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Chapitre 4. Trois ans pour agir

Pages 141 à 164

Citer ce chapitre


  • Jouzel, J.
  • et Larrouturou, P.
(2017). Chapitre 4. Trois ans pour agir. Pour éviter le chaos climatique et financier (p. 141-164). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/pour-eviter-le-chaos-climatique-et-financier--9782738141163-page-141?lang=fr.

  • Jouzel, Jean.
  • et al.
« Chapitre 4. Trois ans pour agir ». Pour éviter le chaos climatique et financier, Odile Jacob, 2017. p.141-164. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/pour-eviter-le-chaos-climatique-et-financier--9782738141163-page-141?lang=fr.

  • JOUZEL, Jean
  • et LARROUTUROU, Pierre,
2017. Chapitre 4. Trois ans pour agir. In : Pour éviter le chaos climatique et financier. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.141-164. URL : https://shs.cairn.info/pour-eviter-le-chaos-climatique-et-financier--9782738141163-page-141?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Figueres et al., « Three years to safeguard our Planet », Nature, 2017, 546 (7660), p. 593-595.
  • [2]
    2020 The Climate Turning Point (Mission 2020, 2017) (http://go.nature.com/2takuw3).
  • [3]
    Victor et al., « Nature, Prove Paris was more than paper promise », Nature, 2017, 548 (7665), p. 25-27.
  • [4]
    Martin et al., « Testing the iron hypothesis in ecosystems of the equatorial Pacific Ocean », Nature, 1994, 371 (6493), p. 123-129.
  • [5]
    Philippe Ciais, communication personnelle.
  • [6]
    Rockström et al., « A roadmap for rapid decarbonization », Science, 2017, 355 (6331), p. 1269-1271.
  • [7]
    Jouzel et Debroise, Le Défi climatique. Objectif : 2 °C !, Dunod, 2014.
  • [8]
    Report of the High-Level Commission on Carbon Prices, publié le 29 mai 2017.
  • [9]
    Rapport accompagnant l’inventaire OCDE des mesures de soutien pour les combustibles fossiles, 2015.

Le réchauffement est inéluctable. Le mieux que l’on puisse faire est d’en limiter l’ampleur de façon à pouvoir s’y adapter, au moins pour l’essentiel. Ce constat, qui est une évidence pour qui s’intéresse à l’évolution de notre climat en réponse à l’augmentation de l’effet de serre liée aux activités humaines, s’est rapidement imposé aux décideurs politiques. À l’origine de la création du GIEC, à travers le G7, ils vont rapidement réagir à son premier rapport publié en 1990. Le diagnostic des scientifiques est clair. Ce document confirme que les activités humaines sont à l’origine d’une augmentation de l’effet de serre. Si aucune mesure n’était prise, le climat moyen risquerait de se réchauffer à un rythme, jamais atteint, de 0,3 °C par décennie soit environ 3 °C d’ici à la fin du xxie siècle. Et le niveau de la mer de s’élever de façon significative, entre 20 et 65 centimètres.
Tout est dit alors ou presque. Ces chiffres n’ont jamais été contredits. Au contraire, ce diagnostic s’est renforcé au fil des rapports successifs du GIEC. Certes, les modèles climatiques étaient moins élaborés et les conséquences de ce réchauffement moins bien cernées qu’ils ne le sont aujourd’hui. Mais nous savions. L’alerte a été clairement exprimée et, à leur façon, les politiques y ont répondu. À l’invitation du secrétaire général des Nations unies, ils mettent sur pied la Convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique (CCNUCC). Adoptée le 9 mai 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, cette Convention climat reçoit la signature de cent cinquante-quatre pays, dont les États-Unis…


Date de mise en ligne : 29/10/2021

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