
- CARLETTO, Sara
- et PAGANI, Marco,
- TARQUINIO, Cyril,
- Carletto, Sara.
- et al.
- Carletto, S.
- et Pagani, M.
- C. Tarquinio
https://doi.org/10.3917/dunod.tarqu.2019.02.0219
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- Carletto, S.
- et Pagani, M.
- C. Tarquinio
- Carletto, Sara.
- et al.
- CARLETTO, Sara
- et PAGANI, Marco,
- TARQUINIO, Cyril,
https://doi.org/10.3917/dunod.tarqu.2019.02.0219
Notes
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[1]
Physiologiquement parlant, la perfusion est le mécanisme par lequel les cellules, et donc les organes, sont alimentés en oxygène et en nutriments leur permettant de fonctionner normalement. Chez l’homme, c’est le sang qui véhicule tous ces éléments essentiels via les artères puis les capillaires sanguins. On parle donc aussi bien de perfusion du cerveau que de perfusion pulmonaire pour désigner le fait que ces organes sont alimentés en sang.
-
[2]
Le vermis est le corps central du cervelet, qui a une forme de ver.
-
[3]
La DMN est un groupe de régions du cerveau qui deviennent actives lorsque nos esprits sont à la dérive et ne font pas de traitement de haut niveau.
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[4]
Appelé en Français système réticulé activateur ou SAR (Système d’activation réticulaire), ce réseau détermine ce qui est le plus important entre les événements externes et sa conscience avant de passer le relais au réseau de l’imagination ou au réseau de l’attention si l’information est digne d’intérêt. Ce réseau comprend la division dorsale cognitive (CCab) du cortex cingulaire et du cortex insulaire antérieur. Nous pourrions dire que ce réseau joue le rôle de filtre entre la partie consciente et la partie inconsciente de votre cerveau en décidant ce qui est digne d’attention et ce qui ne l’est pas. C’est ce réseau qui vous fera remarquer des éléments sur lesquels vous êtes concentré. Par exemple, si vous souhaitez acheter une voiture verte, vous allez voir des voitures vertes partout, etc.
Depuis les premières études de neuro-imagerie fonctionnelle portant sur l’ESPT réalisées dans les années 1990, l’amygdale a été identifiée comme une zone de plus grande activation chez les patients souffrant d’ESPT (Bremner et al., 1995a ; van der Kolk, 1997 ; Rauch and Shin, 1997).
En effet, plusieurs études ont découvert une activation accrue de l’amygdale chez les patients souffrant d’ESPT par rapport aux groupes de contrôle sains (revue de Francati et al., 2007 ; Patel et al., 2012). Cette hyperactivation expliquerait l’incapacité à mettre fin aux stimuli effrayants, un élément habituel du tableau clinique de l’ESPT. En fait, l’amygdale est impliquée centralement dans l’interprétation de la valence émotionnelle de l’information entrante, et elle joue un rôle déterminant dans le mécanisme de réponse à la peur. Plusieurs études ont montré une réceptivité accrue de l’amygdale, impliquant une réponse inattendue à la peur, aux stimuli liés à la menace, et aux stimuli ambigus et incertains (Sander et al., 2003 ; Herry et al., 2007).
Le degré d’activation de l’amygdale est également corrélé à la sévérité de l’ESPT et à l’anxiété auto-déclarée (Shin et al., 2006 ; Scaglione et and Lockwood, 2014). Il est également intéressant de noter qu’une amygdale hyperactive n’est pas spécifique à l’ESPT, mais est également constatée dans d’autres troubles de l’anxiété (Etkin et Wager, 2007).
Alors que l’activité accrue du débit sanguin régional dans cette structure est un résultat commun à de nombreuses études TEP, à ce jour il n’existe pas de preuves vraiment incontestables établissant un lien entre des volumes anormaux de l’amygdale et l’ESPT (Shi…
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