8. Un théâtre de la capacité
- Par Olivier Neveux
Pages 182 à 209
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Notes
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[1]
Pier Paolo Pasolini, « Pylade », traduit de l’italien par Michèle Fabien et Titina Maselli, Théâtre, Actes Sud/ Labor/Leméac, Arles/Bruxelles (Belgique)/Montréal (Canada), 1995, p. 239.
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[2]
Voir Daniel Bensaïd, Éloge de la politique profane, Albin Michel, Paris, 2008, p. 290-296.
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[3]
Voir Jean-Charles Massera, « It’s too late to say NON », entretien cité, p. 74-75.
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[4]
Annie Le Brun, Du trop de réalité, op. cit., p. 80-81.
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[5]
Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Gallimard, Paris, 1992, p. 101.
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[6]
Jean-Marie Brohm, Les Principes de la dialectique, Les Éditions de la passion, Paris, 2003, p. 32.
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[7]
G.W. Friedrich Hegel, Science de la logique. Tome II, op. cit., p. 70.
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[8]
Voir Gilles Châtelet, « Entretien sur H. Marcuse », France Culture, 1998, repris in Gilles ChÂtelet, Les Animaux malades du consensus, édition établie par Catherine Paoletti, Nouvelles Éditions Lignes, Paris, 2010, p. 218.
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[9]
Voir Jean-Charles Massera, « It’s too late to say non ! », entretien cité, p. 90.
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[10]
Theodor W. Adorno, Dialectique négative, traduit de l’allemand par le groupe de traduction du Collège de philosophie (Gérard Coffin, Joëlle Masson, Olivier Masson, Alain Renaut et Dagmar Trousson), postface de Hans-Günther Holl, Éditions Payot et Rivages, Paris, 2003 (1966), p. 14.
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[11]
Gilles Châtelet, « Entretien sur H. Marcuse », op. cit., p. 212.
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[12]
Ibid., p. 212.
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[13]
Jean Genet, Dialogues. Dialogue avec Hubert Fichte. Entretien avec Bertrand Poirot-Delpech, Cent pages, Grenoble, 1990, p. 20.
-
[14]
Herbert Marcuse, L’Homme unidimensionnel, op. cit., p. 277.
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[15]
Ibid., p. 278.
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[16]
Ibid., p. 278-279.
-
[17]
Ibid., p. 280.
- [18]
-
[19]
Herbert Marcuse, Tolérance répressive, suivi de Quelques conséquences sociales de la technologie moderne, traduit de l’anglais (américain) par Christophe David, avant-propos de Fabien Ollier, Éditions Homnisphères, Paris, 2008, p. 72.
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[20]
Pier Paolo Pasolini, « Nous sommes tous en danger », Contre la télévision et autres textes sur la politique et la société, Les Solitaires intempestifs, Besançon, 2003 (1975), p. 92.
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[21]
Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, traduit de l’allemand par Didier Renault, La Découverte, Paris, 2010 (2005), p. 169.
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[22]
Judith Balso, « Le Prince de Hombourg ou le murmure nocturne du vrai », Frictions, nº 17, hiver 2011, p. 122.
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[23]
Marie-José Malis, in « Le théâtre sait-il philosopher ? », Les mercredis du théâtre, production : Joëlle Gayot, France Culture, 27 avril 2011.
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[24]
Voir Annie Le Brun, « Victor Hugo maintenant », Le Monde, 10 mars 2012.
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[25]
Voir Miguel Abensour, Le Procès des maîtres rêveurs, suivi de Pierre Leroux et l’utopie, Éditions Sulliver, Arles, 2000 et Miguel Abensour, L’Homme est un animal utopique. Utopiques II, Les Éditions de la Nuit, Arles, 2010.
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[26]
Voir Annie Le Brun, Du trop de réalité, op. cit.
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[27]
Günther Anders, Et si je suis désespéré que voulez-vous que j’y fasse ?, entretien avec Mathias Greffrath, traduit de l’allemand par Christophe David, Éditions Allia, Paris, 2001 (1977), p. 72.
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[28]
Ibid., p. 66.
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[29]
Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme, op. cit., p. 304-305.
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[30]
Gérard Watkins, Identité, Voix navigables, L’Île-Saint-Denis, 2009, p. 6.
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[31]
« Pas d’entrée ni de sortie des personnages. Unité de lieu, évidemment. Pas de chaises, de canapé, de table, ni de fenêtres. Pas de bande-son. Pas de construction de décor. Un seul élément de décoration achetable dans le commerce (ici, une moquette à poils longs). Pas d’armes à feu. Une seule source de lumière, ou direction de lumière. Pas de noirs entre les scènes, au profit d’un seul effet qui dure toute la pièce », Gérard Watkins, in « Notes de G. Watkins », dossier du spectacle Identité.
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[32]
René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, op. cit., p. 98-99.
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[33]
Fredric Jameson, « L’utopie comme méthode », in Stathis Kouvélakis (dir.), Y a-t-il une vie après le capitalisme ?, Le Temps des Cerises, Paris, 2008, p. 185.
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[34]
Voir Nelson Lichtenstein et Susan Strasser, Wal-Mart, l’entreprise-monde, traduit de l’anglais (États-Unis) par Rémy Toulouse, préface de Dork Zabunyan, Les Prairies ordinaires, Paris, 2009.
