1. La position autistique
Hypothèses psychopathologiques et ontogénétiques
- Par Daniel Marcelli
Pages 5 à 55
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- MARCELLI, Daniel,
- Marcelli, Daniel.
- Marcelli, D.
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L’autisme infantile est une affection rare puisque, selon les auteurs, sa fréquence est évaluée entre 0,5 et 4 pour 10 000 avec une moyenne de 1 pour 10 000. Pourtant malgré cette rareté les travaux portant sur l’autisme sont nombreux, fréquents. En outre leurs référents théoriques sont très divers. A côté des multiples travaux d’inspiration neurophysiologique, récemment les ouvrages de F. Tustin et de D. Meltzer et coll., ouvrages nourris par une pratique et une théorie analytiques, sont venus relancer les recherches d’inspiration psychanalytique sur l’autisme.
À notre avis deux motifs rendent compte en partie de la fréquence de ces travaux. D’une part l’autisme infantile précoce est une des affections les plus graves de la petite enfance, constitue une entrave majeure au développement de la personnalité, présente un pronostic toujours sombre malgré les multiples mesures thérapeutiques et/ou éducatives proposées. D’autre part l’enfant autiste détient cette étonnante capacité de fasciner l’adulte qui l’approche, de susciter un désir de communication ; l’enfant autiste mobilise chez l’adulte le fantasme d’un enfant hors du monde, hors du temps, inaccessible, fantasme où se mêlent l’effroi face à cette solitude et l’attirance devant ce qui est aussi perçu comme une toute-puissance inaccessible.
Ces deux raisons, la gravité objective de l’autisme infantile précoce et l’intensité des fantasmes qu’il mobilise, expliquent l’intérêt soutenu avec lequel les chercheurs considèrent l’autisme…
Date de mise en ligne : 01/01/2015
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