Chapitre 2. Les activités humaines sont-elles responsables ?
- Par Jean Jouzel
- et Pierre Larrouturou
Pages 55 à 96
Citer ce chapitre
- JOUZEL, Jean
- et LARROUTUROU, Pierre,
- Jouzel, Jean.
- et al.
- Jouzel, J.
- et Larrouturou, P.
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- Jouzel, J.
- et Larrouturou, P.
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- et LARROUTUROU, Pierre,
Notes
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[1]
Arrhenius, « On the influence of carbonic acid in the air upon the temperature of the ground », Philosophical Magazine and Journal of Science, avril 1896, 5 (41), p. 237-276.
-
[2]
Hays et al., « Variations in the Earth’s orbit : Pacemaker of the ice ages », Science, 1976, 194 (4270), p. 1121-1132.
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[3]
On peut suivre ces fluctuations en allant sur le site www.co2.earth qui donne presque en temps réel les résultats des analyses réalisées près du sommet du Mauna Loa.
-
[4]
Adapté de Petit et al., « Climate and atmospheric history of past 420,000 years from the Vostok ice core, Antarctica », Nature, 1999, 399, p. 429-436.
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[5]
Jouzel et al., « Vostok ice core : A continuous isotope temperature record over the last climatic cycle (160,000 years) », Nature, 1987, 329 (6138), p. 403-408 ; Barnola et al., « Vostok ice core provides 160,000 years records of atmospheric CO2 », Nature, 1987, 329 (6138), p. 408-414 ; Genthon et al., « Vostok ice core : climatic response to CO2 and orbital forcing changes over the last climatic cycle », Nature, 1987, 329 (6138), p. 414-418.
-
[6]
Chappellaz et al., « Ice-core record of atmospheric methane over past 160,000 years », Nature, 1990, 345 (6271), p. 127-131.
-
[7]
Jouzel et al., « Orbital and millennial Antarctic climate variability over the past 800,000 years », Science, 2007, 317 (5839), p. 793-796.
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[8]
Lüthi et al., « Hight-resolution carbon dioxide concentration record 650,000-800,000 years before present », Nature, 2008, 453 (7193), p. 379-382. Loulergue et al., « Orbital and millennial-scale features of atmospheric CH4 over the past 800,000 years », Nature, 2008, 453 (7193), p. 383-386.
-
[9]
Dont 56 % pour le CO2 et 21 % pour le CH4, valeur qui passe à 32 % en tenant compte des effets indirects liés à la production de CO2 et de vapeur d’eau et à la formation d’ozone troposphérique. Les CFC et les HCFC pour 6 % en tenant compte des effets indirects dont la diminution de l’ozone stratosphérique, le N2O pour 6 % également et l’ensemble HFC-PFC-F6 pour 1 %.
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[10]
Avec des incertitudes respectives de 2,8 et 1,8 milliards de tonnes de CO2.
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[11]
Le charbon est le premier contributeur (41 %) suivi du pétrole (34 %), du gaz (19 %) et du ciment (6 %).
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[12]
Dont 37,6 – soit environ les trois quarts – dues au seul CO2, 7,8 au méthane, 3,1 pour le N2O et 1 pour l’ensemble HFC-PFC-SF6.
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[13]
Pour l’année 2010 les émissions se sont réparties de la façon suivante : 35 % dans le secteur de l’approvisionnement en énergie, 24 % dans celui de l’agriculture, de la foresterie et des autres affectations des terres, 21 % dans l’industrie, 14 % dans les transports et 6,4 % dans le bâtiment. Si on attribue les émissions liées à la production d’électricité et de chaleur aux secteurs qui utilisent l’énergie finale (émissions indirectes), les parts de l’industrie et du bâtiment augmentent pour atteindre respectivement 31 % et 19 %.
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[14]
Dont 73 % liées au CO2 et 70 % à l’énergie. Ces 70 % correspondent aux émissions du transport, 28,5 %, au résidentiel tertiaire, 15,8 %, à l’industrie manufacturière et à la construction,13,1 %, à l’industrie de l’énergie, 8,6 %, et à d’autres sources pour 3,6 % ; les 30 % restants se répartissent entre l’agriculture, 17 %, les produits industriels et solvants, 8,7 %, et les déchets pour 4,2 %.
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[15]
Schaller et al., « Human influence on climate in the 2014 southern England winter floods and their impacts » , Nature Climate Change, 2016, 6, p. 627-634.
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[16]
Oldenborgh et al., « Rapid attribution of the may/june 2016 flood-inducing precipitation in France and Germany to climate change », Hydrol. Earth Syst. Sci., 2017, 21, p. 897-921.
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[17]
Et depuis auteur du blog {Sciences2} sur le site lemonde.fr.
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[18]
Jouzel, « Questions à… », Bayonne Magazine, octobre-novembre 2013, 177, p. 19.
-
[19]
Beck, « 180 years of atmospheric CO2 gas analysis by chemical methods », Energy & Environment, 2007, 18 (2), p. 259-282.
-
[20]
Gervais, L’Innocence du carbone, Albin Michel, 2013.
-
[21]
Caillon et al., « Timing of atmospheric CO2 and Antarctic temperature changes across Termination III », Science, 2003, 299 (5613), p. 1728-1731.
-
[22]
Shakun et al., « Global warming preceded by increasing carbon dioxide concentrations during last deglaciation », Nature, 2012, 484, p. 49-54.
-
[23]
Kirkby et al., « Role of sulphuric acid, ammonia and galactic cosmic rays in atmospheric aerosol nucleation », Nature, 2011, 476 (7361), p. 429-433.
-
[24]
Stouffer et Manabe, « Assessing temperature pattern projections made in 1989 », Nature Climate Change, 2017, 7, p. 163-165.
Les observations que nous venons d’évoquer témoignent de changements dont la réalité ne s’est imposée que dans la seconde partie du xxe siècle. Mais le réchauffement climatique que nous vivons aujourd’hui était prévu depuis beaucoup plus longtemps… Nous le devons à Svante Arrhenius, professeur à Stocklom, prix Nobel en 1903 pour ses travaux en chimie. Chez les climatologues il est connu pour un article intitulé « On the influence of carbonic acid in the air upon the temperature of the ground ». Il paraît en 1896 à une époque où la combustion rejette déjà des quantités significatives de CO2, dont la propriété d’être un gaz à effet de serre est déjà identifiée. Il y évalue le réchauffement de la surface terrestre lié au doublement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère à environ 5 °C. Même si cette estimation est basée sur des calculs partiellement erronés, cette prédiction, plus élevée que celles admises aujourd’hui, reste du domaine du plausible. Mais Arrhenius se trompe complètement dans l’échelle de temps puisqu’il envisage initialement que les activités humaines conduiront à ce doublement dans 3 000 ans. Il n’avait pas correctement anticipé l’explosion, entre le début du xxe siècle et aujourd’hui, de l’utilisation des combustibles fossiles, charbon, pétrole et gaz, et l’importance, sur cette même période, de la déforestation. Cette erreur, liée également à une méconnaissance des puits et des sources de ce composé, est fort compréhensible. À l’époque, il était admis que l’océan et la végétation avaient des capacités d’absorption presque sans limite…
Date de mise en ligne : 29/10/2021
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