Chapitre 8. Des transports sobres en période de descente énergétique
- Par Ugo Bardi
Pages 519 à 530
Citer ce chapitre
- BARDI, Ugo,
- SINAÏ, Agnès,
- Bardi, Ugo.
- Bardi, U.
- A. Sinaï
https://doi.org/10.3917/scpo.sinai.2021.01.0519
Citer ce chapitre
- Bardi, U.
- A. Sinaï
- Bardi, Ugo.
- BARDI, Ugo,
- SINAÏ, Agnès,
https://doi.org/10.3917/scpo.sinai.2021.01.0519
Notes
-
[1]
William F. Ruddiman, « The Anthropocene », Annual Review of Earth and Planetary Sciences, 41 (1), 2013, p. 45-68.
-
[2]
François Roddier, Thermodynamique de l’évolution, Artignosc-sur-Verdon, Éditions Parole, 2012.
-
[3]
Ilya Prigogine, « On Symmetry-Breaking Instabilities in Dissipative Systems », The Journal of Chemical Physics, 46 (9), 1967, p. 3542.
-
[4]
Paul Bairoch, Cities and Economic Development : From the Dawn of History to the Present, Chicago (Ill.), University of Chicago Press, 1988.
-
[5]
J. Lawrence Angel, « Early Neolithic Skeletons from Çatal Hüyük : Demography and Pathology », Anatolian Studies, 21, 23 décembre 1971.
-
[6]
« List of Largest Cities throughout History », Wikipédia, https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_largest_cities_throughout_history.
-
[7]
Rapportés par Vukan R. Vuchic dans Urban Transit Systems and Technology, Hoboken (N. J.), John Wiley & Sons, 2007.
-
[8]
Bruce W. Frier, « Demography », dans Alan K. Bowman, Peter Garnsey et Dominic Rathbone (eds), The Cambridge Ancient History. XI, The High Empire, A.D. 70-192, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, p. 827-854.
-
[9]
Jérôme Carcopino, La Vie quotidienne à Rome à l’apogée de l’Empire, Paris, Hachette, 1939.
-
[10]
James Mellaart, Catal Huyuk : A Neolithic Town in Anatolia, Londres, McGraw-Hill, 1967.
-
[11]
Richard W. Bulliet, The Camel and the Wheel, New York (N. Y.), Columbia University Press, 1990.
-
[12]
Ugo Bardi, « Climate Change and the Horse manure Catastrophe », Cassandra’s Legacy, 11 janvier 2016, http://cassandralegacy.blogspot.it/2016/01/climate-change-and-horse-manure.html.
-
[13]
Ugo Bardi, Extracted : How the Quest for Mineral Resources Is Plundering the Planet, White River Junction (Vt.), Chelsea Green, 2014.
-
[14]
Adam Hochschild, King Leopold’s Ghost, Boston (Mass.), Houghton Mifflin Company, 2006 [1998].
Les combustibles fossiles ont façonné cette époque de l’histoire de la Terre que nous appelons Anthropocène. Mais les êtres humains ont commencé à transformer les écosystèmes bien avant l’âge des fossiles. Ruddiman fait remonter les débuts de l’Anthropocène à 8 000 ans, aux débuts de l’agriculture, au Néolithique. C’est donc l’agriculture qui aurait propulsé les membres de l’espèce Homo sapiens depuis un état où ils n’étaient rien de plus que l’une des nombreuses espèces de la biosphère jusqu’à celui de responsables d’une nouvelle époque géologique. Car, avec l’agriculture, on a vu naître les premières villes et les premiers systèmes de commerce et de transport. On peut affirmer que la ville est la véritable origine de la civilisation. Une grande partie de notre monde actuel peut être comprise si on examine comment ces éléments de la civilisation humaine ont évolué dans le temps.
Qu’est-ce qu’une ville, exactement ? C’est un ensemble de bâtiments, de rues, de structures et, évidemment, d’êtres humains. Mais nous pouvons aussi voir une ville comme un système métabolique ayant beaucoup de choses en commun avec les êtres vivants. Une ville, comme un être vivant, consomme des ressources et produit des déchets. Une ville est une structure dissipative selon la définition d’Ilya Prigogine, c’est-à-dire un système voué à la dissipation des potentiels thermodynamiques disponibles. Selon le principe de la dissipation maximale d’entropie, ce type de système maximise le taux de production d’entropie ; le métabolisme d’une ville atteint son taux maximal en fonction de la quantité d’énergie qui peut y être délivrée…
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