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[35]
Fredric Jameson, « L’utopie comme méthode », art. cit., p. 186.
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[36]
Ibid., p. 190-191.
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[37]
Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme, op. cit., p. 29.
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[38]
J’emprunte cette formule à Miguel Abensour qui l’employait dans un article fameux à propos de la philosophie d’Emmanuel Lévinas « quant à l’origine de l’État, ou (dans certains textes) de la société » : Miguel Abensour, « L’extravagante hypothèse », Pour une philosophie politique critique. Itinéraires, Sens&Tonka, Paris, 2009, p. 363-400.
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[39]
Jacques Rancière, « La politique n’est-elle que de la police ? » (1999), repris in Jacques Rancière, Et tant pis pour les gens fatigués, op. cit., p. 115. Je souligne.
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[40]
Voir « Lexique », in Judith Butler, Le Pouvoir des mots. Politique du performatif, traduit de l’anglais par Charlotte Nordmann, Amsterdam, Paris, 2004, p. 275. Voir aussi Elsa Dorlin, « Le concept de “puissance d’agir” », Sexe, genre et sexualité, PUF, Paris, 2008, p. 122-129.
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[41]
Alain Badiou, « Thèses sur le théâtre », Petit Manuel d’inesthétique, Seuil, Paris, 1998, p. 117-118.
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[42]
Alain Badiou, L’Incident d’Antioche, texte inédit, p. 80 du tapuscrit.
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[43]
Jacques Rancière, « L’art du possible », entretien réalisé par Fulvia Carnevale et John Kelsey, 2007, repris in Jacques Rancière, Et tant pis pour les gens fatigués, op. cit., p. 593.
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[44]
Jacques Rancière, « La méthode de l’égalité », in Laurence Cornu et Patrice Vermeren (textes réunis par), La Philosophie déplacée. Autour de Jacques Rancière. Colloque de Cerisy, Éditions Horlieu, 2006, p. 512.
-
[45]
Les Mercredis du théâtre : « Théâtre décalé », production : Joëlle Gayot, France Culture, 8 juin 2011.
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[46]
Louis Althusser, « Le “Piccolo”, Bertolazzi et Brecht (Notes sur un théâtre matérialiste) », Pour Marx (1965), avant-propos d’Étienne Balibar, La Découverte (« Poche »), Paris, 1996, p. 151.
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[47]
Jacques Rancière, « L’art du possible », entretien cité, p. 603 et p. 604.
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[48]
Michel decerteau, L’Invention du quotidien, op. cit., p. 57.
-
[49]
Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé, op. cit., p. 19.
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[50]
Ibid., p. 17-18.
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[51]
Jacques Rancière, « Critique de la critique du “spectacle” », entretien réalisé par Jérôme Game, Revue internationale des livres et des idées (Rili), 2009, repris in Jacques Rancière, Et tant pis pour les gens fatigués, op. cit., p. 635.
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[52]
Jean-Pierre Sarrazac (textes réunis et présentés par), Les Pouvoirs du théâtre : essais pour Bernard Dort, Éditions théâtrales, Paris, 1994.
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[53]
Jacques Rancière, « L’actualité du Maître ignorant », entretien réalisé par Andrea Benvenuto, Laurence Cornu et Patrice Vermeren, Télémaque, 2005, repris in Jacques Rancière, Et tant pis pour les gens fatigués, op. cit., p. 416.
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[54]
Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé, op. cit., p. 23.
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[55]
Jean-Jacques Rousseau, Lettre à M. D’Alembert sur son article Genève, chronologie et introduction par Michel Launay, Garnier-Flammarion, Paris, 1967, p. 66.
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[56]
Ibid., p. 23.
Ce théâtre s’inscrit précisément au cœur de la contradiction ; il n’en déplie pas les enjeux, n’en propose pas la monstration, n’initie pas à son mécanisme, mais il se met à son épreuve, traversé par elle, pesant de son poids dans celle-ci. Il ne l’observe pas, extérieur ; il se loge là où il y a la contradiction, c’est-à-dire là où celle-ci n’a pas encore, semble-t-il, d’issue. Cette contradiction (ou cet ensemble de contradictions), par définition, s’il s’y retrouve des invariants historiques, n’est jamais la réplique de ce qui fut précédemment. Elle se présente, inédite, accolée au présent comme les dents aux lèvres.
À ces contradictions, il est possible d’en préférer d’autres, plus heureuses, plus tranchées, en apparence plus simples ou plus frontales, moins visqueuses, moins louvoyantes. Il est possible de ne lire l’histoire qu’à l’aune de schémas inopérants, mais valorisants. Sur ce théâtre d’ombres, faussement concerné par des leurres, bien vite on se trouve beau et courageux, clair et radical. Les enjeux de l’heure sont souvent moins favorisés et toujours plus délicats, puisque le devenir est toujours incertain.
Pylade, personnage éponyme de la pièce de Pasolini, le dit : « Il n’y a aucune réalité, pas même la plus douce et la plus enracinée / dans une vie – au point de se confondre avec elle –, / qui ne soit destinée à vieillir. / La vraie fatigue de l’homme / est de suivre l’aventure de cette réalité. » Un spectacle important d’Olivier Coulon-Jablonka, Des Bataille…
Date de mise en ligne : 14/06/2019
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