Chapitre d’ouvrage

Dans les territoires d’outre-mer

Pages 83 à 150

Citer ce chapitre


  • Crapuchet, S.,
  • Grivois, G.,
  • Vittenet, M.,
  • Delamarre, R.,
  • Flavian, L.,
  • Diop, G.,
  • Basse, G.,
  • Chambert-Ponchon, M.,
  • Cruse, M.
  • et Père, M.
(1999). Dans les territoires d’outre-mer. Dans
  • S. Crapuchet
Politique sociale d'outre-mer : 1943-1960 : Un devoir de mémoire à l’égard des pionnières (p. 83-150). érès. https://doi.org/10.3917/eres.crapu.1999.01.0083.

  • Crapuchet, Simone.,
  • et al.
« Dans les territoires d’outre-mer ». Politique sociale d'outre-mer : 1943-1960 Un devoir de mémoire à l’égard des pionnières, érès, 1999. p.83-150. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/politique-sociale-d-outre-mer-1943-1960--9782865866724-page-83?lang=fr.

  • CRAPUCHET, Simone,
  • GRIVOIS, G.,
  • VITTENET, M.,
  • DELAMARRE, Reine,
  • FLAVIAN, L.,
  • DIOP, Gérard,
  • BASSE, Geneviève,
  • CHAMBERT-PONCHON, Marthe,
  • CRUSE, Marguerite
  • et PÈRE, Madeleine,
1999. Dans les territoires d’outre-mer. In :
  • CRAPUCHET, Simone,
Politique sociale d'outre-mer : 1943-1960 Un devoir de mémoire à l’égard des pionnières. Toulouse : érès. Questions de société, p.83-150. DOI : 10.3917/eres.crapu.1999.01.0083. URL : https://shs.cairn.info/politique-sociale-d-outre-mer-1943-1960--9782865866724-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.crapu.1999.01.0083


Notes

  • [*]
    Extrait de La Dépêche, Papeete.
  • [1]
    M. G. Alba, qui dirigeait le service social, avait pour conseillère technique Mlle Auvray-Rocher, elle-même promoteur de ladite circulaire et de la création du service social colonial. M. Alba était antérieurement chargé, avec l’aide de volontaires du Secours national, de visiter les tirailleurs africains prisonniers de guerre qui étaient maintenus en France dans des camps situés dans les départements du Loiret, Loir-et-Cher et Eure-et-Loir en particulier en zone occupée. A ce moment-là le préfet Jean Moulin avait refusé de signer un document présenté par les autorités allemandes, accusant d’atrocités des soldats français de couleur. L’adosc (Association des œuvres sociales coloniales) avait pour pendant précédent l’adosm (Association des œuvres sociales de la Marine). L’une et l’autre procédaient du même esprit et effectuaient un travail nécessaire. C’est l’adosc qui avait la charge des colonies de vacances et de la gestion du château de Grammont.
  • [2]
    rda : Rassemblement démocratique africain.
  • [3]
    Le chef du service social, grâce aux dispositions du Dr Aujoulat, fut un non-fonctionnaire : M.J. Dhont (novembre-décembre 1951 à 1953).
  • [4]
    En effet, passé le pont reliant le plateau et Treicheville, le prix du kilo de riz au détail quadruplait (vente au détail par les femmes installées aux abords des chantiers).
  • [5]
    Voir l’enquête menée par le cie/Paris en 1955/1956 avec un échantillon de trois cents délinquants de Douala et d’Abidjan, et un échantillon témoin de trois mille enfants non délinquants (travaux effectués à la demande du professeur Robert Debré).
  • [6]
    Peu après, lorsqu’on a préparé les plans pour la future université, j’ai obtenu des services du Cadastre qu’un terrain soit inscrit pour la future école de Service social en milieu universitaire. La localisation fut maintenue, mais l’intégration universitaire à part entière (facultés) ne fut pas réalisée hélas… !
  • [7]
    Cette question a constitué la pierre d’achoppement avec le Gouverneur Messmer qui n’avait pas apprécié la séparation des affaires politiques et sociales que j’avais obtenue. Les questions concernant la gestion des bourses attribuées aux étudiants ivoiriens en France relevaient de la Direction de l’enseignement et des Affaires politiques avant la création du Service des Affaires sociales. En fait, les étudiants s’adressaient à Paris à un conseiller de l’Union française. Ce rôle avait été accepté tant par les précédents gouverneurs et secrétaires généraux que par les chefs des Affaires politiques. Questionnée par le Gouverneur et accusée de ne pas intervenir dans ce domaine, j’ai soutenu que le service social de la Côte d’Ivoire n’avait aucune raison d’interférer dans le domaine des bourses qui relevait de la Direction de l’enseignement, une bourse n’étant pas un secours.
  • [8]
    S. Crapuchet, « Femmes agni en milieu urbain », Cahier d’études africaines, n° 42, vol. XI, MCMLXXI, Cahier de l’Ecole pratique des hautes études, Sorbonne, 6e section, Sciences économiques et sociales.
  • [9]
    Les femmes étant absentes au moment des projections qui les concernaient (travaux ménagers, hygiène, etc.), je les ai rencontrées au village : « Si tu fais voir aux hommes ce que nous devrions faire, ils vont nous obliger à le faire, et si nous n’avons pas vu les projections, nous pouvons échapper à leur autorité. » Fines mouches, ces femmes. Il fallait donc modifier notre approche pour les impliquer personnellement et introduire de nouvelles habitudes qui seraient à leur propre initiative. Ce fut une excellente leçon. Il faut savoir travailler avec les uns et les autres selon la psychologie du moment et du lieu.
  • [10]
    Extrait d’un mémoire des Hautes Etudes présenté à Paris V en 1974 par Reine Delamarre. Consulter le texte intégral à la bibliothèque du Musée social.
  • [11]
    Les indemnités d’éloignement étaient en effet de 20 % inférieures pour tous les fonctionnaires qui étaient nés hors métropole, alors que le salaire, les échelles et échelons correspondaient à la circulaire 125bis du 3 août 1945.
  • [12]
    Dans le cas où cette jeune femme est enceinte, le mari accomplira certains rites et devra s’abstenir de toute relation sexuelle pendant la grossesse et au-delà.
  • [13]
    La situation géographique du centre de pmi avait été déterminée avec la direction du Service de santé en fonction de la présence du centre social en vue de ce type de coopération ; les élèves de l’Ecole d’aide sociale de Bassam y accomplissaient un stage et effectuaient la liaison avec le centre social. Elles participaient à la préparation des bouillies et des biberons en présence de la mère.
  • [14]
    Aucune étude n’est mentionnée pour élucider ce comportement qui pourrait avoir des origines culturelles, y compris l’attribution individuelle à la naissance d’interdits alimentaires qui, dans ce cas, ne pouvaient pas être tous respectés.
  • [15]
    On identifie les adresses de ces dames du fait que le rideau de tissu placé devant leur porte était plus court que ce qui se pratiquait habituellement, laissant ainsi voir ou apercevoir leurs jambes.
  • [16]
    Extrait d’un compte rendu provenant des archives de la cimade, groupe de recherche et d’études des Archives d’outre-mer. Marguerite Cruse, bordelaise, ancienne élève de l’Ecole Florence Nightingale, travaillait avec la mission protestante à Dakar. Rencontrée en cette ville, elle est fortement encouragée à profiter des possibilités offertes par la Compagnie maritime Delmas Vieljeux pour se rendre en Côte d’Ivoire et y faire quelques observations.
  • [17]
    Note de S. Crapuchet. Ce jardin d’enfants est né d’une remarque formulée par un groupe de fonctionnaires concernant le handicap que représentait pour un enfant africain admis en cours préparatoire le fait qu’il ne parle pas français ; car il devait alors apprendre à la fois la langue et la lecture. C’est ainsi que l’assistant-chef du Territoire présenta le projet à la Croix-Rouge en vue d’obtenir un financement. L’expérience devait constituer un test, dans le but d’être reprise et vulgarisée, selon les résultats. La démonstration fut largement positive.
  • [18]
    La Mission protestante de Dabou possède depuis quelques années un véritable hôpital moderne tenu par des docteurs en médecine africains, ainsi que des infirmières. Les élèves de l’Ecole Florence Nightingale (Bagatelle à Bordeaux) y sont admises en stages d’observation.
  • [**]
    Extraits d’une communication à l’école Florence Nightingale à Bordeaux.
  • [19]
    Femmes qui, traditionnellement, souvent de mères en filles, effectuaient des accouchements à domicile. Durant les années 1930-1950 pour le moins, l’hôpital Le Dantec avec l’Ecole des sages-femmes formaient ces accoucheuses traditionnelles. Elles étaient désignées alors « matrones ». Elles recevaient une boîte en bois contenant pinces et coton stériles, alcool à 90° et teinture d’iode avec pansement stérile pour le cordon. Elles étaient soumises à une supervision et à des recyclages. Si elles avaient un décès parmi leurs clientes par tétanos du cordon ou autres raisons, elles étaient suspendues, puis interdites s’il y avait faute professionnelle. Le médecin-chef de l’hôpital Le Dantec était responsable de ce service (militaire).
  • [20]
    J’ignore si cette théorie a été démontrée. On connaît aujourd’hui, en partie, les facteurs favorisant l’obésité chez l’enfant et l’adulte.
  • [21]
    M. Père, Les Lobi. Traditions et changement, Laval, Editions Siloé, 1989.
  • [22]
    Matrilinéaire : essentiellement les fils héritent du frère de la mère et non de leur père (géniteur), mais les systèmes peuvent être mixtes ou se différencier sur certains points.
  • [23]
    ord : Organisation régionale du développement.
  • [24]
    cidr : Compagnie internationale pour le développement rural.
  • [25]
    Migrations traditionnelles vers la Côte d’Ivoire et le Nigeria en particulier ; en Côte d’Ivoire pour les plantations de café et de cacao, dans le même temps qu’ils cultivent le riz sous forme d’affermage de la terre.
  • [26]
    Plan à moyen terme de l’unesco (1977-1982), 19 c 4, paragraphe 308.

Le président Gaston Flosse, son ministre de la Solidarité, Raymond Van Bastolaer, le chef du service des Affaires sociales, Patrice Veraudon, ont inauguré hier matin à Papeete l’immeuble « Te Hotu » qui abrite dorénavant les cent soixante-neuf agents du service précité.
Les nouveaux locaux du Service des Affaires sociales ont été officiellement inaugurés hier matin dans l’immeuble « Te Hotu » situé sur l’avenue du Prince Hinoi à Papeete, par le président du gouvernement, Gaston Flosse, son ministre de la Solidarité et du Dialogue social, Raymond Van Bastolaer, ainsi que par Béatrice Vernaudon, chef du Service des Affaires sociales qui emploie cent soixante-neuf agents : personnel d’encadrement (dix-neuf), personnel administratif (quarante-deux) et agents de terrain (cent huit). Etaient également présents des représentants de la mairie de Papeete, de la Caisse de prévoyance sociale (cps) et divers responsables de l’administration territoriale. L’immeuble « Te Hotu », qui a bénéficié de 67,6 millions cfp de travaux réalisés sur une durée de quatre mois, abrite au rez-de-chaussée l’accueil du Service des Affaires sociales, de même que la direction, la comptabilité et la gestion des établissements. Au premier étage se trouvent l’admission au Régime de solidarité territorial (rst), les psychologues et les conseillères techniques. Au second étage sont situés le ministère de la Solidarité ainsi que le département formation du Service des Affaires sociales. Enfin le troisième étage est réservé à la division « protection de la jeunesse et de l’enfance » : adoption, garde d’enfants, liberté surveillée……


Date de mise en ligne : 01/01/2018

https://doi.org/10.3917/eres.crapu.1999.01.0083

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Ouvrages

280 € par an

4 500 ouvrages et 170 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

15,99 €

264 pages, format électronique et papier (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

6,00 €

68 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?